institut lumière

Du mercredi 2 au vendredi 4 octobre, à l’Institut Lumière : L’Aimée d’Arnaud Desplechin

Les séances : Me 2/10 à 19h – Ve 4/10 à 17h

Plus d’information sur le site de l’Institut Lumière

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L’Aimée
D’Arnaud Desplechin 
Avec Robert Desplechin, Fabrice Desplechin 
Documentaire,
Fr, 2007, 1h05, couleur

Synopsis :

Arnaud Desplechin : « Il y a un an, mon père quittait la maison dont il a hérité à 21 ans, et qu’il a habitée depuis. Mon père parlait de Thérèse, la femme dont lui vient cette maison en guise de tout souvenir. Deux autres fils narratifs pour tresser le film : le Vertigo d’Hitchcock, et la mémoire d’une autre femme morte dont je ne possède aucune photo. »

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A propos du film

« Sous le coup de la mort d’une amie chère dont on ne saura guère davantage que la tonalité d’absence et de déploration sous les auspices de laquelle elle place le film, le cinéaste s’en va à Roubaix filmer les derniers instants d’une famille réunie autour de la maison dont elle se sépare. Desplechin y filme son père, son frère, ses neveux.

 Brefs dialogues, frôlements, moments comme volés aux adieux auxquels chacun, dans une secrète mélancolie, se prépare. Cartons, correspondances jaunies, objets insolites, photographies longuement contemplées à travers le mystère du temps qui s’y dépose, pièces bruissantes du silence qui prend possession de la demeure : tout annonce ici la vie qui s’en va, le souvenir qui d’ores et déjà la brouille et la dévore. Tout l’annonce d’autant plus fort que le film se centre peu à peu autour d’une figure absente : celle de la grand-mère du cinéaste, Thérèse, morte alors que son père n’avait que 18 mois.

 Les motifs et les questions qui se dégagent de ce film très simple et très émouvant – l’absence, la présence des morts, la question du double, les femmes qui ne cessent de manquer aux hommes, la filiation et la transmission – ne peuvent manquer alors de faire penser à ce qui taraude le cinéma de Desplechin depuis son premier moyen métrage, La Vie des morts. Les histoires de famille y deviennent des histoires de cinéma qui se révèlent à leur tour des histoires de famille, la réalité et le fantasme étant cousus ensemble, à la manière d’une étoffe et de sa doublure.

 L’Aimée est en ce sens un hommage explicite à Vertigo, de Hitchcock, qui a sans doute aidé un jour un adolescent de Roubaix à comprendre quelque chose à la cruauté du monde et aux mirages apaisants de l’art. «  Jacques Mandelbaum (Le monde)

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