« L’assassin »

Réalisé par Elio Petri
Avec Marcello Mastroianni, Micheline Presle, Cristina Gaioni
Italie, France
, 1961, 1h38
Date de reprise 20 juin 2012

Synopsis : Alfredo Martelli est un être infâme, antiquaire de métier, qui ne rate aucune occasion pour asseoir sa situation économique. Un beau matin, celui-ci voit débarquer dans son appartement la police, le convoquant au commissariat où on l’accuse du meurtre d’Adalgisa de Matteis, une ancienne maîtresse, associée dans ses affaires.

En attendant d’être interrogé, il se demande ce que lui veut la police et se souvient, par épisodes, de son attitude peu scrupuleuse à divers moments de sa vie. Enfin reçu par le commissaire, Martelli apprend que son ancienne maîtresse a été retrouvée morte. Les autorités sont persuadées qu’il est l’assassin. Accablé par les preuves, l’antiquaire sent peser sur lui le poids de la culpabilité…

Visionner la bande annonce : ici

Dans un ouvrage consacré à une série d’entretiens avec des professionnels du cinéma italien, Elio Petri déclare à Jean Gili :  « L’assassino était un film post-antonionien, sur un personnage aliéné, un film sur l’incommunicabilité. Parallèlement, je cherchai à introduire un discours sur la police et les rapports de type kafkaïen avec l’autorité. En Italie, et partout dans le monde, du moment que vous êtes face à l’autorité, vous êtes coupable. »

L’Assassin, le premier film d’Elio Petri

Après avoir consacré dix ans à l’écriture, Elio Petri s’est lancé dans la réalisation de L’Assassin, son premier long métrage en 1961. Quelques années plus tôt, Elio Petri a réalisé deux courts métrages documentaires : Nasce in Campione en 1954 et I sette Contadini en 1957.

L’Assassin possède déjà le panache des chefs-d’œuvre les plus connus du réalisateur d’Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon. « J’ai toujours essayé de faire vivre selon une méthode existentialiste la situation d’un personnage dans laquelle se reflètent ses contradictions intérieures, sa conscience d’être un objet face aux sujets de l’autorité. L’Assassin était un film post-antonionien, sur un personnage aliéné, un film sur l’incommunicabilité. Parallèlement, je cherchais à introduire un discours sur la police et les rapports de type kafkaïen avec l’autorité. En Italie, et partout dans le monde, du moment que vous êtes face à l’autorité, vous êtes coupable. »

A travers son premier long métrage, Elio Petri a avancé une critique acerbe de l’autorité de son pays dans les années 60 : « Je cherchai à introduire un discours sur la police et les rapports de type kafkaïen avec l’autorité. En Italie, et partout dans le monde, du moment que vous êtes face à l’autorité, vous êtes coupable », confie-t-il. Avant la sortie de son film, le réalisateur s’est trouvé face à l’obligation d’effectuer quatre-vingt-dix modifications à cause de la censure.

La première collaboration entre Mastroianni et Elio Petri

L’Assassin met à l’affiche Marcello Mastroianni. Elio Petri a renouvelé cette collaboration dans deux autres films : La Dixième victimee (1965) et Todo modo (1976).

Fiche technique

  • Réalisation : Elio PETRI
  • Scénario : Pasquale FESTA CAMPANILE, Elio PETRI, Massimo FRANCIOSA et Tonino GUERRA
  • Avec : Marcello MASTROIANNI, Micheline PRESLE, Cristina GAJONI, Salvo RANDONE
  • Musique : Piero PICCIONI
  • Directeur de la photographie : Carlo Di PALMA
  • Montage : Ruggero MASTROIANNI
  • Producteurs : Franco CRISTALDI
  • Distribution DVD : Carlotta

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