Samedi 26 avril à 18h00 à l’Auditorium de Lyon, ciné-concert Metropolis

Ciné-Concert avec la musique de Martin Matalon, compositeur et chef d’orchestre, jouée par l’ Ensemble Intercontemporain (fondé par Pierre Boulez)

Clefs d’écoute : 1h30 avant le début du concert, assistez gratuitement aux nouvelles Clefs d’écoute dans le bas-atrium ; 1 heure pour découvrir la forme des œuvres, leur histoire ou connaitre en profondeur le texte qui les soutient.

En coproduction avec l’Institut Lumière.

Plus d’information : www. auditorium-lyon.com

Metropolis

METROPOLIS 
de Fritz Lang
Allemagne., 1925, N&B, muet, version longue restaurée, 2h30
AAAAvec Brigitte Helm, Gustav Fröhlich, Alfred Abe

Synopsis

Dans une immense cité du troisième millénaire, les ouvriers forment une caste d’esclaves relégués dans une ville souterraine, tandis qu’une élite privilégiée vit dans une oisiveté paradisiaque. Freder, fils du maître de la ville, tombe amoureux de Maria, jeune habitante des catacombes…

Fresque visionnaire et gigantesque, Metropolis est à la fois un drame social puissant sur l’avenir de notre monde, et un exemple brillant de l’expressionnisme allemand. Découvrez ce sommet du cinéma muet dans sa version intégrale et restaurée, après la redécouverte de passages inconnus en 2008 au musée du Cinéma de Buenos Aires.

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A propos du film

Le film le plus transformé de l’histoire du cinéma
Metropolis, au moment de son tournage, était un projet colossal. Les producteurs de la Ufa, à Berlin, investirent 30 millions d’euros dans ce film futuriste. Lors de sa première sortie, à Berlin, en janvier 1927, le long-métrage de Fritz Lang ne réunit que 15 000 spectateurs. Le film est alors rapidement retiré des écrans, puis est remonté, raccourci, mais ne trouve pas pour autant son public. Ce n’est que lors d’une ressortie internationale à la fin de la Seconde Guerre mondiale que Metropolis acquiert le statut qu’il a encore aujourd’hui, celui de film culte. Un quart du film a été perdu lors de ses premières coupes : ses multiples restaurations ont néanmoins permis de préserver la qualité de l’image.

Un film – Mémoire du monde
Metropolis est inscrit au registre Mémoire du Monde de l’Unesco, il a été le premier film classé parmi les documentaires de patrimoine mondial.

Fritz Lang adapte un roman de son épouse
Metropolis est adapté d’un roman de Thea von Harbou, l’épouse de Fritz Lang. Elle a également participé à l’écriture du scénario. Leur première collaboration remonte à 1920 et Das Wandernde Bild, dont elle avait signé le scénario.

Effets spéciaux
Fritz Lang, le réalisateur des Nibelungen, du Tombeau hindou, résume ainsi Metropolis, pour lequel il imagina nombre d’effets spéciaux : « Un travail innovateur techniquement et artistiquement, et qui aurait été irréalisable sans ces inventions. Le fait que nous ayons pu surmonter ces difficultés montre bien les nombreuses possibilités et capacités d’évolution que possède ce film.« 

Pour obtenir une dimension visuelle à la hauteur de la dimension morale du film, l’équipe de Metropolis a dû inventer de nombreux effets spéciaux. Ainsi, la nouvelle « Tour de Babel« , censée mesurer 500 mètres de hauteur, a été réalisée en miniature. C’est le chef opérateur Eugène Schüfftan qui mis au point un procédé jouant sur les miroirs : à partir de petites parties, une grande partie du décor était constituée. Les autoroutes, les voitures, ont été minutieusement ajoutées : six semaines ont été nécessaires pour finaliser ces plans, où la lumière et la disposition des caméras ont une place essentielle.

Les costumes de l’an 2000
Réaliser les costumes de Métropolis était un véritable pari pour Aenne Willkomm : « Il ne s’agissait pas de créer la mode de demain, qui sommeille déjà aujourd’hui en chacun de nous, ni celle d’après demain car elle prend certainement déjà forme dans l’esprit des grands couturiers, mais la mode de l’an 2000, une époque qui nous paraît si lointaine qu’elle ne peut exister que dans l’imaginaire. (…) Qui sait si les gens de l’an 2000 porteront ce genre de vêtements ? Peut-être un jour verront-ils Métropolis et seront-ils étonnés de constater à quel point l’imagination est proche de la réalité. »

La difficulté principale pour Aenne Willkomm était de trouver deux costumes fondamentalement différents pour Brigitte Helm : « La tenue de la gentille Maria devait avoir des tons lumineux et reposants, afin de rappeler une ancienne icône de madone. Pour le rôle du robot au contraire, son costume devait avoir un aspect aussi criard et glaçant que possible. Au corps de femme nu et pâle on fixa de petites pierres brillantes, pour renforcer cette impression de froideur extrême de la machine. »

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