Séance Spéciale

[Projection-rencontre] Jeudi 8 octobre au Zola : « L’Echappée, à la poursuite d’Annie Le Brun »

Jeudi 8 octobre 2015 à 20h30 au cinéma Le Zola, projection-rencontre de « L’Echappée, à la poursuite d’Annie Le Brun » en présence de la réalisatrice Valérie Minetto et de la coscénariste Cécile Vargaftig.

En partenariat avec l’association “S’étant chaussée »
Table de presse par Le Bal des Ardents.

Les informations pratiques sur la soirée : http://www.lezola.com
En savoir plus sur le film                            : http://setantchaussee.free.fr

L'échapée

L’Echappée, à la poursuite d’Annie Le Brun
Réalisé par Valérie Minetto
Avec Annie Le Brun, Michel Fau
Genre Documentaire
France, 2015, 1h18

Date de sortie 29 avril 2015 (

Description
La lecture est un voyage qui enflamme l’esprit et élargit l’horizon. Parfois, on découvre un auteur et on ne veut plus le quitter. Annie Le Brun est une poète et essayiste française de notre temps. Sa pensée interroge le réel pour mieux célébrer l’imaginaire, invoque la liberté intérieure contre la servitude volontaire, et revendique le désir comme arme de discernement dans un monde ébloui où l’ombre n’a plus sa place. Ce film est l’histoire passionnelle d’un lecteur, Michel Fau, pour cet esprit hors du commun.

« Voilà un film comme un tanagra en cristal, délicat, ciselé, multi-facettes. Une œuvre rare et fragile qu’on a envie de défendre et de protéger. » (Culturopoing.com)

« Quand on regarde le film de Valérie Minetto s’échappant à la poursuite d’Annie Le Brun, on est frappé, ému, par la très grande beauté des images. Mais pas la beauté des images pour la beauté des images, pas celle de « l’art pour l’art ». Mais par des images qui pointent, indiquent et interrogent un ailleurs, toujours à portée d’yeux, de vue. »  (L’association S’étant chaussée)

L'échapée1
Traduire les pensées, l’univers de l’écrivain Annie Le Brun

L’échappée, à la poursuite d’Annie Le Brun est un docu-fiction qui suit les errances littéraires d’Annie Le Brun, écrivain et poète française qui prit notamment part au mouvement surréaliste dans les années 60.

Avant de réaliser ce film, Valérie Minetto ne connaissait pas l’oeuvre de Annie Le Brun. C’est sous l’insistance de son amie et co-scénariste, Cécile Vargaftig, qu’elle s’est rendue à une lecture publique de l’auteur et qu’elle a été fascinée par sa personnalité et s’est convaincue de consacrer près de quatre années sur ce projet.

L’une des problématiques qui s’est imposée à  a réalisatrice est de savoir comment filmer l’auteur et surtout, sa pensée : « Annie Le Brun place la sensibilité, c’est-à-dire la perception de la réalité, à l’origine de toute pensée. Il m’apparaissait évident que c’est ce ressenti du monde que je devais filmer avant tout. J’ai donc essayé de filmer ce que tout le monde a sous les yeux et ne regarde pas forcément. Enfin, nous voulions absolument faire entendre ses textes. Nous avons cherché une autre voix que celle d’Annie puisqu’elle était déjà présente à travers les entretiens. (…). Nous avons alors imaginé un dispositif dans lequel un lecteur découvre au fil de ses lectures la pensée d’Annie Le Brun, se passionne pour elle, et la poursuit à l’intérieur de cet espace imaginaire qu’est le film ».

