Lundi 24 mars à 12h30, à l’Université Catholique, Graines de Lumière en présence de la réalisatrice lucia wainberg

refletscineiberique_pComme chaque année la section Les Regards, section « documentaire et courts métrages » des Reflets du cinéma ibérique et latino-américain, nous permet de découvrir des films inédits et des jeunes réalisateurs de talent. C’est le cas de la réalisatrice franco-uruguayenne lucia wainberg sasson qui présente trois de ces films (« Je suis Jose Mujica le pouvoir est dans le coeur », « Graines de lumière », « Danièl Vidart, un paysan éclairé »).

Le programme des Regards

Les séances des films de Lucia  Wainberg Sasson en sa présence :

  • JE SUIS JOSE MUJICA, LE POUVOIR EST DANS LE CŒUR : Samedi 22 mars à 16h30 à la bibliothèque du 4ème arrondissement – la Croix Rousse (Avant-première)
  • DANIEL VIDART, UN PAYSAN ECLAIRE : Lundi 24 mars à 12h l’amphithéâtre D2.01 à l’Université Catholique
  • GRAINES DE LUMIERE – SEMILLAS DE LUZ : Lundi 24 mars à 12h30 l’amphithéâtre D2.01 à l’Université Catholique

Graines-de-lumiere

 Graines de Lumière
Semillas de luz, 

de Lucia Wainberg,
Uruguay 2013, 68′
Adapté de l’œuvre de Gerardo Bleier

Un voyage poétique dans un pays qui lutte pour écrire sa propre histoire… Quand les pensées poétiques font face aux opinions politiques. Comment raconter l’histoire ? Qui assure sa transmission ? Qui l’écrit ? Grâce à des témoignages sur la tragédie humaine des disparitions causées par la dictature uruguayenne des années 1970, ce film transforme la réalité en un poème lumineux. Qui détient le vrai pouvoir ? Ceux qui gouvernent ou ceux qui le donne à voir ? Cette histoire tente de nous mener de la terre des morts au territoire de la vie.
Un document historique inestimable résultant de huit ans d’investigations en Uruguay

Graine de Lumière

Interview de la réalisatrice effectuée par Pascale Amey, présidente de l’association « Pour le Cinéma ».

Pourquoi ce titre ?
Il a deux raisons d’être à ce titre.

  • D’abord au départ le film devait s’appeler « Prison Liberté », mais comme je l’avais déjà fait, (c’était l’embryon de graines de Lumière) il fallait être précise, je voulais qu’on change la façon de percevoir un sujet sans issu, par la façon de le nommer: Graines de Lumière est venu: Voir le positif dans ce qui négatif pour permettre la possible transformation, d’un individu, d’une société.
  • Ensuite j’aime imaginer l’idée qu’il existe à l’intérieur de chaque cœur humain des signes à décrypter, des graines de lumière, en les nommant, je me suis dit que c’était le premier pas pour les identifier et pour les voir se déployer.

Graines de lumière semble être la suite logique de ton premier film (présenté aux Regards il y a 7 ans), Carcel Libertad… peux-tu nous en dire plus ?
Je n’avais pas lu cette question avant de répondre à la précédente! C’est superbe, tout s’enchaîne avec cohérence. Oui, j’ai continué à poser mon regard sur la société uruguayenne, pour faire société, cela est l’engagement de ce film.
Le premier était très personnel, et partait de mes interrogations pour aller vers le collectif.
Dans Graines de lumière j’ai reconstitué une constellation familiale au niveau d’un pays, j’ai créé une connexion entre toutes les générations, et un débat entre deux être politiques qui ne débattent pas dans la réalité.
Prison Liberté était un hommage pour les familles qui n’ont pu dire au revoir à leurs êtres chers.Graines de Lumière prolonge ce geste c’est un manifeste, un film qui se propose comme un droit de vote par le regard poétique et qui se veut être une autorisation offerte à d’autres afin de produire leurs identité subjective pour répondre aux failles du système politique par la poésie.
Graines de lumière propose la possibilité de la résilience à un niveau individuel et collectif. Mon souhait serait que d’autres pays prennent ce film pour faire ce travail avec leur culture. En ce sens c’est un format de création, un dispositif, mais dont on peut extraire un protocole pour trouver la façon de révéler les moments d’histoires déniés..

Comment as-tu écrit le film, sur combien de temps ?
Ce fut un très long processus qui commença en 2005 et qui s’est révélé au montage par la poésie comme trame. Le parti pris du film est la voix poétique pour suspendre le temps, suspendre la voix. Ici on oppose la réalité médiatique, la parole humaine à la poésie pour entendre la résonance de ces discours et avoir un espace de réflexion.

Combien de temps a-t-il fallu pour monter le fim ?
Plusieurs mois, autour de 4 mois, mais ceci est une réponse relative,

Pour moi ce film est vivant, en devenir, il s’éditera peux être un jour en noir et blanc et prendra encore un sens plus profond. Graines de lumière est un travail sur la suspension du temps et nous donne le passeport de citoyens du monde pour avoir le droit d’interroger notre histoire en minuscule et en majuscule au même temps. Nous devenons créateurs de notre devenir par notre regard.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s