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Mardi 12 mai, ouverture du Festival du Film Israélien au Ciné Mourguet, avec Mon Fils en présence de l’actrice LAËTITIA EÏDO

Pour la première année, le Ciné Mourguet participe au Festival du Film Israélien. Il en fait même l’ouverture mardi 12 mai à 20h avec Mon Fils de Eran Riklis (Les Citronniers, La Fiancée Syrienne).

laetitiaL’actrice LAËTITIA EÏDO, avant d’être juré au prochain Festival de Cannes, sera présente le 12 mai au Ciné Mourguet, pour accompagner le film et échanger avec le public après la projection.

Belle soirée en perspective !

Elle a joué le premier rôle dans Fadhma N’Soumer (2014), l’histoire d’une femme Kabyle qui a résisté aux Français au 19e siècle. On a pu la voir aussi à la télévision dans Le Destin de Rome produit par Arté ou elle incarnait Cléopâtre, ou dans la série de la HBO Strike Back (2012).

Ciné Mourguet, 15 rue Deshay 69 110 Ste Foy-lès-Lyon, 04 78 59 01 46 – www.cinemourguet.com 

Accès Ciné Mourguet
15 rue Deshay – Sainte Foy-lès-Lyon (face à la Mairie), Parking du Méridien (50 places)
Bus C19 – Arrêt Ste Foy Mairie, Bus 49 – Arrêt Ste Foy Châtelain. À 10 minutes de Perrache ou Francheville Taffignon

Bus 90 – Arrêt Ste Foy Châtelain. À 30 minutes de Gare de Vaise

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Réalisé par Eran Riklis
Avec Tawfeek Barhom, Michael Moshonov, Laëtitia Eido.
Israël /Allemagne, France, 2014, 1h44

Sélection officielle, festival de Locarno 2014 ; Prix du public, rencontres de Cannes 2014 ; Grand Prix, festival de Bastia 2014

Description

Iyad a grandi dans une ville arabe en Israël. À 16 ans, il intègre un prestigieux internat juif à Jérusalem. Il est le premier et seul Arabe à y être admis. Il est progressivement accepté par ses camarades mais n’a qu’un véritable ami, Yonatan, un garçon atteint d’une maladie héréditaire. Iyad se rapproche de la famille de ce dernier, apportant du courage et de la force à sa mère Edna. Il devient vite le deuxième fils de la famille…

A l’occasion de la sortie en salles de Mon Fils le 11 février prochain, Clapmag a rencontré la comédienne Laëtitia Eïdo. 

« Aux spectateurs bouleversés, le cinéaste n’offre pas de solution facile. Il nous laisse méditer sur l’expérience douloureuse d’Edna, une mère pour deux enfants réconciliés, dans un pays à la recherche chaotique de réconciliation. « Mon fils », fable moderne, mêlant la guerre et l’amour, servie par une partition musicale aux accents électro-jazzy, résonne longtemps en nous comme un appel pathétique à la fraternité concrète. » Samra Bonvoisin (www.cafepedagogique.net )

MonFils3

A propos du film

Ce n’est pas la première fois qu’Eran Riklis montre à l’écran des palestiniens. Dans Les Citronniers (2008), le cinéaste israélien évoque l’opiniâtreté d’une palestinienne s’opposant à un ministre décidé à faire couper tous ses citronniers centenaires.

Pour bâtir sa fiction, Eran Riklis s’est inspiré de deux ouvrages de l’écrivain Sayed Kashua : « Les Arabes dansent aussi » et « La Deuxième Personne ». Deux livres en partie autobiographiques pour l’auteur.

Mon fils observe au plus près les difficultés de son personnage principal, dont les efforts d’intégration et le désir d’échapper à la logique du conflit se cognent à de multiples obstacles. Eran Riklis dépeint le trouble identitaire qui martyrise son personnage. Est-t-il possible de vivre dans ce pays sans être considéré, au mieux, comme un citoyen de seconde zone, au pire, comme un terroriste en puissance ? Est-il envisageable d’échapper au pire ?

Le réalisateur a jugé très important d’inscrire son film au moment d’extrêmes tensions dans divers pays arabes. Il commente : « En 1982, la guerre du Liban a éclaté : c’était un conflit décisif et traumatisant pour Israël, et une époque marquante et douloureuse pour l’OLP et donc pour tous les Palestiniens vivant en Israël ou dans les territoires. En 1991, la guerre du Golfe est un conflit majeur et traumatisant pour toute la région, et pour le monde entier. Comme Iyad grandit pendant ces guerres, et dans la période qui les sépare, sa personnalité, ses choix – et ceux de ses parents –, son identité et son parcours sont marqués par ce contexte. »

Les questions qui se posent, dans les années 80 et 90, à l’Arabe israélien Iyad continuent de se poser aujourd’hui de la même manière, pour tous les Arabes israéliens anonymes. Eran Riklis s’en explique dans sa note d’intention : « Nous vivons dans un tout petit pays, dont nous partageons la terre, les services sociaux, le gouvernement et pourtant nous sommes très éloignés les uns des autres, à tout point de vue. Et certainement aussi très éloignés dans la manière dont nous envisageons notre vie actuelle et plus encore notre avenir et ce qu’il nous réserve. »

Une BO aux accents rock 80’s

Yonatan Riklis, fils du réalisateur a composé et arrangé la partition du film. Pianiste de jazz, il a proposé une bande-son inattendue collant parfaitement à ce qu’attendait son père. « Je me suis dit que ce serait formidable de commencer le film avec un morceau inattendu, un peu jazzy, qui évoluerait progressivement, auquel se mêleraient des sonorités plus ethniques, plus moyen-orientales, et qui deviendrait ensuite une musique plus « grunge », où dominerait la guitare électrique ».

La BO du film s’inscrit parfaitement dans l’époque à laquelle se passe l’histoire (80-90). « Love Will Tear Us Apart » de Joy Division, « I’m a Political Text » de Top Hat Carriers et quelques tubes de l’opéra-rock Miami font notamment partie du paysage musical de Mon fils.

Le résultat vaut le détour !

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Sayed Kashua 

Sayed Kashua, écrivain et scénariste Arabe israélien, est né en 1975 dans un village de Galilée. Il a fait ses études à l’université hébraïque de Jérusalem. Critique de cinéma et éditorialiste dans l’hebdomadaire de Tel-Aviv, Ha’Lr, il écrit en hébreu. Il est l’auteur de plusieurs romans qui donnent la parole aux Arabes israéliens ignorés de tous.

En 2014, il déclare dans la presse qu’il a décidé de quitter Israël et de partir vivre avec sa femme et ses trois enfants aux USA, ressentant qu’il n’arrivera pas à faire changer les mentalités des Juifs israéliens envers les Arabes par ses écrits.

Ses romans « Les Arabes dansent aussi » et « La deuxième personne » ont donné lieu au film Mon fils dont il est coscénariste avec Eran Riklis.

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