A (Re)découvrir

Jane Eyre de Robert Stevenson

Jane Eyre
De Robert Stevenson
Avec Joan Fontaine, Orson Welles, Elizabeth Taylor,
Henry Daniell, Agnes Moorehead, Margaret O’Brien
USA – 1994- 97 minutes

Consulter le programme dans les salles de Lyon et de sa périphérie : ici

 Synopsis

 Après une enfance triste passée au pensionnat de Lowood, la jeune orpheline Jane Eyre est engagée, à sa majorité, comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Edward, homme ombrageux errant dans son immense demeure, ne tarde pas à être sensible aux charmes de Jane qui se sent peu à peu attirée par ce personnage énigmatique. Bientôt, une folle passion s’installe entre eux, jusqu’au moment où Jane apprend que son amoureux est déjà marié et que son épouse est séquestrée au grenier.

 Fiche technique :

• Réalisation : Robert Stevenson

• Scénario : John Houseman, Aldous Huxley, Robert Stevenson et Henry Koster (non crédité)

• Direction artistique : James Basevi et Wiard Ihnen

• Décors : William Pereira

• Décorateur de plateau : Thomas Little

• Costumes : René Hubert

• Maquillage : Guy Pearce

• Photographie : George Barnes

• Montage : Walter Thompson

• Musique : Bernard Herrmann

• Production : William Goetz, Kenneth Macgowan et Orson Welles (non crédités)

• Format : Noir et blanc – 35 mm – 1,37:1 – Son mono (Western Electric Recording)

• USA – 1994- 97 minutes

 
Distribution

• Joan Fontaine : Jane Eyre

• Orson Welles : Edward Rochester

• Margaret O’Brien : Adele Varens

• Peggy Ann Garner : Jane Eyre enfant

• John Sutton : Docteur Rivers

• Sara Allgood : Bessie

• Henry Daniell : Blocklehurst

• Agnes Moorehead : Mme Reed

• Aubrey Mather : Colonel Dent

• Edith Barrett : Mme Fairfax

• Hillary Brooke : Blanche Ingram

• Elizabeth Taylor : Hélène

Et, parmi les acteurs non-crédités :

• John Abbott : Mason

• Moyna MacGill : Une douairière

• Tempe Pigott : La diseuse de bonne aventure

• Betta St. John : Une orpheline

La musique de Bernard Herrmann

La musique de Bernard Herrmann donne au film, un côté dramaturgique et lugubre indéniable. L’impression de Jane lorsqu’elle arrive au château est renforcée par le compositeur américain. Ce dernier, a fortement subi les influences majeures de grands compositeurs allant de Debussy à Ravel, en passant par Gershwin pour leur impressionnisme.

Une adaptation radiodiffusée

Le 5 juin 1944, l’émission Lux Radio Theater diffusa sur CBS une adaptation radiophonique du Jane Eyre de Robert Stevenson. Pendant 60 minutes, celle-ci reprenait les éléments principaux du film. Orson Welles y interprétait notamment de nouveau le rôle d’Edward Rochester.

Orson Welles co-producteur et co-scénariste du film

L’acteur et réalisateur légendaire Orson Welles a tellement donné de sa personne sur le tournage de Jane Eyre que les producteurslui ont proposé d’être crédité au générique comme producteur. Gratification que l’artiste s’est empressé de refuser, arguant qu’il préférait encore ne pas y apparaître plutôt que de s’y voir cantonner au simple rang de co-producteur.

De la même manière, Orson Welles a participé au scénario du film mais n’est pas crédité.

Elisabeth Taylor, Joan Fontaine, Orson Welles

Jane Eyre est le deuxième film d’Elisabeth Taylor (elle à 12 ans au moment du film)

Joan Fontaine sort du succès du Rebecca d’Alfred Hitchcock qui lui a valu une nomination aux oscars, récompense qu’elle obtiendra un an plus tard avec Soupsons.

Orson Welles sort de l’échec de Citizen Kane et du charcutage au montage de La splendeur des Amberson.

Un film plus gothique que le roman

Par rapport au roman, le film accentue la frayeur du récit. Le décor est plus médiéval que Victorien et la photo sombre de Georges Barnes semble toujours dissimuler des formes menaçantes dans les ténèbres tandis que la campagne anglaise parait mystérieuse et irréelle.

Dans le roman, les scènes inquiétantes ne sont oppressantes que par intermittence ; notamment lors de l’enfermement de Jane Eyre enfant dans la chambre rouge ou lors des passages descriptifs du manoir de Thornfield.

Dans le film, dès l’ouverture sur l’enfance de Jane, les maltraitances subies par l’héroïne jettent un climat pesant et inhospitalier, présent jusqu’à la fin du film. C’est surtout, dans la deuxième partie du film que le gothique  est à son apogée. Le manoir de Thornfield.et la rencontre entre Jane et Rochester l’incarnent parfaitement

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