Jeudi 29 janvier, soirée spéciale Werner Herzog à l’Institut Lumière.

conf-herzog

Jeudi 29 janvier à 19h30 à l’Institut LumièreHervé Aubron, donnera une conférence sur le cinéaste Werner Herzog. Hervé Aubron est critique de cinéma, spécialiste du réalisateur, et co-auteur avec Emmanuel Burdeau de Manuel de survie, entretien avec Werner Herzog qui . La conférence est en entrée gratuite, le retrait d’un ticket est nécessaire et la réservation conseillée.

La soirée se poursuivra à 21h avec la projection du film Grizzly Man, de Werner Herzog. Portrait de Tim Treadwell, écologiste controversé et charismatique, investi d’une mission de protection des ours, vivant plusieurs mois par an auprès d’eux en Alaska. Loin d’être un simple documentaire animalier aux images époustouflantes, Grizzly Man nous plonge dans un drame humain, dont les enjeux marquent les spectateurs durablement.

Autres séances pour Grizzly Man : Jeudi 19/02 à 14h30 – Vendredi 20/02 à 21h

Toutes les informations pratiques sur www.institut-lumiere.org

Grizzly-Man 1

Grizzly Man
Réalisé par Werner Herzog
Avec  Timothy Treadwell, Werner Herzog, Amie Huguenard 
USA, 2005, 1h45 Documentaire
Date de sortie : 7 décembre 2005

DESCRIPTION

L’histoire vraie de Timothy Treadwell, un écologiste écologiste controversé et charismatique, et de sa compagne Amie Huguenard, ayant passé treize étés consécutifs auprès des grizzlys en Alaska, avant de se faire dévorer par ceux dont ils assuraient la protection..

« Ma vision du monde et ma vision de la nature sauvage sont si diamétralement opposée à celles de Treadwell qu’il fallait que je dise quelque chose. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Et cela donne de la vie au film. Il est à l’écran et je polémique avec lui depuis le hors-champ ! Je crois que ce jeu ajoute une dimension très intéressante à la structure narrative du film. Ce n’est pas que j’aie besoin de faire un autoportrait. Il s’agit juste pour moi d’exprimer mon attitude  à l’égard du monde. » Propos recueillis par Hervé Aubron et Emmanuel Burdeau (Werner Herzog, Manuel de survie, Capricci, 2013).

Grizzly-Man_610

A PROPOS DU FILM

Timothy Treadwell est le créateur de l’association « Grizzly people » visant à défendre et protéger les grizzlys. Il donnait aussi gratuitement des cours ou conférences sur les ours et la vie sauvage destinés aux enfants américains. Il avait près de 10.000 élèves chaque année. Il est aussi le co-auteur du livre « Among grizzlies ».

Jeune, Tim Treadwell était alcoolique.  C’est lors d’un voyage en Alaska et grâce à la proximité des grizzlys qu’il se sentit renaître et put définitivement mettre une croix sur ses problèmes d’alcool. Il avouera devoir une fière chandelle à ses compagnons poilus. Ceux-là même qui l’assassineront lors de son treizième voyage en leur compagnie.

La caméra du documentariste Timothy Treadwell filmait lors de son attaque à son campement par le(s) grizzly(s) qui l’aurai(en)t massacré. Or, sur cette caméra, le cache était resté sur l’objectif : la caméra n’a donc enregistré que du son. Werner Herzog écoute cette bande dans le film mais, tout d’abord, il ne la fait pas partager (le film ne montre que sa réaction d’effroi face à celle-ci). « C’est pour moi une question de décence » affirme Herzog. Ensuite, il demande même à la personne à qui cette bande fut léguée de la détruire.

Pour mettre en musique le film, les plus grand guitaristes du monde (dont Jim O’Rourke membre de Sonic Youth ou Richard Thompson) furent convoqué à Berkeley où leur a été présenté le film achevé. Ils composèrent la musique tout en l’enregistrant sans aucune préparation d’aucune sorte. Le producteur du film se souvient : « se retrouver en studio avec d’aussi grands musiciens était déjà émouvant, mais les voir ressentir et retranscrire aussitôt meur émotions était encore plus incroyable »

La majorité des images de Grizzly man sont une sélection des vidéos filmées par Tim Treadwell lors de ses campements estivaux en Alaska. Herzog monte, pas toujours de façon chronologique, ces images qu’il mélange aux siennes, à son investigation.

« Au-delà des images fabuleuses d’un film naturaliste dénué d’artifice, c’est bien d’une plongée dans les méandres névrotiques de l’âme humaine dont il s’agit. » Libération

« Grizzly Man n’est pas un documentaire animalier lambda, mais un drame qui nous hante. » Les Inrockuptibles

Grizzly-Man 2

 

GRIZZLY MAN ET LES FESTIVALS

Grizzly man a été présenté à Sundance en compétition officielle pour le prix du meilleur documentaire. Werner Herzog fut récompensé par le Alfred P. Sloan Feature Film Prize.

«  Un portrait de ce personnage extraordinaire, composé à la fois d’entretiens faits par le cinéaste allemand et aussi d’images vidéo, filmées tous les ans par Treadwell lui-même au cours de ses séjours (plus d’une douzaine) dans un parc naturel, en Alaska. Grizzly Man est tout d’abord la peinture d’une forme d’écologie radicale, illuminée, détachée des exigences de la réalité. L’aventure de Treadwell ressemble à une fuite de la civilisation, une recherche d’un univers préservé des hommes. Surplombant ces images, il y a la voix d’Herzog saluant en Treadwell un authentique cinéaste qui, avec sa caméra vidéo, a parfois réussi à capter l’impossible (les accidents de la vie sauvage), mais le désignant aussi comme un naïf croyant trouver dans la nature une harmonie perdue alors que n’y règnent que le chaos, le meurtre et l’indifférence absolue. » Jean Françpois Rauger (Le Monde)
Lire l’article complet de Jean François Rauger (Le Monde)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s