Jeudi 24 mai 2012 à 20h00 : Séance unique « Ben-Hur » au Comoedia

Dans le cadre du centenaire du 7 ème arrondissement de la ville de Lyon, le cinéma Le Comoedia présent Ben-hur dans une version totalement restaurée .

 De William Wyler
Avec Charlton Heston, Stephen Boyd, Jack Hawkins
USA – 1960 – 3h32. Copie restaurée.

Synopsys : Judas Ben-Hur, prince de Judée, retrouve son ami d’enfance Messala, venu prendre la tête de la garnison de Jérusalem. Mais leur amitié ne peut résister à leurs caractères différents.

Alors qu’une pierre tombe du balcon de la maison familiale de Ben-Hur, manquant de tuer le gouverneur qui paradait plus bas, Messala trahit son ami qu’il sait innocent en l’envoyant aux galères et en jetant en prison sa mère et sa soeur.

 Ben-Hur jure alors de reconquérir sa liberté et prépare sa vengeance.

Le  stade où se déroule la course de chars

Le stade dans lequel se déroule la course de chars a beaucoup fait parler de lui au cours du tournage.
La Metro-Goldwyn-Mayer consulta en effet trois archéologues différents ; le premier affirma qu’il devait être de style romain, le second de style phénicien, le dernier affirma qu’il n’y avait jamais eu de stade à Jérusalem… En définitive, les ingénieurs fondèrent leur travail sur la précédente version de Ben-Hur, due à Fred Niblo (1926).
On estime que sa construction a nécessité plus de 1000 m³ de bois, 400 km de tubes ou encore 40000 tonnes de sable !
Le nombre de figurant est lui aussi démesuré : jusqu’à plus de 15000 personnes étaient présentes sur le plateau !

Une mémorable course de chars

La célèbre course de chars de Ben-Hur, qui dure une demi heure, exigea à elle seule quatre mois de préparation et trois mois de tournage.
Elle fut dirigée par deux spécialistes des séquences d’action : Andrew Marton et Yakima Canutt (cascadeur renommé).
La difficulté à filmer une scène aussi complexe obligea à recourir à plusieurs artifices : la construction centrale est exagérément large par rapport aux vrais stades antiques (quand elle était présente) ; dans certaines séquences, plusieurs chars n’ont que trois chevaux au lieu de quatre, pour permettre d’approcher au maximum la caméra.
Par ailleurs, le morcellement des prises de vue dans le temps fit que plusieurs erreurs se glissèrent quant au nombre de chars, qui varie entre neuf et dix en cours de route.
Enfin, de telles cascades n’allaient évidemment pas sans danger. A ce propos, il faut noter que la séquence où Ben-Hur, rejeté à l’extrémité de son char, parvient à y remonter et à en reprendre le contrôle, est en fait le fruit du hasard : le cascadeur (d’ailleurs fils de Yakima Canutt) s’étant tiré brillamment de cet accident imprévu, il fut décidé de garder la prise, un gros plan factice de Charlton Heston étant inséré pour plus de crédibilité.
Au final, les prises gardées ne constituent qu’une part infime de l’ensemble de celles effectuées : en durée, le rapport entre les deux n’est en effet que de 1 sur 263.

Des gaspillages importants

Superproduction s’il en fut, Ben-Hur fut accompagné de gaspillages importants. Les chevaux blancs utilisés dans le film auraient ainsi été transportés depuis la Tchécoslovaquie (alors que le tournage se déroula à Rome) par avion, en première classe ! A l’inverse, effrayée par la possibilité que les nombreux décors construits sur place ne soient réutilisés sans permission par des producteurs italiens de films à petit budget, la Metro-Goldwyn-Mayer décida de les faire tous détruire une fois le tournage achevé.

Des formats techniques de pointe

A l’image des moyens considérables déployés pour le tournage, Ben Hur fait appel à des technique de pointe (pour l’époque) pour l’image et le son.
Tourné avec du matériel Panavision, le négatif d’origine est en format large 65 mm. Il s’agit d’une technique lancée peu de temps auparavant (1955) et pour laquelle les caméras, volumineuses, existaient en très peu d’exemplaires (l’une d’elle fut d’ailleurs détruite lors de la course de chars…).
Les copies d’exploitations furent, elles, tirées en 70 mm anamorphosé ou non, et en 35 mm anamorphosé.
Le format de projection variait en conséquence : 2,76 pour le premier cas, 2,2 pour le second et 2,35 dans le dernier. Quant au son, il est en mono sur toutes les versions, sauf celles en 70 mm non anamorphosé (les 5 mm de différences permettant de placer six pistes audio), phénomène exceptionnel pour l’époque.

Un triomphe colossal

Ben-Hur fut l’objet de douze nominations aux Oscars, onze étant ensuite confirmées (la seule qui lui échappa finalement étant la meilleure adaptation scénaristique) : Meilleurs film, réalisateur, acteur, second rôle masculin (Hugh Griffith), photographie, son, musique, montage, effets spéciaux, décors et costumes. Il reçut également 4 Golden Globe : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur second rôle (Stephen Boyd), mention spéciale pour Andrew Marton (qui dirigea la course de chars).

A ce jour, Ben-Hur détient le record absolu d’Oscars remportés, distinction qu’il partage avec Titanic, également lauréat de 11 statuettes.

Plus d’information sur Le site du Comoedia

 

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