Dimanche 5 avril à 21h30, Le Venin de la peur de Lucio Fulci dans le cadre de « Hallucinations Collectives »

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Dans le cadre de la rétrospective « Italie, Mère de tous les Bis… » proposée par le festival Hallucinations Collectives, Le Venin de la peur De  Lucio Fulci sera projeté dimanche 05 Avril 2015 à 21h30 au Cinéma Comoedia

Plus d’infos sur l’événement et sur le festival sur :  www.hallucinations-collectives.com 

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Le Venin de la peur
Titre original : Una Lucertola con la Pelle di Donna

De  Lucio Fulci
Italie, 1971, 1h37

Carol Hammond fait d’étranges rêves. La nuit, cette bourgeoise mariée, bien sous tous rapports, s’imagine avoir des relations intimes avec sa voisine hippie délurée, avant de la poignarder. Quand celle-ci est retrouvée assassinée, Carol se met à questionner sa propre santé mentale.

Le venin de la peur

Le mot d’Hallucinations Collectives 

Aujourd’hui, quand on cause giallo, on pense souvent à Argento. Or Fulci, bien qu’il doive sa notoriété à ses films morbides du début des 80’s, a aussi apporté au genre quelques contributions majeures. Dès l’incipit, il est clair que Le Venin de la Peur fait partie du lot. Cette scène d’exposition des ingrédients du film (angoisse, érotisme sulfureux, culpabilité et violence) est d’ailleurs à classer parmi les plus belles du Bis italien. La photo de Luigi Kuveiller est remarquable du début à la fin, avec des références visuelles variées (Francis Bacon, Pittura metafisica…) et des compositions au cordeau.

Pour autant, les dialogues ne sont pas traités à la légère comme c’est souvent le cas dans le giallo. Fulci les utilise pour déployer un scénario torturé et y glisser son propos caustique, achevant ainsi d’appliquer sur le genre sa marque personnelle.

https://vimeo.com/121601624

« Orchestré par un Fulci en pleine possession de ses moyens, ce remarquable thriller teinté de violence et d’érotisme joue dans la cour des gialli d’Argento mis en scène à la même époque. Le scénario foisonne de rebondissements amenés avec un grand savoir-faire qui clouent le spectateur à son siège, la tension est palpable, les acteurs sont du niveau d’une solide série B et la musique d’Ennio Morricone, tour à tour fébrile et mélancolique, sied parfaitement à l’atmosphère du film. Sur la brillante mécanique de l’intrigue viennent se greffer des scènes d’une force esthétique impressionnante telles que le rêve malsain et torride du personnage principal (troublante Florinda Bolkan) ou encore la découverte peu ragoûtante de chiens éventrés dont les tripes et le cœur trémulent encore (des trucages saisissants de réalisme, tant et si bien qu’une marionnette dut être réalisée devant la justice afin de prouver qu’aucun animal n’avait subi de maltraitance), témoignage du goût de Fulci pour la cruauté et l’horreur visuelle bien des années avant L’Au-delà, L’Enfer des Zombies, Frayeurs et consorts. Le filmage peut de prime abord sembler quelque peu chaotique, voire grossier, mais on se rend vite compte qu’il sert à traduire l’angoisse vécue par la protagoniste, celle-ci étant empêtrée dans une curieuse affaire de meurtre. Un infrangible, vigoureux et éminent giallo, qui se situe sans peine dans le gratin des œuvres de son auteur. De la belle ouvrage. »  Sir Gore sur http://www.horreur.net/film/le-venin-de-la-peur-3604

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