La Mort aux trousses dans les salles du GRAC

CinéCollection vous propose chaque mois, de voyager à travers l’histoire du cinéma pour voir ou revoir sur grand écran les oeuvres d’auteurs.  Certaines séances sont accompagnées par les propos  éclairés d’un spécialiste ou d’un cinéphile averti. Tous ces titres sont proposés en copies restaurées au format numérique dans près de  30 salles adhérentes au réseau GRAC.

Dans ce cadre, l’ensemble des salles du G.RA.C propose, du 8 septembre au 20 novembre 2014, La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock. Le film est présenté dans une magnifique copie restaurée, les couleurs sont splendides. Aussi, c’est un réel plaisir de revoir ce chez d’oeuvre sur grand écran,  

Consultez les horaires des séances dans chacune des salles sur le site du GRAC
Le programme à télécharger

La mort aux trousses

La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock
Avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason, Martin Landau
USA / 1959 / 2h16 / Couleur.

SYNOPSIS 

Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d’un espion. Pris entre une mystérieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. Il fuit à travers les Etats-Unis et part à la recherche d’une vérité qui se révèlera très surprenante.

La Mort aux trousses est un thriller moderne : mélange d’humour et de mort possible dans chacune de scène. Nous retrouverons ce cocktail dans les films  avec Harrisson Ford ou Bruce Willis.

la_mort_aux_trousses_north_by_northwest_1959_reference

A PROPOS DU FILM

Le scénario écrit par Alfred Hitchcock et Ernest Lehman s’inspire d’une affaire d’espionnage d’après-guerre : l’affaire Galindez, professeur exilé à New-York, enlevé en pleine rue.

Alfred Hitchcock n’eut pas la permission de tourner à l’intérieur du bâtiment des Nations Unies à New-York. Pour tout de même réussir à avoir des images, il utilisa une caméra dissimulée. Ou par exemple, pour le plan d’entrée de Cary Grant dans le bâtiment, Hitchcock se trouvait de l’autre côté de la rue.

QUELQUES IDEES DE MIS EN SCENE

« La scène de l’avion. Hitchcock explique dans une interview qu’il tourne là le dos au cliché du genre : grands espaces par opposition aux rues étroites à pavés gras du film noir, avion venu de nulle part au lieu de la limousine pointant au bout de la rue. La Cadillac noire sur la route déserte est, en l’occurrence, un leurre commentant le cliché : Thornhill a un mouvement de frayeur et l’on s’attend à ce que les mitraillettes crachent la mort par les portières. Dans le même esprit, le face à face avec le péquenot chapeauté de part et d’autre de la route ressemble à un duel de Western.

Scène du sauvetage d’Eve : après avoir escaladé la maison dans laquelle Eve sera vraisemblablement exécutée, Roger Tornhill s’est légèrement blessé à la main : gros plan sur la main ensanglantée, Roger recherche alors un mouchoir, y voit gravé ses initiales et notamment ce O entre le R et le T dont il avait discuté avec Eve lorsque celle-ci avait remarqué sa boite d’allumettes personnalisée sur laquelle elles figuraient (R.O.T : O pour « zéro » : « rien » avait-il dit mais, évidemment, rot=pourri et O prétentieux comme celui de David O. Selznick mais surtout O pour préparer cette séquence qui vient une heure après) : il sait alors qu’il peut lui envoyer sa boite d’allumettes personnalisée : elle sera reconnue immédiatement…par elle et le spectateur.

On s’enchante aussi des allusions à la guerre froide, comme la Škoda filant le taxi de Thornhill au début. On s’amuse encore des simulacres de la mort : l’homme tenant un chapeau à la main devant la cabine comme pour saluer par anticipation le cadavre de Thornhill en train de téléphoner, ou Leonard inscrit après sa chute dans les formes anguleuses d’un fauteuil comme dans un cercueil, Vandamn en contrechamp versant des larmes sur ses mains jointes (en réalité sur son amour trahi et son poing meurtri par le direct). On applaudit même sans faute à la métaphore de ce train phallique au bout écarlate perçant le tunnel de la nuit de noce en wagon-lit. »  Ciné club de Can

la-mort-aux-trousses2

FICHE TECHNIQUE

  • Année : 1959
  • Pays : États-Unis
  • Genres : Aventure, Drame,Mystère, Romance, Thriller
  • Réalisé par : Alfred Hitchcock
  • Avec : Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason,Jessie Royce Landis, Leo G. Carroll, Josephine Hutchinson, Philip Ober,Martin Landau, Adam Williams, Edward Platt,Robert Ellenstein, Les Tremayne, Philip Coolidge,Patrick McVey, Edward Binns
  • Montage : George Tomasini
  • Photographie : Robert Burks
  • Scénario : Ernest Lehman
  • Musique : Bernard Herrmann
  • Maquillage : Sydney Guilaroff, William Tuttle
  • Décorateur de plateau :Henry Grace, Frank R. McKelvy
  • Direction artistique :William A. Horning, Merrill Pye
  • Studios de production :Metro-Goldwyn-Mayer (MGM)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s