Spartacus et Cassandra

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SPARTACUS ET CASSANDRA
De IOANIS NUGUET
France, 2015, Durée : 1h20
Date de sortie : 11 février 2015

Sélectionné à l’Acid / Festival de Cannes 2014

DESCRIPTION

Deux enfants roms sont recueillis par une jeune trapéziste dans un chapiteau à la périphérie de Paris. Un havre de paix fragile pour ce frère et sa soeur de 13 et 10 ans, déchirés entre le nouveau destin qui s’offre à eux, et leurs parents vivant dans la rue.

 » Entre réalisme et poésie, documentaire et fiction, cette histoire frappe au cœur. Sans juger, sans esquiver l’alcoolisme du père, la folie de la mère, la colère des enfants, le réalisateur suit, souvent en caméra portée, leur parcours de vie et leur cheminement intérieur. Troublant et émouvant. «   Isabelle Danel – PREMIÈRE

Lire une interview de Ioanis Nuguet : ici

 

 

A PROPOS DU FILM

Ioanis Nuguet a passé trois ans auprès des Rroms de Seine-Saint-Denis. A la froide observation de leur vie, le jeune cinéaste préfère un film documentaire à « hauteur d’enfants », constitué de la somme de leurs regards, sentiments, pensées…

Son cinéma direct en plans séquences s’ouvre à la fantaisie, à la musique, au Super 8, aux photos et animations, libre comme le slam de Spartacus.

L’histoire de deux enfants qui, au bout de l’engrenage judiciaire, comprennent qu’à défaut de pouvoir sauver leurs parents, ils peuvent décider de se sauver eux-mêmes. Cruel dilemme pour ces petits héros dignes des frères Grimm, qui vont apprendre ce qu’il en coûte de prendre leur destin en main, et d’abandonner leurs parents au bord du chemin…

Ioanis Nuguet compose avec empathie un « conte documentaire » à la fois tendre et rude, réaliste et poétique. Où dépassant la fonction de sujets-témoins de l’enfance rrom, Spartacus et Cassandra nous offrent la possibilité d’expérimenter l’absolue singularité de leur vie. Et de devenir les témoins de leur combat pour trouver une place dans ce monde qui souvent les rejette, pour rompre avec cette fatalité qui voudrait qu’ils n’aient d’autre existence que celle qu’on leur réserve, à la lisière de la société. Etre enfant, comme leur dit Camille, c’est continuer de rêver à une vie meilleure.

Le film est né grâce à une rencontre, celle du réalisateur Ioanis Nuguet avec le jeune Spartacus qui lui conseilla de le filmer lui et sa sœur. Le réalisateur leur a donc donné la parole et leur a permis de s’exprimer sur leurs peurs, leurs doutes mais aussi sur leurs espoirs quant à une vie meilleure.

spartacus et Cassandra

L’AVIS DU CINEASTE DOMINIQUE CABRERA

« Ça commence avec leurs voix, leur journal-poème de la vie d’avant.

Musiques, photos, animations, Super 8. On est dans un cirque. Spartacus et Cassandra rigolent, jouent au ballon, chantent, marchent sur un fil. Cinéma direct, plan séquence. On est dans un campement rrom. Les enfants ne veulent pas être placés dans une famille d’accueil, aller à l’école, quitter la rue. « Vous restez avec moi » dit le père, « jusqu’à présent je vous ai fait grandir. »

« Qu’est ce qui est meilleur pour Spartacus et Cassandra ? » La question du film est posée, déchirante ainsi que son style, réaliste et poétique, libre comme un flow de rap. Nous sommes avec les enfants. Nous partagerons la détresse d’être enlevés aux siens « pour son bien », mais aussi le tremblement devant la douceur d’une vie nouvelle. « Je ne sais pas si j’ai le droit » dit Spartacus. Savons-nous ce qu’il en coûte de devenir les parents de ses parents ? Est-il indispensable de perdre pour grandir ? Le cinéaste compose avec empathie un film tendre et rude, merveilleux, un grand film. Sa présence entière, l’ampleur de sa vision, sa musicalité et sa grâce offrent comme une réparation au chagrin de vivre dans un monde terrible. « Je vois mes parents toujours dans la merde » dit Spartacus, « parfois le paradis me dégoûte ». On en sort le coeur serré et pourtant joyeux. Comme une voix aimée dans la nuit, le malheur s’éloigne, il ne disparaît pas, à force de l’affronter le temps passe et nous transforme.
Pour Spartacus et Cassandra, c’est déjà demain. »

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