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A partir du mercredi 8 juillet, Plein soleil sur « Walkabout (La randonée) » au Cinéma Comoedia

Dans le cadre du Festival Plein Soleil sur les Classiques, « Walkabout (La randonée) », sera à l’affiche du Comoedia à partir du mercredi 8 juillet.

Toutes les informations pratiques sur www.cinema-comoedia.com 

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Walkabout
Titre français La randonée

De Nicolas Roeg
Avec : Jenny Agutter, Lucien John, David Gulpilil, John Meillon
Australie, Royaune Uni, 1971, 1h40

Date de reprise 3 juin 2015

Sélection officielle festival de Cannes 2011

Synopsis

Deux adolescents Australiens, un frére et une soeur, se retrouvent abandonnés dans le bush. Survivant tant bien que mal dans le désert hostile, ils rencontrent un jeune Aborigène en plein « walkabout », une errance initiatique rituelle.

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A propos du film

Le réalisateur Nicolas Roeg est connu pour posséder un style bien particulier, souvent marqué par une atmosphère étrange et mystérieuse. Il s’est consacré au cinéma après la Seconde Guerre mondiale, et s’illustre tout particulièrement dans les années 1970, avec des films comme Ne vous retournez pas ou encore L’homme qui venait d’ailleurs, drame de science-fiction interprété par David Bowie. Il explique par rapport à l’écriture de ses films : « Il existe des gens très chanceux, qui ont déjà tout le scénario prêt dans leur tête. Ça n’a jamais été mon cas. J’aime le concept du hasard. Dieu rit de ceux qui prévoient tout. »

Nicolas Roeg commence son film avec la société moderne, effervescente, où personne ne communique réellement avec l’autre ou la nature. Puis, il plonge un frère et une sœur dans le bush australien hostile et brut. On assiste à un profond choc des cultures, pour finalement arriver à une libération physique et mentale complète de l’héroïne incarnée par la jeune Jenny Agutter. Une manière unique de démontrer, avec un esthétisme superbe, les travers et paradoxes de notre société contemporaine.

Le tournage de Walkabout (La randonée) laissa une grande part à l’improvisation car le scénario final ne faisait que 14 pages.

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Se réapproprier le monde – Walkabout par Franck GARBAZ

« Hypnotique. C’est l’effet que produit la « balade sauvage » à laquelle nous convie Nicolas Roeg dans Walkabout, méditation panthéiste et cruelle sur la société occidentale et les rapports troublés entre l’homme et la nature. Après quelques plans furtifs d’une métropole bruissante, où l’activité humaine semble incessante, le cinéaste arrache à la « civilisation » une adolescente et son petit frère pour les projeter, seuls, dans une vaste étendue désertique. C’est alors que leur trajectoire de survie commence – ou plutôt, leur réapprentissage de la vie. Car il s’agit bien du parcours initiatique de deux enfants qui, à travers leur odyssée sauvage et leur rencontre avec un jeune Aborigène, vont peu à peu se réapproprier le monde. Les images de ces hommes affairés, au début du film, puis, bien plus tard, de ce boucher qui coupe mécaniquement la viande ou de ces scientifiques lorgnant une jeune femme d’un œil concupiscent sont comme annonciatrices de l’inexorable aliénation à laquelle la soi-disant modernité destine nos deux jeunes protagonistes : tels Robinson Crusoé face à Vendredi, l’adolescente et le petit garçon abandonnent leurs réflexes occidentaux, se débarrassent de leur uniforme d’écolier et finissent même par se défaire de leur radio, ultime lien qui les rattachait encore à la société contemporaine. La séquence où la jeune fille, qu’on a découverte corsetée dans sa jupe et son costume, s’ébat, nue, dans un lac d’eau claire est emblématique de sa libération physique et mentale.

Mais Walkabout n’est pas un hymne pastoral et candide à la Nature. Malgré la majesté des paysages et la chaude lumière qui vient caresser les personnages, Nicolas Roeg filme les dangers qui guettent les enfants à leur insu, à l’instar de Charles Laughton dans La nuit du chasseur : ici un python, là un scorpion, plus loin encore un étrange animal qui en dévore un autre et, bien entendu, l’omniprésence d’un soleil implacable brûlant tout sur son passage. Face à cette nature parfois hostile, le jeune Aborigène se révèle un guide bienveillant avec les deux Occidentaux. Et surtout, le cinéaste montre qu’entre êtres humains, la communication peut s’établir, en dépit de la barrière de la langue. Dans cette magnifique relation qui se tisse entre les trois protagonistes, le petit garçon est un médiateur poétique, dans la grande tradition du cinéma fantastique où les enfants assurent le lien entre le monde réel et le fantasmagorique. Décidément, Walkabout n’en finit pas de dévoiler ses merveilles… »  Texte : Franck GARBAZ (source Solaris Distribution)

Lire l’article de DvdKlassik : ici

Fiche technique

  • Titre original: Walkabout
  • Titre français : La Randonnée
  • Réalisateur : Nicolas Roeg
  • Jenny Agutter : la fille
  • Luc Roeg : le garçon blanc (crédité sous le nom de Lucien John)
  • David Gulpilil : l’aborigène
  • John Meillon : Le père
  • Scénaristes : Edward Bond, d’après l’œuvre de James Vance Marshall
  • Producteur : Si Litvinoff
  • Musique : John Barry
  • Photographie : Nicolas Roeg
  • Monteur : Antony Gibbs, Alan Pattillo
  • Chef décorateur : Brian Eatwell

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