Looper de Rian Johnson

Looper
Réalisé par Rian Johnson
Avec Bruce Willis, Joseph Gordon-Levitt, Emily Blunt
Genre Science fiction, Action
Chine – amérique, 2012 – 1h50
Date de sortie 31 octobre 2012

 Synopsis et détails

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les «Loopers») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Les Loopers

Les « Loopers » – ces tueurs à gages peu intuitifs censés liquider les victimes de la future mafia – sont au coeur de l’intrigue. « Les ‘Loopers’ ne sont pas les types les plus futés qui soient« , affirme Gordon-Levitt. « Quand leur proie surgit d’on ne sait où, ligotée, ils n’ont qu’à la tuer. La seule chose qu’il leur faut, c’est la volonté de risquer leur vie puisque, au bout du compte, les futurs gangsters, pour ‘boucler la boucle’, leur enverront leur futur soi-même qu’ils devront abattre à leur tour« .

L’arme préférée des Loopers est le mousqueton. « Il est parfaitement adapté à la mission des Loopers, autrement dit, tirer sur un homme ligoté à 3 mètres de distance », ajoute Gordon-Levitt. « Il ne permet pas de tirer sur une cible éloignée, et il n’a aucune précision, mais on ne peut pas rater sa proie si elle est tout près« .

« Le mousqueton est une arme épouvantable« , dit le réalisateur Johnson. « Il s’agit, au fond, d’un tube de métal capable de tirer quelques coups. Mais si on doit abattre un type ligoté, avec un sac sur la tête, qui se trouve juste devant soi, c’est l’arme idéale ».

« Les Loopers ne sont pas vraiment de bons tireurs, mais plutôt des techniciens », indique Paul Dano, qui joue l’un d’entre eux. « La mafia a fait en sorte que leur tâche soit la plus simple possible, comme s’ils étaient ouvriers à la chaîne et qu’ils n’avaient qu’à appuyer sur un bouton« .

Les Porte-flingues

Les Loopers, gangsters peu futés n’ont rien à voir avec les Porte-flingues, beaucoup plus doués, qui sont bien entraînés et qui disposent de meilleures armes. « Les Porte-flingues incarnent le bras armé de la mafia à l’époque actuelle« , déclare Johnson. « Si les Loopers sont au bas de l’échelle, les Porte-flingues sont ceux qui détiennent la force et qui contrôlent la ville. Ils ont d’énormes revolvers qui sont de véritables armes de précision et qu’on peut débloquer très facilement s’ils s’enrayent. Ce sont des pistolets qui en imposent« .

 Les Métapsychiques

En 2040, environ 15% de la population a développé des facultés métapsychiques. Il ne s’agit pas d’un réel pouvoir mais plutôt d’un don banal et peu utile, qui sert surtout à frimer. Enfin, les Loopers utilisent une arme spéciale pour tuer leurs victimes ; cette arme, appelée mousqueton, s’avère pratique pour des tueurs peu doués comme les Loopers car elle permet de tuer une cible facilement à une distance de seulement quelques mètres.

Deux acteurs pour un même personnage (Joe jeune et Joe âgé)

Dans le film, Joe (Joseph Gordon-Levitt) est un « Looper ». Lorsque les futurs gangsters veulent se débarrasser de quelqu’un, ils l’envoient dans le passé où Joe est censé le liquider. Car après tout, peut-on rêver meilleur endroit pour dissimuler un cadavre que le passé ?

 Parallèlement, en 2074, Joe âgé (Bruce Willis) est un homme aguerri par les années. Mais quand les gangsters qui dirigent désormais la ville tentent de « boucler sa boucle », il ne se laisse pas faire. Il échappe à son autre soi-même, dans sa version jeune, et désormais, Joe mûr est pris en chasse par son incarnation d’autrefois, tout en cherchant à modifier son avenir.

 Trouver deux interprètes – l’un plus jeune, l’autre plus âgé – du même personnage était un défi intéressant à relever pour la production. Et plutôt que de chercher deux comédiens qui se ressemblent physiquement, ils ont préféré choisir les acteurs correspondant le mieux aux rôles. « J’avais écrit le rôle de Joe jeune avec Joseph Gordon-Levitt en tête car il est non seulement mon comédien préféré, mais aussi un très bon ami, et on avait envie de retravailler ensemble« , rapporte Johnson. « Quand on a su que Bruce Willis était intéressé par le rôle de Joe mûr, j’ai été ravi parce que c’est un formidable acteur et qu’il correspond au personnage à plus d’un égard. En revanche, ce qui nous a posé problème, c’est qu’ils ne se ressemblent pas du tout. On a donc dû trouver une solution, et cela s’est fait en deux temps« .

« Tout d’abord, on a eu recours au maquillage« , poursuit le réalisateur. « Joseph Gordon-Levitt a dû subir trois heures de séances de maquillage et d’application de prothèses par jour pour lui modifier son nez, et ses lèvres. Il était impossible de le faire ressembler à Bruce Willis jeune, mais on s’est dit qu’on pouvait retravailler quelques traits saillants de son visage pour que ce soit crédible pour le spectateur« .

 Mais le maquillage ne suffisait pas. « Dans un deuxième temps, c’est l’interprétation de Joe – à 90% – qui fait toute la différence« , renchérit Johnson. « C’est extraordinaire de voir à quel point il ne cherche pas à imiter Bruce : il invente un personnage qui donne le sentiment qu’il s’agit de Bruce avec plusieurs années de moins. Il a pris une voix bien particulière et il a adopté plusieurs gestes spécifiques à Bruce. C’est une grande leçon d’acteur et un phénomène vraiment inouï à observer« .