Au moment du montage, la principale difficulté a été de recréer et d’incarner la pensée de l’auteur en créant un lien entre les images et ses poèmes interprétés par Michel Fau : « Le plus difficile, c’était de trouver les plans justes, qui éclairent le texte sans l’illustrer, ni l’aplatir. C’était très compliqué de faire en sorte que l’image et le texte ne s’écrasent pas l’un l’autre, mais au contraire s’enrichissent mutuellement. De trouver la bonne résonnance entre les deux. Il fallait à la fois veiller au sens, et mettre tous nos sens en éveil. Le ressenti et l’intellect ne faisaient qu’un. »

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Annie Le Brun

Un tournage en cinq parties

Le tournage s’est déroulé sur près de trois ans et s’est scindé en cinq parties distinctes. La première a consisté à filmer les entretiens avec Annie Le Brun et la seconde, les lectures de Michel Fau. Ensuite, l’auteur a été suivie dans ses nombreux voyages à travers le monde avant de réaliser certaines prises de vues sur fonds verts permettant d’inclure dans le film quelques effets visuels. Puis Valérie Minetto a entamé la plus longue partie du tournage qu’elle appelle « la chasse aux paillions » et qui consistait à se promener avec sa caméra afin de « filmer ce qu’on a tout le temps sous les yeux et à quoi on ne prête plus attention : le ciel, les murs, le sol sous nos pas, le métro et toutes ces publicités agressives, la ville, la foule, la pluie, le vent, la lumière, la nuit. L’air du temps, c’est ce qui passionne Annie Le Brun. Je voulais filmer cet air du temps, je voulais que tout respire, que l’air et l’eau soient palpables. »

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Un son totalement réinterprété en postproduction

Le film ne contient aucun son direct en dehors des entretiens avec Annie Le Brun. Le montage son a été totalement réinterprété en postproduction : « Avec Nathalie Vidal, nous avons opté pour décaler, styliser les « sons réels » en les refabriquant à notre manière. J’ai enregistré beaucoup de matières sonores bizarres, toutes sortes de frottements, de déchirures, j’ai soufflé dans des tuyaux, j’ai fait des bruits d’eaux dans mon lavabo, et j’ai aussi bruité tous les pas et les respirations du film (…). J’ai beaucoup aimé ce côté expérimental, bricolé, artisanal, qui contribue à déréaliser très légèrement l’image. »

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Michel Fau

 

La réalisatrice Valérie Minetto

Après des études à l’école des Arts décoratifs de Nice et à la Fémis, Valérie Minetto réalise un court métrage, “Tête d’ange”, puis un moyen métrage très remarqué, “Adolescents” (1999). Elle enchaîne avec plusieurs films de danse contemporaine : “Beaux gestes à Moscou”, “Moscou entre ciel et terre”, festival du réel 2003.

Son premier long métrage de fiction, “Oublier Cheyenne”, est sélectionné par l’Acid à Cannes et sort en 2006. Elle revient ensuite au documentaire, avec “Dans les jardins de mon père”, sur le poète Bernard Vargaftig et “Mine, de fil en aiguille”, sur la costumière Mine Barral-Vergez. En 2009, elle réalise “Pas de politique à table”, une fiction pour France 2 (sélection Fipa), puis s’engage dans la longue aventure de “L’échappée, à la poursuite d’Annie Le Brun”.

Elle prépare actuellement son second long métrage de fiction, “Que demande le peuple”, et mène, parallèlement à son activité de cinéaste, un travail de plasticienne.

La coscénariste Cécile Vargaftig

Cécile Vargaftig est scénariste de cinéma depuis 1990.

Elle a co-écrit avec leurs réalisateurs plus d’une dizaine de films sortis en salle à ce jour, parmi lesquels “Le Ciel de Paris” (Michel Béna), “Le Lait de la tendresse humaine” (Dominique Cabrera), “Stormy weather” (Solveig Anspach), “La Femme invisible” (Agathe Teyssier), “Jeunesse” (Justine Malle) ou encore “Des étoiles” (Dyana Gaye).

L’échappée, à la poursuite d’Annie Le Brun” est sa quatrième collaboration avec Valérie Minetto, après “Oublier Cheyenne”, “Dans les jardins de mon père” et “Pas de politique à table”. Elle est également écrivain, avec cinq livres publiés à ce jour : “Frédérique” (J’ai lu), “Laisser Frémir” (Julliard), “Fantômette se pacse” (Au diable Vauvert), “Les nouveaux nouveaux mystères de Paris” (Au diable Vauvert) et “Ma nuit d’octobre” (Nouvelles éditions Cécile Defaut).

 

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