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Victoria, un thriller de Sebastian Schipper

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Victoria
Un film de Sebastian SCHIPPER
Avec Laia COSTA, Frederick LAU, Franz ROGOWSKI, Burak YIGIT, Max MAUFF et André M. HENNICKE
Allemagne, 2015, 2h14
Date de sortie française : 1er Juillet 2015

Synopsis
5h42. Berlin. Sortie de boîte de nuit, Victoria (Laïa COSTA), espagnole fraîchement débarquée, rencontre Sonne (Frederick LAU) et son groupe de potes. Emportée par la fête et l’alcool, elle décide de les suivre dans leur virée nocturne. Elle réalise soudain que la soirée est en train de sérieusement déraper…

Récompensé du Grand Prix au Festival International du Film Policier 2015 de Beaune, et du Prix du Public et celui des Salles d’Art et Essai à la Berlinade.

Le film remporte six Lolas aux German Film Awards (César allemands) : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur, Meilleur Actrice, Meilleure Photographie, Meilleure Musique.

« Ce film renversera le monde » selon l’américain Darren ARONOFSKY.

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A propos du film
2h14. Durée de ce film mais aussi durée de tournage de ce même film. C’est en effet, dans un tournage particulier que ce film s’est réalisé. Le 27 avril 2014, de 4h40 du matin à 6h54, on pouvait apercevoir, dans les rues de Berlin, 150 figurants encadrés par 6 assistants réalisateurs, ainsi que 7 acteurs suivis par 3 équipes son. Dans 22 lieux différents, cette équipe de tournage particulière a couru, marché, grimpé et déambulé sans s’arrêter pour pouvoir tourner un film avec un seul plan : un plan séquence. A l’occasion, une boîte de nuit a été construite afin de rapprocher au maximum les lieux de tournages. Une fois les 2h14 de tournage passées, une fois le soleil levé, Laïa, apaisée, s’est éloignée de la caméra et de son directeur de la photographie, épuisé par ce marathon. Ce choix de plan unique est justifié par le réalisateur qui voulait « cette sensation de ne pas raconter un braquage, mais de vivre un braquage ». Le spectateur peut alors ainsi partager l’expérience que vit Victoria, en temps réel.

« Comme, avant lui, L’Arche Russe de Sokurov, Victoria est un tour de force technique et narratif, l’odyssée en un unique plan séquence de 140 minutes de quatre chiens errants berlinois et d’une jeune Madrilène. » Arte.tv.fr

victoria3Sage et conformée, Victoria, jeune espagnole, « s’est toujours conformée aux règles que dictent la vie et le monde ». Représentant « la liberté, la bonté et le péché réunis », Victoria permet à SCHIPPER de déranger le public, telle la définition du cinéma qu’il se l’est construite. Victoria est espagnole et se retrouve à Berlin, cela permet « la rencontre d’une jeunesse allemande, élève bien-pensante dans une Europe des inégalités, et d’une jeunesse espagnole moins riche et en proie à de grandes difficultés ». Berlin représente pour le réalisateur « la meilleure ville du monde pour ce film car elle incarne le ‘ici et maintenant’ de cette vie ».
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Le scénario du film, comprenant 12 pages de texte, était simplement limité à un récapitulatif des scènes, des lieux et de l’action des personnages, le reste du film (les dialogues entres autres) n’ont été qu’improvisation. Toute la difficulté du film subsiste ici puisque « le principe même de notre métier [celui de réalisateur, ndlr] nous habitue à contrôler le sourire d’un acteur, le mouvement de ses mains, à distinguer son murmure d’une diction de à haute voix ou d’un chuchotement. A desseins, on refait les scènes jusqu’à obtenir ce que nous voulons ». Ici, cela était impossible, pourtant il fallait tourner « un film maîtrisé, j’ai [Sebastian SCHIPPER] donc appris à m’exprimer comme un entraîneur ». On a donc pris le « risque de dévleopper au fur et à mesure les idées, l’intrigue et les motivations du personnage. Toutes nos décisions ont été prises et exécutées au moment du tournage, avec l’excitation que par la force des conditions de tournage elles devenaient définitives ». D’expérience, les réalisateurs savent que les contraintes de tournages permettent d’ajouter des éléments au film qui le sublime. Ici, la contrainte créative du film était ces choix sans retours qui, ajoutée à la « la peur, l’adrénaline et l’euphorie », étaient le moteur du film et de son tournage.
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Le film est le premier produit par la société de production MonkeyBoy, fondée par Sebastian SCHIPPER et Jan DRESSLER. Espérons pour SCHIPPER et DRESSLER que ces résultats positifs, un jour après sa sortie dans les salles (7 800 entrées pour 75 copies), continueront sur la longueur…

Hugo Martinez

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