institut lumière

Du vendredi 29 août au jeudi 2 octobre, Cinéma italien des années 1970 à l’Institut Lumière

cycle italien

Parcours à travers le cinéma italien des années 1970, dans une sélection qui fait la part belle à la comédie sociale. Dans un pays assombri par les années de plomb, dans une société de consommation en plein essor, les cinéastes, souvent passés par le journalisme satirique, jettent un regard féroce et drôle sur leurs contemporains – les caricaturant parfois jusqu’à l’extrême – sur la lutte des classes, la lutte des sexes, l’attrait de l’argent, l’Eglise, et toujours le pouvoir.

La spécialiste du cinéma italien, Laurence Schifano, fera découvrir le cinéma italien des années 70, lors d’une conférence, Mardi 16 septembre 2014.

Di 14/09 à 14h30 – Me 1er/10 à 17h – Je 2/10 à 14h30 – Ve 3/10 à 21h15

Au nom du peuple italien de Dino Risi

La mort d’une jeune femme conduit un honnête magistrat sur la piste d’un industriel richissime et corrompu. Si ce dernier, lors de l’investigation, se révèle être un personnage détestable, l’obstination du juge devient pour autant peu à peu suspecte… Deux acteurs exceptionnels, un scénario particulièrement efficace signé Age et Scarpelli, une des plus belles réussites de la comédie sociale, « à la limite du cynisme dans la vision grotesque » de la société qu’il peint (Laurence Schifano).

(In nome del popolo italanio, 1970, 1h43, couleur, avec Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman)

Me 3/09 à 14h30 – Ve 5/09 à 19h – Sa 6/09 à 16h15 – Me 10/09 à 21h30 – Ve 12/09 à 14h30

La Classe ouvrière va au paradis de Elio Petri

Lulù Massa, ouvrier, est peu apprécié de ses collègues, son rendement étant toujours cité en exemple. Mais lorsqu’il se coupe un doigt accidentellement, les ouvriers, solidaires, se mettent en grève… Palme d’Or à Cannes en 1972, évocation du milieu ouvrier dans un film antiautoritaire habité par une énergie remarquable.

(La classe operaia va in paradiso, 1971, 2h05, couleur, avec Gian Maria Volontè, Mariangela Melato)

Je 11/09 à 14h30 – Ve 12/09 à 16h45 – Sa 13/09 à 16h15 – Ma 16/09 à 14h30

Mimi métallo blessé de Lina Wertmüller

Mimi, manoeuvre sicilien, refuse de se plier aux règles de la mafia et doit s’expatrier, laissant sa femme en Sicile. À Turin, il est de nouveau contacté par l’Organisation… Aujourd’hui méconnue, Lina Wertmüller fut l’une des cinéastes importantes des années 70 (la première à être nominée aux Oscars). Exacerbant le burlesque et la dimension socio-économique prégnants dans le cinéma italien d’alors, elle signe ici une comédie politique et féministe débridée.

(Mimì metallurgico ferito nell’onore, 1972, 2h, couleur, avec Giancarlo Giannini, Mariangela Melato, Agostina Belli)

Ve 29/08 à 14h30 – Sa 30/08 à 18h30 – Di 31/08 à 14h30 – Ma 2/09 à 16h30 – Ve 3/10 à 19h
 

L’Argent de la vieille de Luigi Comencini

Comme chaque année, une vieille milliardaire américaine revient à Rome pour jouer au “scopone”, jeu de cartes auquel elle plume régulièrement un couple de chiffonniers, Peppino et Antonia… François Chevassu (La Revue du Cinéma) : « L’affrontement du bidonville et de la bourgeoisie, à travers une comédie fort drôle, nourrie de tendresse et d’humour noir. Une nouvelle démonstration de l’habileté des cinéastes italiens à mêler spectacle et réflexion. »

(Lo scopone scientifico, 1972, 1h58, couleur, avec Alberto Sordi, Bette Davis, Silvana Mangano, Joseph Cotten)

Ve 29/08 à 17h – Sa 30/08 à 20h45 – Di 31/08 à 16h45 – Ma 2/09 à 14h30 – Ve 26/09 à 21h

La Plus belle soirée de ma vie vie de Ettore Scola

Un homme d’affaires, en route vers la Suisse où il doit déposer son argent, tombe en panne. Il est accueilli dans un château par de vieux juges à la retraite : ils proposent de lui faire son procès… Scola réunit les monstres sacrés du cinéma français, ceux qui l’ont fait rêver jeune spectateur, face à Alberto Sordi, dans un film brillant et drôle, procès des petites lâchetés et grandes vilenies.

