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J’accuse d’Abel Gance à l’Institut Lumière

A l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, l’Institut Lumière à Lyon organise deux ciné-concerts. Le film J’accuse d’Abel Gance , en version restaurée, accompagné au piano par Romain Camiolo sera projeté au Hangar du Premier Film, le mardi 2 décembre à 14h30 et  20h.

Sorti en 1919, J’accuse retrace la souffrance des hommes face aux horreurs de la guerre, à travers la vie d’un ancien poilu devenu pacifiste convaincu.  Le film connaît un succès international grâce à la force avec laquelle il donne à voir la souffrance, certaines scènes ayant été tournées avec de vrais soldats qui avaient combattu à Verdun.

Plus d’informations sur www.institut-lumiere.org

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J’accuse
D’Abel Gance
France, 1919, 2h46, N&B teinté

S‘appuyant sur le titre d’un article célèbre d’Emile Zola pour la défense de Dreyfus, J’accuse est une oeuvre majeure d’Abel Gance dénonçant la guerre, en se servant pour fil conducteur de la vie et de la mort d’un ancien poilu devenu pacifiste convaincu.

Lire l’article sur Le Monde.fr  « J’accuse » d’Abel Gance, un ciné-concert inédit à la salle Pleyel

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A PROPOS DU FILM
En 1919, juste après le traité de Versailles, Abel Gance se lance à corps perdu dans la réalisation d’une fresque sur la Première Guerre mondiale.

Faire un film sur la Grande Guerre en 1919 n’est pas une évidence : loin du cliché d’une France entrant dans les Années Folles pour oublier les charniers, c’est surtout une France muette à laquelle Abel Gance donne la « parole ». Incapables de parler de leur expérience de l’horreur, les soldats démobilisés ont eu des relais littéraires (Henri Barbusse, Roland Dorgelès) et des relais picturaux (Otto Dix). Mais, au cinéma, Abel Gance est longtemps resté pionnier.

La tranchée faite de boue de saleté, la terreur provoquée par l’attaque et les coups de feu sot pour la première fois filmée par la fiction.  A l’époque, J’accuse montre une autre représentation que celle du film de propagande où les hommes attendaient patiemment et vaillamment l’assaut sous le drapeau tricolore. La fraternité existe lors de quelques scènes, mais c’est surtout les conditions abominables de vie et la peur constante de la mort qui ressort.

Abel Gance montre également l’attente des mères, des épouses et des sœurs à l’arrière. La souffrance bien que différente de celle du front, existe aussi à l’arrière comme le dévoile ce carton : « La guerre tue les mères aussi bien que les fils. »

La grande originalité en 1919 du J’accuse d’Abel Gance est d’osciller sans cesse entre un naturalisme certain, notamment lors des scènes de tranchées, et un onirisme poétique : la danse macabre, reprise par Renoir  dans La Règle du jeu, n’est jamais filmée frontalement. Elle apparaît en incrustation, comme une illusion, comme une obsession.

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DISTRIBUTION

  • Séverin MARS (François Laurin),
  • Romuald JOUBE (Jean Diaz),
  • Maryse DAUVRAY (Edith Laurin),
  • Maxime DESJARDINS, Blaise CENDRARS

FICHE TECHNIQUE

  • Titre : J’accuse
  • Réalisation : Abel Gance
  • Scénario : Abel Gance
  • Chef-opérateur : Marc Bujard, Léonce-Henri Burel, Maurice Forster
  • Montage : Andrée Danis, Abel Gance
  • Production : Charles Pathé
  • Assistant-réalisateur : Blaise Cendrars
  • Durée : 166 minutes

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