Samedi 22 mars 2014 à 21h00, au cinéma Gérard Philipe, projection de Gloria de Sébastian Lélio

RefletsDans le cadre de la manifestation Reflets du cinéma ibérique et latino américain
Programme des Reflets du cinéma ibérique et latino-américain

La soiré commencera des 18h30 avec au programme : 

  • 18h30 – Hipotesis de Hernan Goldfrid  : « un thriller universitaire qui aime s’amuser des idées reçues pour proposer une vision raffinée du polar. » aVoir-aLire.com – Fiche filmHipotesis
  • 20h30 – SPECTACLE FLAMENCO avec Juan Carlos Principal (chant), Aurelio «El Gali» (guitare) et Marion Darbas (danse)
  • 21h – Gloria de Sebastian Lelio

Soirée complète : 8 euros / 1 film + concert : 5 euros. Une dégustation de Tapas sera proposée.

Vous trouverez tous les détails pratiques sur http://www.ville-venissieux.fr/cinema

Gloria

De Sebastiàn Lelio
Avec Paulina García, Marcial Tagle, Sergio Hernandez 
Chili/Espagne, 2014, 1h50
Date de sortie : 19 février 2014

Synopsis

A 58 ans, Gloria se sent toujours jeune. Célibataire, elle fait de sa solitude une fête et passe ses nuits dans les dancings de Santiago. Quand elle rencontre Rodolfo, tout change. Elle tombe amoureuse et s’abandonne totalement à leur passion tumultueuse. Traversée tour à tour par l’espoir et les désillusions, ce qui pourrait la faire sombrer va au contraire lui permettre d’ouvrir un nouveau chapitre de sa vie.

« Au travers d’un scénario qui en profite pour faire une présentation moderne du Chili, c’est dans le lâcher prise de son héroïne et la revanche de cette femme bafouée que Gloria trouve ses meilleurs moments . » Studio Ciné Live.

A propos du film

Sebastián Lelio s’est directement inspiré de sa mère pour écrire son film avec Gonzalo Maza. Le réalisateur chilien souhaitait mettre en lumière la génération de ses parents oubliée selon lui par le cinéma.

En appelant l’héroïne Gloria, le réalisateur rend ainsi un hommage détourné à Gena Rowlands, la Gloria de John Cassavetes, et peut faire danser son actrice à la fin du film sur le titre éponyme d’Umberto Tozzi.

Dès le début, Sebastian Lelio imaginait son héroïne avec des lunettes : « Quand il a fallu rationnaliser son look, j’ai travaillé avec un optométriste pour trouver le bon format de lunettes pour que ses yeux ne disparaissent pas derrière la monture ». Pour construire le look de Gloria, le réalisateur s’est inspiré des mangas japonais, où les personnages ont des yeux sur-humains, les rendant davantage humains. La monture ronde des lunettes est également un clin d’oeil au film Tootsie de Sydney Pollack et « à ce personnage toujours souriant, vif, joyeux, drôle.« 

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Extrait de l’entretien avec Sebastian Lelio, contenu dans le dossier de presse du distributeur Ad Vitam, expliquant  pourquoi Gloria est une représentation du CHili d’aujourd’hui.

Quelle est la genèse de « Gloria » ?
Gloria m’a été inspiré par les choses de la vie. Des faits qui sont advenus à des gens que je connais. Des anecdotes parfois même apportées par les acteurs du film et insérées dans le scénario. Je voulais précisément décrire comment on vit actuellement au Chili et en particulier à Santiago.

Le Chili est effectivement très présent dans votre film. Quelle est la part chilienne de « Gloria » ?
Pour moi la seule façon d’être universel, c’est être radicalement local ! Donc mon film est totalement sur le Chili et sur les chiliens. C’est pour cela que j’aborde des thèmes comme la particularité de vivre dans un pays sans pouvoir fièrement se référer à son passé comme élément rassurant puisque qu’il n’y a pas si longtemps nous vivions sous une dictature. Ça fait partie de notre identité « locale » et avec ça se mêlent des préoccupations qui sont les mêmes que celles des Japonais ou des Australiens, celles de la vie et du bonheur au quotidien, l’histoire personnelle. Mon film est le mélange des deux.Votre film montre aussi une société chilienne très moderne. Loin des clichés archaïques.

Comment avez-vous travaillé cette représentation du Chili aujourd’hui ?
Les chiliens pensent surtout à l’avenir, ils sont en cela un peuple résolument moderne. Ils ont enfin obtenu leur liberté,désormais ils font tout pour la conserver. Mais pas seulement, ils font aussi pleinement partie des sociétés actuelles.Ils sont eux aussi à la conquête de leur propre bonheur, de leur propre plaisir. Ils se découvrent en tant qu’individus,pas seulement en tant que collectivité et cela, c’est nouveau pour nous. C’est ça le Chili aujourd’hui. Et il y a encorebeaucoup d’attentes.

 C’est-à-dire ?
Il y a en ce moment dans mon pays une énergie portée par la jeune génération, qui pousse au changement pour une plus grande encore modernisation. Je le montre dans Gloria en filmant des manifestations étudiantes. Le Chili est effectivement à la croisée des chemins : les habitudes de vie anciennes ne sont pas encore mortes, et les nouvelles n’ont pas encore vraiment émergé, ne sont pas encore nées. Cette période de mutation était très stimulante, très inspirante pour un film.

C’est pour cela que « Gloria » prend part à des conversations politiques ?
Exactement. La politique a toujours été au centre de la vie des chiliens et ça n’a pas changé. Il existe une vraie culture de la pratique de la politique. Il ne faut pas oublier que nous sommes le premier pays occidental à avoir mis au pouvoir des socialistes et son président Salvador Allende, de façon démocratique, sans révolution.

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Les Oscars et les festivals

  • Prix de la Meilleure Actrice (Ours d’argent) – Festival de Berlin 2013
  • Prix Cine En Construcción – Festival de San Sebastián 2012.
  • Gloria film est retenu pour représenter le Chili aux oscars 2014 dans la catégorie du Meilleur Film Etranger

Sebastian Lelio

En 2006, Sebastian Lelio réalise son premier film, La Sagrada Familia. Présenté en avant-première au Festival de San Sebastián, il remporte de nombreux prix dans le monde entier et est sorti en France en 2007.Son film suivant, Navidad, sort en France 2009. Écrit dans le cadre de la Résidence du Festival de Cannes (Cinéfondation), il est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs la même année. Son troisième long métrage, El Año del Tigre, a été présenté en Compétition au Festival de Locarno en 2011, mais n’est jamais sorti en France.Sebastian Lelio a récemment été lauréat de la Bourse Guggenheim et a reçu le soutien du DAAD Berliner Künstlerprogramm pour développer ses prochains projets.

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