S’il existe une version française du film, avec les voix des acteurs français, il n’en existe pas de copie, le film est donc ici présenté en version italienne sous-titrée en français.

(La più bella serata della mia vita, 1972, 1h46, couleur, avec Alberto Sordi, Michel Simon, Pierre Brasseur, Charles Vanel, Claude Dauphin)

Me 3/09 à 21h – Je 4/09 à 17h – Ve 5/09 à 16h30 – Sa 6/09 à 20h30 – Di 7/09 à 16h30

L’Affaire Mattei de Francesco Rosi

Octobre 1962, l’avion privé d’Enrico Mattei s’écrase… De là, Francesco Rosi revient sur le combat de cet ingénieur contre les grandes sociétés pétrolières américaines, et pour une indépendance énergétique de l’Italie. D’après des faits réels, une enquête passionnante, solidement documentée, qui reçut la Palme d’Or au Festival de Cannes 1972, ex-aequo avec La Classe ouvrière…, décernée par Alfred Hitchcock. En tête d’affiche de ces deux films, un même acteur : Gian Maria Volontè.

(Il Caso Mattei, 1972, 1h56, couleur, avec Gian Maria Volontè, Luigi Squarzina, Peter Baldwin)

Je 18/09 à 19h – Me 24/09 à 19h – Ve 26/09 à 17h – Sa 27/09 à 16h15 – Ma 30/09 à 17h

La Propriété c’est plus le vol de Elio Petri

Total est un employé de banque atteint d’une maladie peu commune : le contact avec l’argent lui provoque des démangeaisons. Quittant son emploi, il décide de s’attaquer au système en prenant pour cible un boucher qui étale sa fortune avec ostentation… Politique, inventivité formelle et humour : le troisième volet après La Classe ouvrière va au paradis de la « tératologie politique » du cinéaste communiste Elio Petri, dans « un style violemment expressionniste et des tonalités irréelles et grimaçantes. » (Laurence Schifano)

(La proprietà non è più un furto, 1973, 1h43, couleur, avec Ugo Tognazzi, Flavio Bucci, Daria Nicolodi)

Ve 29/08 à 20h30 Présenté par Fabrice Calzettoni, Sa 30/08 à 16h15 – Di 31/08 à 18h45 – Me 24/09 à 21h – Di 28/09 à 16h15

Nous nous sommes tant aimésde Ettore Scola

A travers le destin de trois personnages qui se sont rencontrés alors qu’ils étaient de jeunes partisans, Scola livre un formidable portrait de l’Italie de l’après-guerre aux années 1970… Destins croisés, mémoires communes, désenchantement, rien n’échappe au tir groupé de Scola et de ses scénaristes Age et Scarpelli. L’un des plus beaux fleurons de la comédie italienne. « Nous voulions changer le monde, c’est lui qui nous a changés. »(C’eravamo tanto amati, 1974, 1h59, N&B et couleur, avec Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli)

Me 3/09 à 19h – Sa 6/09 à 18h30 – Di 7/09 à 14h30 – Ma 9/09 à 14h30 – Je 11/09 à 16h45

Parfum de femme de Dino Risi

Un ancien capitaine de cavalerie aveugle doit voyager à Naples. L’armée met à sa disposition un jeune soldat, qui devient son souffre-douleur. Cynique et agressif, l’aveugle semble deviner tout ce qui se passe autour de lui et repère les femmes grâce à leur parfum charnel… Classique de la comédie italienne, le film dévoile une douloureuse amertume faite de solitude, où la persistance du désir se confronte à l’attirance de la mort.(Profumo di donna, 1974, 1h43, couleur, avec Vittorio Gassman, Alessandro Momo, Agostina Belli)