 « Je ne voulais pas faire une imitation de Bruce Willis, et d’ailleurs ce n’est pas vraiment mon truc« , ajoute Gordon-Levitt. « Je voulais créer un personnage dont on puisse dire qu’il incarne la jeunesse de ce type-là et réussir à évoquer la personnalité de Bruce en filigrane. Bruce est un homme très discret et, du coup, quand je l’ai vu me regarder avec étonnement, j’ai été ravi. À un moment donné, il m’a dit, ‘Bon Dieu, quand je t’entends, on dirait moi !’ J’ai essayé de rester calme – je lui ai simplement dit, ‘oh, merci, camarade !’ – mais intérieurement, je me suis dit, ‘Génial !‘ »

Bruce Willis souligne qu’il a été impressionné par la prestation de Gordon-Levitt. Il évoque une scène en particulier : « On était assis à une table et Joe était en face de moi« , se souvient-il. « J’étais censé lui donner la réplique, mais tout à coup, je me suis surpris à le regarder et j’ai eu un sentiment étrange : c’est vraiment bizarre d’avoir quelqu’un en face de soi qui vous ressemble, mais en plus jeune. C’est un formidable acteur : j’adore sa manière de travailler et je suis emballé par son jeu dans ce film. Il a réussi à adopter mon phrasé et mon élocution, ce qui était à la fois étrange et vraiment judicieux« .

Un futur plutôt lugubre

Pour accompagner sa vision du film, Johnson a fait appel au directeur de la photographie Steve Yedlin et au chef-décorateur Ed Verreaux. Le film se passe dans un futur proche, ce qui permettait au réalisateur de créer un univers de science-fiction ancré dans la réalité. « Je voulais que l’intrigue se déroule à une époque suffisamment lointaine pour qu’on puisse prendre quelques libertés, mais pas non plus dans un futur si éloigné de nous qu’on n’ait plus aucun repère« , explique Johnson.

« Le futur qu’on voit dans le film est plutôt lugubre« , poursuit-il. « Tout est un peu vétuste et les gens roulent toujours dans des voitures qui datent des années 2010, ce qui veut dire qu’ils ont dû les entretenir pendant trente ans« .

 Peu d’effets numériques

Au final, Johnson a souhaité faire peu appel aux technologies actuelles. « Rian privilégie les effets réels aux effets numériques« , reprend-il. « Il y a quelques éléments d’infographie, mais on s’est surtout servi de l’outil informatique pour gommer les câbles en post-production, plutôt que pour ajouter quoi que ce soit. Mais pour la moto des Porte-flingues, on a installé une vraie moto sur une tige qu’on a fixée à un camion, et on a ensuite effacé la tige par ordinateur« .

 Une machine à remonter le temps inspiré de livres d’histoire

Pour la machine à remonter le temps, Johnson et Verreaux se sont inspirés de livres d’histoire. « Rian m’a montré une photo de la toute première bombe atomique, surnommée ‘Gadget’« , déclare le chef-décorateur. La bombe possède un style rétro-futuriste, mêlant des câbles et des fils à des boîtiers disposés autour d’une grande sphère. « .Dès que j’ai découvert ça, j’ai compris ce qui me restait à faire. J’ai cherché un style rétro, très dépouillé, et réaliste. Le plus important, c’était que le spectateur croie que la machine fonctionne – car de toute façon, ce qui compte en réalité, c’est de s’attacher à la progression de l’histoire « 

 « Il fallait qu’on ait le sentiment que cette machine est fabriquée à partir de matériaux de récupération, et que cela n’a pas coûté très cher« , souligne Bergman. « Elle n’a rien d’élégant ou de sophistiqué, mais elle a été rafistolée. En gros, on a fait en sorte qu’elle fonctionne tant bien que mal, rien de plus« .

 Un tournage à la Nouvelle-Orléans et en chine

Si l’essentiel du film a été tourné à la Nouvelle-Orléans, quelques scènes ont aussi été filmées en décors naturels, en Chine, pendant deux semaines. « Au départ, quand j’ai écrit le scénario, ces scènes se déroulaient à Paris », rapporte le réalisateur. « On devait donc les tourner à la Nouvelle-Orléans, en les faisant passer pour des scènes parisiennes grâce à la magie du cinéma. Et puis, notre distributeur chinois nous a proposé de tourner une partie du film à Shanghai. Et plus j’y réfléchissais, plus je me disais que c’était assez logique par rapport à l’histoire : Joe rêve de Paris, mais la Chine est une destination où un jeune homme pourrait se rendre dans l’avenir. En outre, au lieu d’essayer de faire croire qu’on était à Paris, on a tourné dans les vraies rues de Shanghai. On n’a pas mis longtemps à prendre notre décision ».

 Liste artistique

• Joe âgé BRUCE WILLIS

• Joe JOSEPH GORDON-LEVIT

• Sara EMILY BLUNT

• Seth PAUL DANO

• Suzie PIPER PERABO

• Abe JEFF DANIELS

• LISTE TECHNIQUE

• REASLISATEUR-SCENARISTE RIAN JOHNSON

• PRODUCTEURS RAM BERGMAN

• JAMES D. STERN

• PRODUCTEURS EXECUTIFS DOUGLAS E. HANSEN

• JULIE GOLDSTEIN

• PETER SCHLESSEL

• DAN MINTZ

• DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE STEVE YEDLIN

• CHEF DECORATEUR ED VERREAUX

• MONTEUR BOB DUCSAY

• CHEF COSTUMIERE SHAREN DAVIS

• COMPOSITEUR NATHAN JOHNSON

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