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L’Institut Lumière fait sa rentrée le 28 août avec Cinéma Paradiso

Tourné à Giancaldo, un petit village sicilien qui est aussi celui de Tornatore, Cinéma Paradiso est un hommage vibrant au cinéma. Un film comme une fête au cinéma, qui ouvrira la rentrée de septembre de l’Institut Lumière !

La séance du vendredi 28 août 19h30 sera présentée et précédée d’un verre dès 19h. Le film sera de nouveau projeté samedi 29 août à 21h  et dimanche 30 août à 14h30.

Plus d’informations sur www.institut-lumiere.org

AF_paradiso

Cinéma Paradiso
Réalisé par Giuseppe Tornatore
Avec Philippe Noiret, Salvatore Cascio, Jacques Perrin
France/Italie, 1989, 2h03

Reprise le 10 juin 2015

Grand Prix du Jury à Cannes 1989 et Oscar du meilleur film étranger.

Synopsis

Alfredo vient de mourir. Pour Salvatore, cinéaste en vogue, c’est tout un pan de son passé qui s’écroule. On l’appelait Toto à l’époque. Il partageait son temps libre entre l’office ou il était enfant de choeur et la salle de cinéma paroissiale, en particulier la cabine de projection où régnait Alfredo…

« Le scénario de Tornatore est un tire-larmes délicieux et très efficace, plein de rire, d’émotion, de ficelles au service d’une juste cause, celle du cinéma. » (Le Monde)

cinéma paradiso

A propos du film

Cinéma Paradiso  est un film plein d’émotions, nostalgique sans être passéiste, émouvant. C’est un vibrant hommage à la magie du cinéma et une émouvante histoire d’amitié entre Alfredo (Philippe Noiret) et le jeune toto (Salvatore Cascio). Il nous fait revivre le temps des petits cinémas  installés dans les villages. L’époque où le cinéma était alors un loisir populaire peu cher et rassemblait en son enceinte la foule des grands jours autour des westerns et des comédies musicales à succès.

Période où la censure régnait dans les petits cinémas paroissiaux. Dans Cinéma Paradiso, Alfredo  est obligé de couper directement sur la pellicule des scènes contenant des baisés interdits et de faire ses propres montages !

On suit la vie de Toto à toutes les époques de son existence.  Enfant, il traine tout le temps près du cinéma dans lequel règne Alfredo. Il  propose à ce dernier, qui est alors illettré  de l’aider dans les études qu’il entreprend, en échange de l’apprentissage du métier du projectionniste. Lorsque suite à un incendie survenu dans la cabine de projection Alfredo devient aveugle, c’est Toto qui reprend les rênes du cinéma.  Les scènes pendant lesquelles Toto raconte à Alfredo le film sont émouvantes.  Puis devenu jeune homme, après avoir vécu son premier amour (il tombe amoureux d’une jeune fille riche mais est rejeté par sa famille car il est  issu d’un milieu modeste), TOTO  quitte son village sicilien pour rejoindre Rome. Trente ans plus-tard, lorsqu’il apprend la mort d‘Alfredo, il se remémore ses souvenirs impérissables. La scène où il assiste à la destruction de « son  cinéma Paradiso »  reste longtemps présente dans les esprits.

Impossible de ne pas parler de Cinéma Paradiso sans mentionner l’excellente musique d’Ennio Morricone et de ses thèmes devenus cultes.

« Giuseppe Tornatore montre le temps où les salles de cinéma vivaient. Il nous rappelle cette période dorée où le public se bousculait. Que sont devenus ces Paradiso, Splendor, Eden, etc ? Ces paradis perdus sont maintenant des supermarchés, des parkings, des immeubles. A qui la faute ? Tornatore n’accuse personne, il constate. Pour narrer cette chronique, le réalisateur a utilisé toutes les ficelles du néoréalisme italien avec habileté et finesse. Du style et du grand art !… »   Jean-Louis Manceau (Cinéma 458, juin 1989)

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Un film multi-récompense

Cinema Paradiso a glané de nombreux prix, parmi lesquels le Prix du Jury au Festival de Cannes en 1989, le Golden Globe et l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1990, et 5 BAFTA (meilleur acteur pour Philippe Noiret; meilleur acteur dans un second rôle pour Salvatore Cascio; meilleur film non anglophone pour Giuseppe Tornatore et Franco Cristaldi; meilleure bande sonore originale pour Ennio Morricone et Andrea Morricone; et meilleur scénario original pour Giuseppe Tornatore).

« La tendresse et l’émotion du film s’exercent sur deux axes principaux : une histoire d’amitié (celle qui lie Toto, tout au long de sa vie, à Alfredo, le projectionniste) et une histoire d’amour, l’amour du cinéma bien sûr. » Yves Alion (Image et Son, septembre 1989)

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Plusieurs versions pour un même film

Il existe plusieurs versions du film de Tornatore. L’originale de 173 minutes a souffert d’une classification défavorable lors de sa présentation au comité de censure italien en 1989. Cette version longue dévoilait davantage la dernière partie du film lorsque Alfredo retrouve son amour de jeunesse Elena (interprétée par Brigitte Fossey).

Lors de sa sortie en Italie (et pour éviter une classification néfaste pour l’exploitation), Tornatore abrégea le film de 18 minutes. L’exploitation italienne fût un échec commercial, c’est pourquoi la version internationale fût encore écourtée pour atteindre une durée de 124 minutes.

La version choisie par le distributeur français Les Acacias pour la ressortie du film le 10 juin 2015 est cette dernière.

Quel plaisir de pouvoir (re)voir ce film avec le grand Philippe Noiret sur grand écran ! 

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