Shadows de John Cassavetes

Shadows
Réalisé par John Cassavetes

Avec Ben Carruthers, Lelia Goldoni, Hugh Hurd
USA – 1959 – 1h27
Date de sortie : 1959
Date de reprise : 11 juillet 2012

Synopsis

États-Unis, années 60. Benny, Hugh et Lélia sont frères et sœur et partagent à New York le même appartement. Alors que Benny passe ses journées dans les rues et les bars, Hugh tente de faire carrière comme chanteur de jazz. Lélia quant à elle veut être écrivain. Tous trois veulent aussi aimer et être aimés…

Libérer la caméra

Venu du théâtre, John Cassavetes voulait absolument, pour son premier film, éviter de contraindre les acteurs avec des marques à conserver pour les scènes, comme c’était le cas sur les planches. Il ne voulait pas non plus les obliger à rester dans la lumière, en fonction des installations d’un technicien, comme au cinéma. Il a alors demandé à son chef éclairagiste David Simon d’offrir un espace suffisamment éclairé, pour permettre aux personnages d’évoluer librement, sans se soucier de la technique autour d’eux. Ces choix ont eu pour effet de libérer la caméra qui suit les acteurs, là où c’était l’inverse habituellement à l’époque. Ce parti pris de réalisation, à l’inspiration documentaire, allait donner des idées à la Nouvelle Vague et à des cinéastes comme Martin Scorsese quelques années plus tard.

Deux versions

Après avoir fini de tourner une première version de Shadows, John Cassavetes et ses producteurs ne furent pas satisfaits, et le cinéaste partit retourner une nouvelle version en l’espace de dix jours, en modifiant sa réalisation. Il avoue avoir décidé de faire cette deuxième version après avoir vu qu’il était plus fasciné par la caméra qu’il avait que par les personnages qu’il était censé mettre en exergue.

Portes ouvertes

Les personnages du film sont incarnés par des comédiens quasi-amateurs que John Cassavetes et son ami Bert Lane ont recrutés après avoir monté leur propre atelier d’acteurs, le « Variety Arts Studio ». Les deux amis venaient de louer un immense plateau où les techniciens et autres producteurs pourraient venir travailler. Mais devant le peu de réponse, ils décidèrent de permettre à tout le monde de proposer leurs services, et une multitude d’acteurs amateurs vinrent rapidement sonner à leur porte.

 

Sur un air de jazz

Réalisé à la fin des années 50, Shadows témoigne de la fièvre dont est éprise New-York avec la musique jazz. Le film peut d’ailleurs se targuer d’avoir une bande originale signée Charles Mingus, grand contrebassiste et pianiste de jazz, accompagné par un autre grand musicien du genre, le saxophoniste Shafi Hadi.

 

1 réponse

  1. Avant OBAMA il y a eu dans un autre domaine une autre IDOLE NOIRE POUR L’AMERIQUE BLANCHE
    Gloire du « New Orleans Sound » le pianiste et chanteur se trouve à l’origine de l’explosion du rock’n’roll.
    L’attrait de la musique noire auprès de la jeunesse dorée des années 50 a ouvert définitivement une brèche qu’on appelle le « crossover » dans la ségrégation qui s’opérait entre les musiciens américains……
    Site: http://www.jlpiallat.wordpress.com

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