F.A.M.E – Film & Music Experience les 23 et 24 avril au Sucre (Lyon Confluence)

FAME_01

En écho au festival F.A.M.E – Film & Music Experience qui s’est tenu à la Gaîté lyrique à Paris du 12 au 15 mars dernier, deux jours durant, le toit de la Sucrière se fera écho du festival parisien pour une exploration des ponts entre musique, cinéma et cultures urbaines. Au programme : un apéro décontracté et des projections arty !

En présence des commissaires du festival F.A.M.E : Olivier Forest et Benoit Hické. Présenté par la Gaîté lyrique

L’événement aura lieu les 23 et 24 avril au Sucre, lieu culturel situé sur le toit de la Sucrière à Lyon (Confluence).

Retrouvez toutes les informations pratiques sur www.le-sucre.eu/fr/

JEUDI 23 AVRIL A PARTIR DE 19H30

 

Northern Soul de Elaine Constantine
(UK, 2014, 102’, VOSTA)

Quand la jeunesse du Nord de l’Angleterre redécouvre la musique soul noire américaine des années 60, la furie Northern Soul embrase le pays tout entier.

Sorti en salle en 2014 en Angleterre, le film a été le succès surprise du box-office anglais, malgré un nombre d’écrans limité – attirant un public passionné, curieux ou tout simplement nostalgique de ce pan de culture typiquement british.

Fin des années 60, milieu des années 70, la jeunesse du Nord de l’Angleterre redécouvre les pépites oubliées de la soul music noire américaine des années 60. Le phénomène Northern Soulembrase alors l’Angleterre. À travers l’histoire de deux jeunes garçons qui voient leurs vies bouleversées par le phénomène, la réalisatrice Elaine Constantine livre une histoire d’apprentissage classique et efficace, revisitant tous les passages obligés de la scène: soirées dans les clubs de jeunesse, recherche frénétique des disques, découverte des Dj stars, virées dans les clubs mythiques de la Northern Soul, Blackpool Mecca et Wigan Casino en tête, histoires d’amour, bagarres … le tout allègrement saupoudré du carburant favori des aficionados, lesamphétamines qu’on avale par poignées pour tenir le coup le long des interminables marathon de danse.

Tombée à l’adolescence dans le chaudron Northern Soul, Elaine Constantine a apporté un soin méticuleux à la reconstitution des clubs et des scènes de danse, des costumes, de l’ambiance du nord de l’Angleterre, apportant un véritable éclairage documentaire à son film. Photographe de la jeunesse des années 90 pour The Face ou Vogue, la réalisatrice a mis dix ans à réaliser son projet, organisant des séries de fêtes Northern Soul pour recruter et entraîner ses danseurs.

Emporté par une bande-son irrésistible, Northern Soul ravive joyeusement et avec simplicité une véritable culture populaire anglaise.

Film sous-titré en anglais.

I Dream Of Wires de Robert Fantinatto et Jason Amm
(CA, 2014, 102’, VOSTF)

Tout, absolument tout, ce que vous avez toujours voulu savoir sur les synthétiseurs modulaires, sans jamais oser le demander !

Écrit et produit par le musicien Jason Amm (Solvent), et adoptant avec humour le ton des films didactiques vintage, I Dream of Wires retrace l’histoire de ces machines analogiques, nées dans les laboratoires de recherche des années 50 avant de conquérir la musique des années 60 et 70. Puis d’être balayés par les synthétiseurs en plastique des années 80, moins chers et plus fiables. De Morton Subotnik à Gary Numan, de Carl Craig à Factory Floor, plusieurs générations de musiciens décrivent leur passion pour ces machines de rêves – le tout entrecoupé d’archives et de plans amoureux de ces machines qui ensorcellent toujours les musiciens.

En plus d’être un film érudit sur la question (il existe également une version de 4 heures du film !), I Dream of Wires est aussi un formidable voyage dans l’histoire des musiques électroniques, dans le rapport à la machine et à la création, et des multiples directions qu’elles auraient pu emprunter. Avec en particulier au centre de cette histoire, la rivalité entre Robert Moog sur la côte Est, et Donald Buchla, proche du San Francisco Tape Music Center de Morton Subotnick, sur la côte Ouest, aux approches radicalement opposées: Robert Moog ajoute un clavier à ses machines, tandis que Buchla y inclue le fameux Red Panel, prétendument imbibé de LSD …

Indispensable pour quiconque a un jour rêvé de moutons électriques.

VENDREDI 24 AVRIL A PARTIR DE 19h30

Buffalo Juggalos de Scott Cummings
(USA, 2014, 30’)

Un essai arty et minimaliste autour de la tribu des Juggalos, les fans du groupe de hip-hop Insane Clown Posse.

“Mon film n’est pas un documentaire. Mon film n’est pas sur les Juggalos. Il EST un Juggalo !”, explique le réalisateur de ce film arty en diable. Les Juggalos en question sont les fans de Insane Clown Posse, l’un des groupes de hip-hop les plus radicaux des Etats-Unis. Hardcore, rapcore, voire horrorcore, leur musique est le précipité grimaçant d’une Amérique en ruine, libérale et exsangue. Sombre, centrée sur des histoires d’horreur, de “Dark Carnival” et de meurtres, elle passionne et convoque une communauté dévouée : les Juggalos. Avec leurs masques de clowns, leurs couteaux et leurs tatouages, ils constituent une tribu résolument underground, qu’excite cette musique née à Detroit – symbole par excellence du déclin américain.

Le son de ICP joue sur la noirceur et l’ironie. Une tension qu’a cherché à capter Scott Cummings en cotôyant les Juggalos de la ville de Buffalo, dans l’Etat de New York. A des années-lumière d’une enquête sociologique,Buffalo Juggalos restitue par fragments le quotidien de cette tribu. Trente tableaux se succèdent ici, plus étranges les uns que les autres. Ils convoquent comme par superposition le Gummo d’Harmony Korine ou Alex DeLarge (Orange Mécanique). Courses de voiture, scènes de bagarres ou actes littéralement “idiots” : les saynettes minimalistes et frontales se succèdent, autant d’uppercuts aux bons sentiments.

Ditch Plains de Loretta Fahrenholz
(DE/FR/USA, 2013, 33’)

Au lendemain de l’ouragan Sandy, dans les rues désertes de Brooklyn, les danseurs du Ringmaster Crew se livrent à une chorégraphie nocturne hallucinée. “Flexing,” “bone breaking,” “pauzing”, “connecting”… : les mouvements s’enchaînent dans les rues désertes, des halls d’hôtels, une maison dévastée ou un appartement bourgeois, laissant affleurer un espace de “terreur, de mutations et de magie”.

Comme les avatars d’un jeu vidéo apocalyptique, Corey, Jay Donn et Marty McFly surgissent de l’obscurité, grimaçants, le visage illuminé par des néons. On avance comme dans un cauchemar. Les corps des danseurs se figent, se cassent, passent en avance rapide, se rembobinent, commesoumis à des bugs numériques, à un tremblement digital.

L’artiste Loretta Fahrenholz livre en 33 minutes une fiction dystopique, où viennent se mêlerGrand Theft Auto, fusion de l’homme et de la machine, et tech-zombies.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s