A (Re)découvrir

Duch, le maître des forges de l’enfer de Rithy Panh

« Une oeuvre de cinéma dont la fonction première est de faire naître une lueur au coeur des ténèbres au Cambodge entre 1975 et 1979, en Europe il y a soixante-dix ans, ici et là dans le monde d’aujourd’hui. » Le nouvel observateur

« Duch, le maitre des forges de l’enfer » de Rithy Panh.

Documentaire, France/Cambodge
2012, 1h43, VOST.

Synopsis :Sous le régime Khmer rouge, Kaing Guek Eav, dit Duch, a dirigé la prison M13 pendant 4 ans, avant d’être nommé à la tête du S21, la terrifiante machine à éliminer les opposants au pouvoir en place. Quelque 12280 Cambodgiens y trouvèrent la mort. En juillet 2010, Duch fut le premier dirigeant Khmer à comparaître devant une cour de justice pénale internationale, qui le condamna à 35 ans de prison. Il fit appel du jugement. Alors que Duch attend son nouveau procès, Rithy Panh l’a longuement interrogé et a recueilli sa parole….

Génocide

Entre 1975 et 1979, le régime des Khmers rouges a causé la mort d’environ 1,8 million de personnes, soit un quart de la population du Cambodge.

10 ans après

Après la sortie de S21, la machine de mort Khmere Rouge, que réalisa Rithy Panh en 2002, le cinéaste voulut accorder une sorte de droit de réponse à l’homme vers qui tout convergeait. Il a donc laissé, dans ce documentaire, carte blanche à cet ancien dirigeant khmer rouge. Absent du film de 2002, où les rares survivants du génocide interrogeaient leurs anciens tortionnaires, Duch se retrouve ici seul face à la caméra, pour exposer son point de vue, évoquer ses souvenirs, ses convictions, ses méthodes, ses doutes et ses souffrances.

300

300, comme le nombre d’heures de rush dont le cinéaste Rithy Panh  disposait à la fin du tournage. Après avoir procédé à un montage méticuleux, s’étalant sur plusieurs semaines, le réalisateur et son équipe n’ont conservé que 90 minutes d’images de cette confession unique faite par cet ancien dirigeant khmer rouge.

La parole est à l’accusé

Kang Kek Iew, alias Duch, a été un dirigeant essentiel du violent régime des Khmers rouges, entre 1975 et 1979. Le film expose son point de vue personnel et les raisons qui l’ont amené à participer à cette impitoyable dictature : « Je vais vous en dire plus que vous n’aimeriez en savoir, je ferai de vous les témoins attentifs, et impuissants, de ce qui s’y passait, je ne vous épargnerai rien, pas même les détails comme à aucun de ceux qui sont passés ici », annonce-t-il d’emblée.

A Cannes

Duch, le maître des forges de l’enfer a été présenté en Sélection officielle, hors compétition, au festival de Cannes 2011.

« (…) D’une ampleur comparable au « Shoah » de Claude Lanzmann, « Duch » rappelle que les atrocités de l’histoire sont commises par des êtres banals. (…) Il rappelle que (…) les victimes de génocides ne crient jamais vengeance, ne recherchant que la justice et la vérité. » Les Inrockuptibles

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