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Le conte de la princesse Kaguya, un film poétique d’une beauté renversante

Le Conte de la Princesse Kaguya

Le conte de la princesse Kaguya
d’Isao Takahata
Animation
Japon, 2014,  2h17
Sortie mercredi 25 juin 2014

Consulter les horaires du film à Lyon et dans sa région : ici

Synopsis
Découverte dans une souche de bambou brillante, une petite fille élevée par un vieux coupeur de bambou et son épouse , devient une séduisante jeune femme. De la campagne lointaine jusqu’à la grande capitale, sa beauté – même cachée – suscite l’engouement auprès de tous ceux qui la rencontrent et fascine en particulier cinq nobles prétendants.

A propos du film

Le conte adapté par Takahata est l’un des textes les plus anciens (Xe siècle) et les plus populaires du Japon. Il raconte la charmante puis tragique histoire d’une minuscule petite fille née dans une tige de bambou, élevée par de braves paysans et qui deviendra la plus belle, intelligente et convoitée des princesses du pays. Deux parties assez nettes scindent le récit : une enfance libre et édénique à la campagne puis, après la puberté, une mise au pas sociale étouffante. Les plus désirables princes du royaume, et l’empereur lui-même, vont tourmenter la délicate créature de leurs assauts et de leurs promesses superlatives. Elle n’en veut aucun, préférant un humble gars de son village natal que son destin surnaturel lui refuse…

Le style retenu par Takahata pour traiter ce monument du folklore japonais puise directement aux sources de l’estampe classique. Toute la première partie du film accumule notamment d’irrésistibles études de la vie paysanne qui paraissent prélevées sur des rouleaux ancestraux. La campagne ici peinte palpite dans son contexte nippon médiéval, mais surtout dans sa dimension virgilienne universelle. Les scènes de travaux des champs, le grouillement des animaux et, surtout, les galipettes, étonnements et polissonneries de l’adorable héroïne lorsqu’elle est bébé sont rendus avec une chair, une tendresse et une vivacité extraordinaires. Le dessin coule avec une simplicité d’autant plus admirable qu’elle est en trompe-l’œil : quel travail il faut fournir pour créer une fluidité telle que tout le film a l’air tracé d’un seul trait génial et inspiré !

Isao Takahata a opté pour une esthétique singulière, avec des personnages dessinés au fusain évoluant dans des décors au fini d’aquarelle.

Minuscule petite fille née dans une tige de bambou, Kaguya deviendra la plus convoitée des princesses du pays. (Photo Hatake Jimusho)

Minuscule petite fille née dans une tige de bambou, Kaguya deviendra la plus convoitée des princesses du pays. (Photo Hatake Jimusho)

Festivals et récompenses

Le Conte de la princesse Kaguya est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2014. Il a auparavant reçu deux récompenses lors du festival Blue Ribbon en 2013 : celle du Meilleur film et celle du Meilleur réalisateur pour Isao Takahata. Il fut également présenté et récompensé à divers festivals asiatiques. Enfin, le film sera présenté en avant-première au public français lors du festival du cinéma d’animation à Annecy, en juin 2014, dont il fera l’ouverture, en présence du réalisateur.

Isao Takahata

takahataTakahata débute par la télévision. En France, c’est par la série animée Heidi qu’il se fait connaître. Diffusée au Japon en 1974, avec la participation notamment de Miyazaki, elle est montrée en France en 1981.

Il réalise son premier film pour le cinéma en 1968, Horus, prince du soleil. Ce film est la première réalisation « indépendante » de l’histoire de l’animation japonaise. Takahata en assure la mise en scène, car il ne dessine pas lui-même, au contraire de Hayao Miyazaki. Il se contente d’esquisser le story-board. Suivent Kié la petite peste en 1981 et Goshu le violoncelliste en 1982. Ces deux films évoquent un sujet cher à Takahata et qui est récurrent dans toute son oeuvre : l’abandon, l’enfance orpheline

Mais c’est avec Le tombeau des lucioles sorti en 1988 que Takahata connaît une reconnaissance internationale. En plongeant un frère et une sœur dans le cauchemar de la seconde guerre mondiale, le réalisateur sortait définitivement du dessin animé pour enfant pour raconter les spectateurs à la période charnière de l’Histoire nippone.

En 1991, il réalise un film intimiste et naturaliste Les Souvenirs ne s’oublient jamais, puis vient Pompoko (1994). En 1999 Mes voisins les Yamada connaît un beau succès à travers le monde. En 2003, il est le metteur en scène des Aventures de Petit Panda, sorti en Europe en juillet 2004.

14 ans après, il revient avec Le conte de la princesse Kaguya.

Isao Takahata est également le cofondateur du studio d’animation Ghibli, qui a produit grand nombre des films d’Hayao Miyazaki, notamment Princesse Mononoké (1997), Le Voyage de Chihiro(2001) ou encore Le vent se lève (2013).

 

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