Journal de France

Réalisé par  Raymond Depardon, Claudine Nougaret
Avec Raymond Depardon, Claudibe Nougaret
Documentaire, France, 1h40
Journal de France a été présenté en Séance Spéciale au Festival de Cannes 2012

Découvrez les horaires dans les salles de Lyon et de sa Périphérie : ici

Synopsis : C’est un journal, un voyage dans le temps, il photographie la France, elle retrouve des bouts de films inédits qu’il garde précieusement : ses débuts à la caméra, ses reportages autour du monde, des bribes de leur mémoire, de notre histoire.

Photographier la France, un projet de longue date

Raymond  Depardon reprend, avec Journal de France, un projet avancé par la Délégation interministérielle à l’Aménagement du Territoire et à l’Attractivité Régionale (DATAR), et qu’il a pensé mettre sur pied à la fin des années 90, avant de se rétracter. Finalement, il partira sur les routes de France de façon régulière entre 2004 et 2010, à bord d’un camping-car, pour prendre des prises de vues des différents endroits, individus et situations se présentant.

Fasciné par le territoire français, Raymond  Depardon justifie son projet par une envie de réunir les grandes dynamiques historiques et culturelles du pays : « J’ai visité des lieux très différents, où parfois l’histoire n’a rien de commun d’un « pays » à un autre. Cette distance que je me suis imposée, techniquement et formellement, m’a permis de passer au-dessus des spécificités régionalistes et d’essayer de dégager une unité : celle de notre histoire quotidienne commune. »

Pour la réalisation du film, le cinéaste Raymond  Depardon  a traversé plus de 65 départements à bord de son camping-car, toujours accompagné de deux chambres grand format (de dimensions 20×25 cm), qui sont d’imposants appareils de prises de vues.

Avant d’aboutir à ce film, le travail de recherche de Raymond  Depardon   eut droit, dans un premier temps, à une magnifique exposition à la Bibliothèque Nationale de France en 2010, intitulée « La France de Raymond Depardon« , qui était une compilation de plus de 3 000 clichés.
 

La bande originale de journal de France

Journal de France possède une bande-originale éclectique et haute gamme pour un documentaire, car s’y côtoient notamment Patti Smith, Gilbert Bécaud, Alain Bashung et les morceaux du célèbre compositeur français Alexandre Desplat.

Claudine Nougaret

Collaboratrice de longue date de Raymond Depardon, Claudine Nougaret est notamment connue pour son travail de chef opératrice du son (sur Le rayon vert d’Eric Rohmer ou Double messieurs de Jean-François Stévenin). Elle fut d’ailleurs la première femme à exercer cette profession (au cinéma) en France.

Raymond Depardon en quelque lignes
Raymond Depardon s’intéresse très tôt à la photographie et prend ses premiers clichés dans la ferme familiale du Garet. Après son certificat d’études, il devient apprenti dans une boutique de photographie de Villefranche-sur-Saône avant de suivre par correspondance des cours de photographie et d’installer un petit laboratoire de photographie dans la ferme de ses parents.
En octobre 1958, il devient l’assistant de Louis Foucherand à Paris. Mais en 1959 ce photographe s’associe avec Louis Dalmas pour fonder l’agence Dalmas et ne peut alors le garder comme employé. Raymond Depardon devient alors pigiste de cette agence et finit à force de persévérance par être reconnu comme photographe : en août 1960, alors qu’il n’a que dix-huit ans. Dalmas lui propose de partir au Sahara avec un forfait de 800 francs pour suivre une expédition cherchant à étudier la résistance du corps humain à la chaleur. En arrivant l’expédition est confrontée à un fait divers : quelques jeunes appelés du contingent qui, le jour du 15 août, étaient partis chasser la gazelle et qui se sont perdus. Les membres de l’expédition partent à leur recherche, escortés de militaires et de médecins de l’hôpital américain. Il les ont trouvés et ont pu en sauver trois sur sept. Raymond Depardon a photographié « l’événement ».
Ensuite, à son arrivée à Tabalbala, le capitaine de la légion a fait appeler  Raymond Depardon dans son bureau et lui a dit « il faut que vous me donniez vos films ». Quelques mois plus tôt, on lui avait appris à l’agence Dalmas qu’il ne devait jamais donner ses films à la police À son retour, son reportage fait la une de France-Soir et de Paris-Match. Raymond Depardon devient alors reporter salarié au sein de l’agence Dalmas.
Raymond Depardon couvre ensuite les conflits (Algérie et Viêt Nam) mais aussi des sujets d’actualité.
En 1966, il fonde avec Gilles Caron l’agence Gamma. En 1969, il filme pour l’agence Gamma la cérémonie en l’honneur de Jan Palach, jeune tchèque qui s’est immolé par le feu pour protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie.
Parallèlement à son travail de photographe, il commence dès 1963 à réaliser des documentaires.
En 1974, à la demande de Valéry Giscard d’Estaing, il tourne un film sur sa campagne électorale. Sa projection sera longtemps refusée par le nouveau Président, et ce n’est qu’en février 2002 que « 1974, une partie de campagne » est diffusé à la télévision et au cinéma. Son titre initial était 50,81%, le pourcentage des voix obtenu par Giscard d’Estaing à l’élection présidentielle.
En 1978, il rejoint l’agence Magnum. En 1979, il se rend en Afghanistan où il suit pendant cinq semaines une colonne de maquisards. Ses photos et les textes qui les accompagnent sont publiés sous le titre de Notes chez Arfuyen. La même année son premier long métrage « Numéro Zéro » pour lequel il reçoit le prix Georges Sadoul. En 1981, son film Reporters reste sept mois à l’affiche du cinéma Quartier Latin. Il reçoit le Grand Prix national de la photographie en 1991.
À partir de 1998, il travaille à une trilogie sur le monde paysan. Début 2006, Raymond Depardon expose à la Maison européenne de la photographie à Paris ses portraits de personnalités politiques. Le 12 décembre 2008, il est honoré du prix Louis-Delluc pour son film Profils paysans, la vie moderne.
Raymond Depardon a touché à presque tous les genres du documentaire et réalisé de nombreux films importants, portant son regard aussi bien :
    • au Tchad : La Captive du désert (1989), met en scène Sandrine Bonnaire dans le rôle de l’archéologue Françoise Claustre, une Française qui fut deux ans et demi otage au Tchad d’Hissène Habré et que Raymond Depardon interviewa pendant sa captivité.
    • sur un asile psychiatrique,
    • aux urgences,
    • dans les palais de justice
    • sur les problèmes du monde paysan.

Consulter le dossier de Presse qui contient les biographies croisées de Raymond Depardon et Claudine Nougaret : ici

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