Ma 16/09 à 21h En présence de Laurence Schifano – Me 17/09 à 16h15 – Ve 19/09 à 14h30 – Di 21/09 à 16h15 -Ma 23/09 à 21h

Mes chers amis de Mario Monicelli

Quatre lurons passent leur temps libre à rire et jouer des tours idiots à des inconnus. Un jour, un des quatre personnages enlève la femme d’un médecin. Loin de s’offusquer, celui-ci rejoint la joyeuse bande et participe aux blagues toujours plus saugrenues… Un film d’une ironie mordante et d’une grande drôlerie, porté aussi par la tendresse qui se dégage de la formidable complicité des acteurs. En copie restaurée.(Amici miei, 1975, 1h54, couleur, avec Ugo Tognazzi, Philippe Noiret, Bernard Blier)

Je 4/09 à 14h30 – Ve 5/09 à 21h15 – Di 7/09 à 18h45 – Sa 27/09 à 20h30 – Di 28/09 à 18h30

Affreux, sales et méchants de Ettore Scola

Dans un bidonville, le vieux Giacinto règne sur sa famille qui veut lui voler son magot, sa prime d’invalidité. Chaque jour, cette petite communauté d’affreux, sales et méchants part à ses occupations : larcins, mendicité, prostitution… Indispensable à cette sélection italienne des années 1970, la satire provocatrice et féroce de Scola sur le sous-prolétariat, produit et reflet de la société de consommation.(Brutti, sporchi e cattivi, 1976, 1h55, couleur, avec Nino Manfredi, Francesco Annibaldi, Maria Bosco)

VSa 30/08 à 14h30 – Ma 2/09 à 19h – Me 3/09 à 17h – Ve 5/09 à 14h30 – Ma 9/09 à 16h30

Dernier amour de Dino Risi

Ex-gloire de la comédie, Picchio arrive dans une maison de retraite pour anciens comédiens. Il tombe amoureux de la jeune Renata, et décide de la suivre à Rome, pour vivre la première aventure amoureuse de sa retraite…L’Ange bleu revu et corrigé par Dino Risi dans l’une de ses toutes dernières comédies, des plus mélancoliques, avec Ugo Tognazzi et la jeune Ornella Muti.(Primo amore, 1978, 1h25, couleur, avec Ugo Tognazzi, Ornella Muti, Mario Del Monaco)

Sa 27/09 à 18h15 – Me 1er/10 à 21h – Je 2/10 à 16h30 – Ve 3/10 à 16h30

Le Grand embouteillage de Luigi Comencini

Sur une autoroute romaine, des centaines de véhicules sont bloqués durant des heures dans un gigantesque embouteillage. Les comportements de conducteurs de tous horizons deviennent peu à peu irrationnels…

Un portrait satirique de la société italienne et de la médiocrité humaine. En copie restaurée en avant-première de sa ressortie nationale.

(L’ingorgo, 1979, 2h01, couleur, avec Alberto Sordi, Annie Girardot, Fernando Rey)

Je 11/09 à 18h45 – Ve 12/09 à 19h – Di 14/09 à 18h45 – Ma 16/09 à 17h Ve 26/09 à 14h30

Sacco et Vanzetti de Giuliano Montaldo

Massachusetts, 1920. Après un braquage qui tourne mal, deux suspects sont arrêtés : Nicola Sacco, cordonnier, et Bartolomeo Vanzetti, marchand de poissons, deux Italiens anarchistes. Ils sont bientôt condamnés à mort… Un réquisitoire pour la justice et la liberté, où Montaldo dénonce l’entreprise de diabolisation dans une Amérique de plus en plus conservatrice.

Avec Riccardo Cucciolla, prix d’interprétation à Cannes en 1971, et Gian Maria Volonté, et la musique, célébre, signée Ennio Morricone et Joan Baez. Here’s to You…

En copie inédite restaurée.

(Sacco e Vanzetti, 1971, 2h04, couleur, avec Riccardo Cucciolla, Gian Maria Volonté)

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