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Mardi 18 août au Comoedia, avant-première d’Amnesia en présence du réalisateur Barbet Schroeder

Mardi 18 août à 20h00 au cinémaComoedia, avant-première d’Amnesia en présence du réalisateur Barbet Schroeder. Le film a été présenté en séance spéciale au festival de Cannes 2015.

Toutes les informations pratiques sur www.cinema-comoedia.com

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Amnesia
Réalisé par : Barbet Schroeder
Avec : Marthe Keller, Max Riemelt, Bruno Ganz, Corinna Kirchhoff
France/suisse, 2015, 1h36

Date de sortie : 19 août 2015

Présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2015

Description

Ibiza. Début des années 90, Jo a vingt ans, il vient de Berlin, il est musicien et veut faire partie de la révolution électronique qui commence. Pour démarrer, l’idéal serait d’être engagé comme DJ dans le club L’Amnesia.

Martha vit seule, face à la mer, depuis quarante ans. Une nuit, Jo frappe à sa porte. La solitude de Martha l’intrigue. Ils deviennent amis alors que les mystères s’accumulent autour d’elle : ce violoncelle dont elle ne joue plus, cette langue allemande qu’elle refuse de parler…

Alors que Jo l’entraîne dans le nouveau monde de la musique techno, Martha remet en question ses certitudes

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© Les Films du Losange

A propos du film

Amnesia est inspiré par les événements de la vie de la propre mère de Barbet Schroeder. Le  pied-à-terre de Martha est la maison familiale du réalisateur que l’on retrouvait également dans son premier long-métrage More.

Certains thèmes du film et notamment le refus de la langue allemande par le personnage de Martha font assez clairement référence au passé de Barbet Schroeder comme ce dernier l’explique : « Je ne parle pas allemand qui est pourtant ma langue maternelle. Je suis suisse et mon grand-père maternel est le philosophe et psychiatre allemand Hans Prizhorn, célèbre pour ses études sur l’art produit par les cliniquement fous. Ma mère a toujours catégoriquement refusé de me parler dans sa langue. Le sujet du film m’est donc très proche, mais je n’ai pas voulu faire un film sur ma mère. Je voulais plutôt, à travers une succession de non-dits, monter l’émotion d’une redécouverte de l’amour mélangée à celle d’une retrouvaille avec un pays et surtout une langue maternelle. Un film sur la réunification de Martha et l’apprentissage de Jo »

Dans le film Martha (Marthe Keller), dans le cadre idyllique d’Ibiza, tente d’oublier L’Allemagne, son pays, celui de la deuxième guerre mondiale qu’elle tente d’oublier pour des raisons que le spectateur découvre dans la dernière partie du film. De ce passé douloureux, elle ne veut plus rien entendre, ni les mots de sa langue maternelle, ni le son du violoncelle qui lui rappelle son idylle révolue avec son professeur de musique.

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© Les Films du Losange

La critique de  Critique-film

« Près de sept ans après Inju, Barbet Schroeder se rappelle à notre mémoire avec ce drame sur l’oubli provoqué, désiré, recherché comme seule manière de ne pas oublier le pire tout en le rejetant dans les profondeurs de son inconscient. Martha rejette tout de son pays natal et de sa langue maternelle, seule manière pour elle de résister a posteriori au nazisme. À travers cette délicate rencontre, entre amitié et amour platonique, entre une septuagénaire et un presque trentenaire apprenti DJ, l’un des derniers grands cinéastes apparus au temps de la Nouvelle Vague signe l’une de ses œuvres les plus fortes.

L’intrigue met du temps à se révéler et grâce aux rapports charmants entre Marthe Keller et Max Riemelt, tous deux remarquables, on finit par être autant bouleversé que dans La Duchesse de Varsovie où là déjà l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale était évoquée via la parole retrouvée d’une septuagénaire aidée par les questionnements de la jeune génération. Les belles couleurs retravaillées et les cadres du directeur de la photographie Luciano Tovoli ajoutent une fine touche de style à ce drame intime, le plan où un yacht passe devant une petite embarcation sans la cacher totalement. » www.critique-film.fr

Les intentions de Barbet Schroeder  a propos d’Amnesia

A l’origine, Barbet Schroeder avait en tête trois idées de départ pour l’intrigue de son film qu’il résume de la manière suivante : « J’avais trois ambitions dès le départ, toutes à la limite de l’impossible ou en tout cas de ce qui est habituellement montré ou accepté au cinéma : Tenter de faire du refus d’une langue le principal ressort dramatique du film; Tenter de faire le récit d’une histoire d’amour se développant hors sexualité mais grâce à une succession de non-dits, entre deux personnages dont le lien est purement spirituel et platonique ; Tenter de donner le sentiment que c’est la vie elle-même qui coule jusqu’à ce que l’on découvre que c’est en fait un drame (le drame d’un pays) qui est en train de remonter à la surface. »

Bien que se déroulant au début des années 1990, Amnesia n’a pas été conçu par son réalisateur comme un film d’époque. Pour ce dernier, le plus important surtout était de se focaliser sur le contexte de la réunification de l’Allemagne et de l’émergence de la musique électronique. Ainsi hormis quelques voitures, l’équipement musical électronique et la machine à piles pour les cassettes, le film ne présente aucun autre signe de cette époque.

