A (Re)découvrir

Samedi 5 avril à 14h00, au cinéma Gérard Philipe, La Belle et la Bête de Jean Cocteau

Dans le cadre de Hors Cadre, 5eme rencontres cinéma et littérature.

Hors CadreDu 4 au 6 avril 2014, avant-premières, rencontres, lectures, débats…
Proposé par le cinéma Gérard-Philipe de Vénissieux et l’Espace Pandora, Hors Cadre a pour principe de révéler les liens étroits et singuliers entre la littérature et le cinéma, favoriser leur rapprochement et créer des ponts entre l’image et l’écrit.

Toutes les informations sur www.ville-venissieux.fr/cinema
Cinéma Gérard Philipe, 12 avenue Jean-Cagne 69200 Vénissieux
Tram T4 : arrêt Division-Leclerc

Ciné Conte : La Belle et la Bête de J. Cocteau, précédé d’une lecture-spectacle par Les Fileurs d’écoute.

 

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La Belle et la Bête
Réalisé par Jean Cocteau
Avec Josette Day, Jean Marais, Marcel André
Luxembourg/France, 1h36, 1946
Date de sortie 29 octobre 1946
Date de reprise 25 septembre 2013

Synopsis

Pour l’offrir à sa fille, le père de la Belle cueille, sans le savoir, une rose appartenant au jardin de la Bête, qui s’en offense. Afin de sauver son père, la Belle accepte de partir vivre au château de la Bête.

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A propos du film

En pleine mode réaliste, La Belle et la Bête crée la surprise et remporte un immense succès. Jean Cocteau, qui signe ici son film le plus populaire, le définissait lui-même comme « un rêve dormi debout ». Il remporta le Prix Louis Delluc 1946, récompense annuelle et unique pour le cinéma français.

Le film se tourna dans l’après-guerre (du 27 août 1945 au 11 janvier 1946), où les conditions de travail n’étaient pas des plus confortables. L’équipe connut notamment des difficultés à trouver de la pellicule et souffrit de la restriction d’électricité, des pannes de courant ou encore de l’absence de lumière de studio. Elle dépendait le plus souvent de la lumière du jour. Jean Cocteau insistait d’ailleurs pour filmer sous toutes les conditions dans le but d' »évoquer la beauté qui vient par hasard ». Lorsque la scène nécessitait plus d’éclairage, on utilisait des torches et des arcs de magnésium. Les déménageurs des décors travaillaient même souvent à la lumière des chandelles.

Les scènes de la maison de Belle furent tournées au Manoir de Rochecorbon en Indre-et-Loire, et les extérieurs du château de la Bête au Château de Raray près de Senlis.

Le monde de Belle n’est pas photographié de la même façon que celui de la Bête. Les extérieurs du premier sont largement éclairés car réels. Et ses intérieurs sont influencés par les peintures des maîtres flamands et hollandais, surtout celles de Vermeer (1632-1675). Le monde de la Bête, sombre et mystérieux, se réfère quant à lui aux gravures de Gustave Doré (1832-1883), qui illustra notamment les contes de Perrault. « Je faisais mon film sous son signe », déclara Jean Cocteau.

L’assistant de Jean Cocteau sur le film est René Clément, qui n’avait à l’époque réalisé que des courts métrages ou documentaires. Parallèlement à La Belle et la Bête, il travaillait sur son premier long La Bataille du rail. Le film, sorti avant celui de Cocteau en février 1946, remporta le Prix international du jury et le Prix du scénario au Festival de Cannes 1946. Certains plans de La Belle et la Bête ont personnellement été tournés par René Clément, notamment les scènes du village de Belle.

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