Séance Spéciale

Samedi 16 novembre 2013 à 19h, au cinéma Les Alizés : La Place de Marie Dumora

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En présence de Marie Dumora et Sami Mustafa (réalisatrice et producteur du film).

Dans le cadre du Festival Itinérances Tziganes, en partenariat avec la Maison des Passages, Artag, Banlieues d’Europe et Romawood.

Projection en première partie de courts documentaires de Sami Mustafa. 

Après un débat, la soirée se clôturera avec un apéro-concert avec KIFTELELE, musique des Balkans.
Tarif unique: 5€.

Plus d’informations sur le site du cinéma les Alizés : http://www.cinemalesalizes.com/

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La Place  
De Marie Dumora 
Documentaire
France, 2011, 1h40

Synopsis :
A Colmar, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, des Gitans et des Manouches vivent, parfois depuis deux générations, sur le terrain d’une ancienne déchetterie. La réalisatrice a suivi la vie de la Place au jour le jour à travers ses habitants, petits et grands, alors que la ville a annoncé le démantèlement du camp.

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Un documentaire d’immersion rare récompensé au Cinéma du Réel.  

« C’était un tas d’ordures. Et maintenant, on est là ». Au pied des Vosges, la ville de Colmar a alloué après-guerre aux nomades un morceau de terrain, certains diraient un camp. Eux l’appellent la Place. Fidèle à sa méthode de filmage au plus près des individus – caméra à l’épaule et focale unique – Marie Dumora s’introduit dans le quotidien des familles. A demi sédentaires, elles vivent dans des caravanes coquettes, sauf le doyen Ramuncho, qui s’est construit une maison démontable, comme Buster Keaton. Le plein air facilite les échanges dans une communauté où chacun s’affaire à compenser le manque de confort. Comment uriner à l’abri des regards, ou protéger les enfants du passage des trains, qu’aucune barrière ne sépare de la Place ?

Mais la chronique du quotidien débouche sur un imaginaire bien plus riche que celui du documentaire de société. Ici, un petit garçon reçoit un cheval pour ses huit ans. Ici, une vieille femme qui fut, enfant, prisonnière au camp d’Argelès, raconte comme elle échappa à un raz-de-marée avec un souffle épique qui redonne tout son sens à l’expression « gens du voyage ». Pourtant, bientôt, la Place sera rasée. Quand une jeune mère entre dans l’appartement qui remplace sa caravane, les premières images de son arrivée, quasi-rosselliniennes, bouleversent. Alors seulement, on comprend la justesse des propos de Ramuncho sur les États qui, partout, assignent les nomades à résidence : « Ils ne veulent plus qu’on voyage. On dirait qu’ils sont jaloux… »  Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011

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