Vendredi 5 juillet à Jazz à Vienne : Sugar Man en concert

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Le bouche-à-oreille laudateur qui se propage depuis quelques mois dans le monde autour de Searching for Sugar Man (en salle en France depuis décembre 2012) est la conséquence de trois destins, trois histoires en une. Il y a d’abord ce parcours improbable et émouvant d’un chanteur de Detroit, Sixto Rodriguez.

Auteur de deux merveilleux albums passés complètement inaperçus au début des années 70 (_Cold Fact_ en 1970 et Coming From Reality en 1972), ce fils d’immigrés mexicains du Michigan aux allures de Neil Young chicano mâtiné de John Kay (Steppenwolf) est devenu, sans même le savoir, culte dans l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

Son album Cold Fact est devenu là-bas, plus de cinq ans après sa sortie, un véritable manifeste anti-apartheid, un succès underground qui s’écoule sous le manteau à plus de 500 000 exemplaires. Toujours anonyme dans son propre pays, Jésus “Sixto” Diaz Rodriguez finit même par faire une tournée triomphale en Afrique du Sud en 1998. Aujourd’hui septuagénaire, l’acid folk singer ne nourrit aucune amertume : “J’étais prêt pour le monde en 70, mais le monde n’était sans doute pas prêt à m’accueillir.” Il est heureux de voir ses albums réédités et de se produire en héros partout dans le monde : “J’ai joué l’an dernier à Londres, je viens de faire le Carnegie Hall de New York… Je serais ingrat de me plaindre de la situation !”

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Searching for Sugar Man relate également les péripéties de Stephen Segerman, ce mélomane sud-africain parti dans les années 2000 dans la région des Grands Lacs américains à la recherche de notre Dylan latino qui, selon la rumeur, aurait alors mis fin à ses jours. Enfin, ce documentaire plein d’humanité reste l’étrange pari de Malik Bendjelloul et Simon Chinn, deux jeunes cinéastes suédois qui décident pour leur premier film de mettre cette histoire de looser magnifique en images, avec trois bouts de ficelles et beaucoup de passion.

Le résultat est ce Searching for Sugar Man tout juste consacré aux Oscars en février 2013, catégorie Documentaire. Une enquête musicale portée donc par la meilleure B. O. de l’année signée Sixto Rodriguez

Le site de Jazz à Vienne :  http://www.jazzavienne.com/fr/

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