Barbet Schroeder a souhaité que le décor de son film soit le plus réaliste possible comme il déclare : « Dans l’austérité et la beauté de la maison, le placement bien en vue de certains éléments (la bonbonne de gaz orange, la tapette à mouches aux couleurs vives, le sac plastique blanc sur le mur) nous a permis, à l’instar de notre refus des bougies, de nous immuniser contre la création d’un décor trop académiquement parfait et esthétisé en y faisant rentrer des traces de vie quotidienne, authentiques et surprenantes. »

Marthe Keller

© Les Films du Losange

Une équipe fidèle et un DJ local

s’est entouré pour Amnésia d’une équipe de collaborateurs fidèles l’accompagnant depuis plusieurs films à l’image du directeur de la photographie Luciano Tovoli, de la monteuse Nelly Quettier ou de l’ingénieur du son Jean-Paul Mugel.

Amnésia se déroulant à Ibiza, Barbet Schroeder s’est adjoint les services d’un DJ local pour composer la partition originale de son film, Lucien Nicolet alias Luciano. Grande figure de la musique à Ibiza, c’est la première fois qu’il compose une bande originale pour le cinéma.

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© Les Films du Losange

Un film tourné en 6k

Le film a ceci de particulier qu’il est le premier film européen à être tourné en 6K comme l’explique le réalisateur : « Amnésia est le premier film européen en 6K. Ce n’est pas que sa définition soit trois fois supérieure à celle du 35mm qui est important, mais le fait qu’elle permette de multiplier à l’infini les possibilités de montage à l’intérieur d’une même image et de faire des manipulations inouïes. »

Barbet Schroeder

barbet_schroeder_hdBarbet Schroeder est un réalisateur et producteur, de nationalité française d’origine suisse, né le 26 août 1941 à Téhéran (Iran). Enfant, il suit son père géologue en Colombie. Il choisit la France pour mener ses études (jusqu’au baccalauréat au lycée Condorcet et au lycée Henri-IV, puis à l’université de la Sorbonne où il étudie la philosophie). Il collabore alors à la revue cinématographique Les Cahiers du cinéma dont l’ébullition est en train d’accoucher de la Nouvelle Vague. Il réalise deux courts-métrages et Jean-Luc Godard le prend comme assistant dans Les Carabiniers.

Convaincu de sa voie, il fonde en 1962 avec Éric Rohmer la société de production Les Films du Losange et produit les premiers films de l’ex-rédacteur en chef des Cahiers ainsi que la quasi totalité des films de Rohmer. Barbet Schroeder produit également des films de Jacques Rivette, Jean Eustache, Rainer W. Fassbinder et Wim Wenders. Franchissant une nouvelle étape, Barbet Schroeder collabore avec les Pink Floyd pour More (1969) et La Vallée (1972), deux films qui donnent une grande place au thème de la liberté dans des décors représentatifs de la culture hippie.

En 1974, il réalise un documentaire sur Idi Amin Dada dans lequel il révèle le dictateur. Il fait ensuite partie des cinéastes français, tel Jacques Demy, payés par les studios d’Hollywood pour écrire et réaliser des films aux États-Unis. Alors que la plupart repartiront sans rien réaliser, Barbet Schroeder s’accroche.

Admirateur de Charles Bukowski, il commande à celui-ci le scénario de Barfly. Des années passent en vain à convaincre les studios de réaliser le film. Un jour, Barbet Schroeder entre dans le bureau du producteur avec une scie électrique et menace de se couper un doigt s’il n’obtient pas les crédits nécessaires. Il gagne un succès d’estime pour Barfly et l’amitié de Bukowski. En outre, le film lui assure une reconnaissance certaine et lui permet de réaliser Le Mystère von Bülow (1990) pour lequel il est sélectionné aux Oscars. Il réalise ensuite plusieurs autres films aux États-Unis avant de revenir en France.

Source Festival de la Rochelle

Filmographie en tant que réalisateur

  • 1969 – More avec Mimsy Farmer, Klaus Grunberg (Quinzaine des Réalisateurs de Cannes)
  • 1972 – La Vallée avec Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon (Sélection Officielle à Venise)
  • 1974 – Général Idi Amin Dada (Quinzaine des Réalisateurs à Cannes)
  • 1975 – Maîtresse avec Bulle Ogier et Gérard Depardieu
  • 1977 – Koko, le Gorille qui Parle (Sélection Officielle Un Certain Regard à Cannes)
  • 1982/84 – Charles Bukowski (50 vidéos de 4 minutes)
  • 1984 – Tricheurs avec Bulle Ogier, Jacques Dutronc
  • 1987 – Barfly avec Mickey Rourke, Faye Dunaway (Compétition Officielle à Cannes)
  • 1990 – Le Mystère Von Bülow avec Glenn Close, Ron Silver et Jeremy Irons (Oscar du Meilleur acteur, Nominations à l’Oscar et au Golden Globe du meilleur réalisateur)
  • 1992 – JF Partagerait Appartement avec Bridget Fonda, Jennifer Jason Leigh
  • 1994 – Kiss of Death avec David Caruso, Nicholas Cage, Samuel Jackson (Sélection Officielle Hors Compétition à Cannes)
  • 1995 – Before and After avec Meryl Streep, Liam Neeson
  • 1997 – Desperate Mesures avec Andy Garcia, Michael Keaton
  • 2001 – La Vierge des Tueurs avec Germán Jaramillo (Compétition Officielle à Venise)
  • 2002 – Calculs Meurtriers avec Sandra Bullock, Ben Chaplin (Sélection Officielle Hors Compétition à Cannes)
  • 2007 – L’Avocat de la Terreur (Sélection Officielle Un Certain Regard à Cannes, César du meilleur documentaire, Étoile d’Or du meilleur documentaire)
  • 2008 – Inju, la Bête dans l’Ombre avec Benoît Magimel (Compétition Officielle à Venise)
  • 2009 – Mad Men – Saison 3 / Episode 12 – The Grown-ups

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