A (Re)découvrir

L’ÉTRANGE AFFAIRE ANGÉLICA de Manoel de Oliveira

L’ÉTRANGE AFFAIRE ANGÉLICA
Portugal / 2010 / fiction / 1h35 / vostf
Réalisation : Manoel de Oliveira
Avec : Pilar López de Ayala, Ricardo Trêpa, Filipe Vargas


Synopsis : Une nuit, Isaac, jeune photographe et locataire de la pension de Dona Rosa à Régua, est appelé d’urgence par une riche famille afin de faire le dernier portrait de leur fille Angélica, une jeune femme morte juste après son mariage. Dans la maison en deuil, Isaac découvre Angélica et reste sidéré par sa beauté. Lorsqu’il porte à son oeil l’objectif de son appareil photo, la jeune femme semble reprendre vie, pour lui seul. Isaac tombe instantanément amoureux d’elle. Dès lors, Angélica le hantera nuit et jour, jusqu’à l’épuisement

Le film a été présenté en compétition dans la catégorie « Un certain Regard » au Festival de Cannes 2010, au Festival International du Film de Karlovy Vary, de Melbourne, de New York, de Toronto, de Haifa, d’Hambourg, de Mumbai, d’Oslo et enfin au Festival Nouveau Cinéma de Montréal.

L’étrange affaire Angélica est en partie autobiographique : « J’utilise l’expérience que j’ai vécue dans des circonstances complètement différentes. Cela m’a inspiré pour penser à un photographe persécuté qui voit dans le personnage d’Angélica une sorte de libération, grâce à la façon dont elle lui sourit et à la manière dont il voit son esprit se séparer de son corps ». Manoel de Oliveira.

Le scénario de L’étrange affaire Angélica a été écrit en 1952. A l’époque le réalisateur pennsait que le cinéma n’était pas adapté pour raconter cette histoire : « Il y a beaucoup de projets que je n’ai pas réalisés et sur lesquels je ne suis jamais revenu. (…) À l’époque j’étais convaincu que je ne réaliserais jamais ce projet. J’émettais quelques réserves à l’idée de filmer un rêve car la caméra est incapable de filmer les rêves et les pensées. Une personne peut nous raconter ce qu’elle a rêvé ou pensé, mais on ne peut pas être certain que ce qu’elle nous raconte n’est pas déformé, ou n’est pas un mensonge. »
 

Critiques
« C’est un film d’une richesse inouïe, un film secret, à la manière des tableaux de la Renaissance, infiltrés de motifs à déchiffrer. » Les cahiers du cinéma

« De Oliveira, et c’est là la précieuse ouverture d’esprit de son cinéma, [se] permet un regard aussi épuré d’affects que possible, invitant le spectateur non à l’adhésion ou au rejet, mais à une considération ouverte où celui-ci garde une rare liberté des sentiments. » Critikat.com

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