Lundi 31 mars à 21h00, au cinéma Le Zola, en avant-première et en présence de la réalisatrice, L’Eté des poissons volants

RefletsDans le cadre du Festival Les reflets du cinéma ibérique et latino-américain.
Le programme du festival : ici

Cinéma Le Zola; 117, Cours Emile Zola – 69100 VILLEURBANNE
Métro République, Tél : 04 78 93 42 65214

 

 

 

L'été des poissons volants

L’Eté des poissons volants
El verano de los peces voladores
Réalisation : Marcela Said

Avec : Gregory Cohen, Francisca Walker, María Izquierdo
Chili / 2013 / fiction / 1h27
Date de sortie : 23 avril 2014

 Synopsis : 

Manena est une adolescente déterminée et la fille adorée de Pancho. Ce riche Chilien, grand propriétaire foncier, ne consacre ses vacances qu’à une seule obsession : l’invasion de sa lagune artificielle par des carpes. Alors qu’il recourt à des méthodes de plus en plus extrêmes, Manena connaît cet été ses premiers émois et déboires amoureux – et découvre un monde qui existe silencieusement dans l’ombre du sien : celui des travailleurs indiens Mapuche qui revendiquent l’accès aux terres et s’opposent à son père.

Marcela Said fait preuve d’un vrai talent dans la composition esthétique mais aussi dans la finesse d’écriture. Sans jamais verser dans les discours ou la théorie, son film parvient à dire entre les lignes des choses très justes et inédites sur l’état d’adolescence, sur la violence et la négation de la violence. L’Eté des poissons volants se révèle être un film de détails, aux qualités à la fois subtiles et éclatantes.

A propos du film 

Marcela Said a déjà réalisé quatre longs-métrages documentaires, mais L’Eté des poissons volants est son premier film fictionnel, qu’elle réalisa à l’aide de l’expérience acquise sur ses précédents tournages, jouant donc beaucoup de l’improvisation. Il s’agit également de sa première réalisation sélectionnée à un festival aussi prestigieux que la Quinzaine des réalisateurs de Cannes en 2013.

L’Eté des poissons volants, s’il est réalisé par Marcela Said, est également monté par son mari Jean de Certeau, avec qui elle avait auparavant coréalisé deux de ses longs-métrages documentaires, Opus Dei (2006) et El mocito (2011) dont il est justement question qu’il soit distribué en France parallèlement à L’Eté des poissons volants

L’écriture de L’Eté des poissons volants commença dès 2008, deux ans après que la réalisatrice se soit réinstallée au Chili avec son mari. C’est après avoir été invitée chez des gens dont la situation était proche de celle que vivent les personnages du film que Marcela Said eut l’idée de se pencher sur le conflit sourd qui oppose les indiens Mapuches aux Chiliens modernes. Le fait que le propriétaire des lieux dynamitait son étang pour tenter de se débarrasser des carpes qui l’avaient colonisé a notamment été réutilisé dans l’intrigue du film comme métaphore du conflit entre Indiens et Chiliens..

Les divers sujets qu’aborde L’Eté des poissons volants sont pour le moins violents, mais cette violence n’est volontairement jamais montrée à l’écran. La réalisatrice explique qu’avec Julio Rojas, le coscénariste du film, il avaient décidé de maintenir une certaine retenue dans la violence exprimée. Ce manque d’explicité, cette préférence du sous-entendu valurent à Marcela Said des critiques sur le fait que son film aurait dû mettre en avant sa problématique de façon plus claire et pédagogique. « J’ai refusé de rentrer dans des explications car c’est exactement ici que se joue, selon moi, l’essence du film« , répondra-t-elle à ses détracteurs.

C’est la bourgeoisie chilienne, qu’elle qualifie de « déconnectée de la réalité« , qu’a notamment voulu filmer Marcela Said, parce qu’elle lui paraissait drôle, surréaliste et en même temps significative des tensions et des peurs environnantes que cette classe aisée tente d’ignorer. C’est également pour cela qu’elle décida de faire de son film une fiction et non un documentaire comme ses précédentes réalisations.

L'été des poissons volants1

« Je ne saurais affirmer que les sensations sont plus importantes que les faits« , déclare la cinéaste lors d’une interview à filmdeculte.com qui compare L’Eté des poissons volants à l’approche cinématographique de Jane Campion, dite impressionniste. A Marcela Said de répondre qu’elle s’intéresse surtout à renouveler l’approche d’un cinéma dominant, trop narratif, comme l’avait fait David Lynch il y a plusieurs années

Lire l’entretien de la réalisatrice accordé à FilmdeCulte

 

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