A (Re)découvrir

AU CNP BELLECOUR : Psychose d’Alfred Hitchcock

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Psychose
Réalisé par Alfred Hitchcock
Avec Anthony Perkins, Janet Leigh, John Gavin 
USA, 1960, 1H49
Date de reprise 2 août 2006
Date de sortie 2 novembre 1960

Consultez les horaires du cinéma : ici
12 Rue de la Barre  69002 Lyon
Métro Bellecour

Synopsis :

Interdit aux moins de 12 ans

Marion Crane en a assez de ne pouvoir mener sa vie comme elle l’entend. Son travail ne la passionne plus, son amant ne peut l’épouser car il doit verser une énorme pension alimentaire le laissant sans le sou… Mais un beau jour, son patron lui demande de déposer 40 000 dollars à la banque. La tentation est trop grande, et Marion s’enfuit avec l’argent.

Très vite la panique commence à se faire sentir. Partagée entre l’angoisse de se faire prendre et l’excitation de mener une nouvelle vie, Marion roule vers une destination qu’elle n’atteindra jamais. La pluie est battante, la jeune femme s’arrête près d’un motel, tenu par un sympathique gérant nommé Norman Bates, mais qui doit supporter le caractère possessif de sa mère.

Après un copieux repas avec Norman, Marion prend toutes ses précautions afin de dissimuler l’argent. Pour se délasser de cette journée, elle prend une douche…

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Une adaptation de l’œuvre de Robert Bloch

Le film Psychose est basé sur un roman de Robert Bloch. Alfred Hitchcock en acquit les droits de façon anonyme pour la somme de 9 000 dollars, puis ensuite se chargea d’acheter le plus de copies possibles du livre en circulation afin d’éviter que ne se dévoile trop tôt l’électrochoc de l’effet de surprise de la trame dramatique.

Psychose est basé sur des faits réels, d’après l’histoire d’Ed Gein, reconnu coupable en 1957 d’avoir tué deux femmes dans le Wisconsin. Il avait conservé la tête de ses victimes et avait fait des abat-jour et des sièges avec la peau des corps, tout en préservant intacte la chambre de sa mère, décédée douze ans auparavant. C’est sa personnalité qui est à l’origine du personnage de Norman Bates.

Robert Bloch, écrivain plébiscité dans le monde de l’horreur, a été souvent adapté au cinéma. Outre Psychose, ses oeuvres sont à l’origine de Crâne maléfique (1965), Le Jardin des tortures (1967) ou encore L’Asile (1972). Très critiqué pour le racolage dont le livre faisait preuve (dans son roman, la scène de la douche était beaucoup plus explicitement érotique), Robert Bloch aimait à rappeler qu’il conservait toujours dans son portefeuille une note d’attention d’Hitchcock lui-même, qui disait : « Je n’ai rien changé à Psycho ».

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Un générique de Saul Bass

Peu connu du grand public, le Designer Saul Bass (1920-1996), qui signe le célébrissime générique d’ouverture du film, a toujours réalisé des génériques à l’avant-garde. Il travailla avec Alfred Hitchcock sur trois films : Sueurs froides,Psychose et La Mort aux trousses. On lui doit aussi ceux de West Side Story, Spartacus, ou même celui de Alien, le huitième passager, bien que non crédité pour ce dernier. Grand admirateur de son travail, Martin Scorsese l’avait sorti de sa semi retraite au début des années 90, pour lui demander de signer le générique des Affranchis, celui des Nerfs à vif, et, dans ce qui reste son ultime travail, la fabuleuse ouverture de Casino, sur le thème musical « Matthaus Passion » de Jean-Sébastien Bach.

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 Une campagne de publicités choc

« Le film que vous devez voir depuis le début…ou pas du tout ! » pouvait-on lire sur une publicité de cinéma aux Etats-Unis à la sortie du film. Sur une autre : « Personne, absolument personne ne sera admis après le début du programme Psychose !« . A la sortie du film, Hitchock exigea en effet que les exploitants des salles interdisent l’accès aux spectateurs arrivant en retard à la projection, en particulier les 30 premières minutes du film passées; soit jusqu’au meurtre de Janet Leigh alias Marion Crane.

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Le caméo d’Hitchcock

Dans tous ses films, Alfred Hitchcock tient à faire une petite apparition clin d’oeil aux spectateurs. Psychose ne déroge pas à la règle, car le cinéaste peut être vu en train d’arborer un chapeau de cowboy dès la quatrième minute du film, hors du bureau de Marion Crane.

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 Herrmann et Hitchcock, sixième collaboration

Bernard Herrmann composait pour la sixième fois la musique originale d’un long-métrage d’Alfred Hitchcock. Outre les séries The Alfred Hitchcock Hour et Alfred Hitchcock présente, Bernard Herrmann a assuré les partitions musicales des films Mais qui a tué Harry ? (1955), Le Faux Coupable (1956), L’Homme qui en savait trop (1956), Sueurs froides(1958), La Mort aux trousses (1959), Psychose (1960) et enfin Pas de printemps pour Marnie (1964).

 La musique de Bernard Herrmann lors de la séquence d’ouverture n’a nécessité l’utilisation que d’instruments à cordes, dont les sonorités stridentes sur un tempo rapide amplifiait l’angoisse du spectateur. Le point culminant de cette angoisse musicale reste la sonorité répétée lorsque Marion Crane est poignardée dans sa douche, partition musicale qui reste la référence de l’horreur au cinéma, et réutilisée à l’infini depuis.

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 Anecdotes à propos du film

  • Alfred Hitchcock souhaitait à l’origine que son film s’ouvre sur un long plan-séquence de six kilomètres au dessus de la ville jusqu’à la chambre d’hôtel de Marion Crane. Mais les technologies de l’époque ne permirent pas la réalisation d’une telle prise de vue. Gus Van Sant réalisa cette séquence d’ouverture dans le remake qu’il signa en 1998.

  • Afin de tester l’effet que produirait la vision du corps momifié de la mère de Norman, Alfred Hitchcock plaça le faux cadavre dans la penderie de Janet Leigh. Laquelle, en l’ouvrant, poussa bien entendu un hurlement de terreur. Il faut croire que le maître fut satisfait de la réaction de sa malheureuse interprète… 
  • Comment Alfred Hitchcock a-t-il filmé la chute dans l’escalier du détective Arbogast lors de son attaque ?
    Il a tout d’abord filmé l’escalier en le descendant sans aucun acteur, puis le comédien qui joue Arbogast n’a plus eu qu’à s’assoir sur une chaise devant un écran projetant le défilement de l’escalier en arrière plan. Martin Balsam n’avait plus qu’agiter des bras pendant que les pieds de sa chaise étaient secoués par des techniciens.
  • Lors de la scène du meurtre du détective Arbogast, Alfred Hitchcock s’est servi d’une doublure (pour Anthony Perkins) un peu spéciale, nommée Mitzi. La jeune femme avait en effet la particularité d’être naine.
  • La pose que prend Janet Leigh après avoir été poignardée a été imposée par Alfred Hitchcock. En effet, il était impossible pour l’époque que les spectateurs aperçoivent à l’écran les seins de la comédienne. La scène a été répétée avec une modèle nue, afin d’obtenir plus de réalisme lors de la chute sur le sol.
  • Afin d’imiter le bruit du couteau pénétrant la chair de Marion Crane dans la scène de la douche, Alfred Hitchcock a enregistré le bruit d’un couteau planté dans un melon.
  •  Le sang utilisé pour toutes les scènes de meurtre dans Psychose est composé exclusivement de… sirop de chocolat. 

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