Jeunesse de Justine Malle

Jeunesse

Jeunesse
Réalisé par Justine Malle
Avec Esther Garrel, Didier Bezace, Emile Bertherat
France, 2013, 1h15
Date de sortie : 3 juillet 2013
Consulter les horaires du film dans les salles de Lyon et de sa région : ici

Synopsis :

J’avais vingt ans en 1995, l’année de la mort de mon père, le cinéaste Louis Malle. J’étais en khâgne. Au moment même où je commençais à tomber amoureuse d’un garçon de ma classe et à rejeter l’influence de mon père, sont apparus chez lui les premiers symptômes d’une maladie. J’étais terrassée, autant par le choc de la nouvelle que par la certitude d’en être à l’origine avec mes velléités d’indépendance. Le sentiment de culpabilité que j’éprouvais m’a fait agir de façon inappropriée. Ma violente honnêteté d’alors incarne pour moi une certaine idée de la jeunesse.

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Photo Didier Bezace, Esther Garrel

A propos du film

L’histoire de Juliette (Esther Garrel) est celle de la réalisatrice, Justine Malle. Fille du cinéaste Louis Malle (Le Feu follet, Atlantic City etc.), elle est confrontée à son décès en 1995 alors qu’elle n’a que 20 ans.

Même si elle confie avoir beaucoup appris de son père, Justine Malle a fini par rejeter son influence, car elle avait le sentiment d’étouffer. C’est à cet instant que Justine a appris sa maladie : « J’étais terrassée, autant par le choc de la nouvelle que par la certitude d’en être à l’origine. Tout au long du déclin de mon père, le violent sentiment de culpabilité que j’éprouvais m’a fait agir de façon surprenante, voire choquante. »

Elle a beau avoir vénéré son père, la réalisatrice ne lui a que très peu rendu visite. Quelques semaines avant sa mort, elle a longuement hésité à venir le voir. Son film raconte cela : « [Juliette] adopte un comportement imprévisible, agressif parfois et surtout inadapté. C’est un personnage à la fois touchant et tête à claque, muré dans le sentiment obscur d’y être pour quelque chose, d’avoir en quelque sorte « désiré » cette mort pour avoir voulu « tuer le père » », explique Justine Malle.

La réalisatrice Justine Malle précise que Jeunesse n’est pas un film sur son père mais sur la souffrance d’une jeune fille : « Je n’ai pas cherché à faire le portrait de lui malade, à rentrer dans l’intériorité de cet homme qui, arrivé au sommet de ses moyens artistiques, s’est trouvé tout d’un coup enfermé dans son corps et privé de toute maîtrise sur sa vie. »

Justine Malle définit la jeunesse par une volonté d’être honnête. Elle confie : « Au risque d’être incomprise et critiquée, elle refuse de faire semblant, de mentir : sur ce qu’elle éprouve, sur ce qu’elle n’éprouve pas, sur le désir qu’elle a de quelqu’un. Elle est d’une violente honnêteté. Elle ne joue pas. »

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