Séance Spéciale

[Séance spéciale ] Samedi 24 octobre au Comoedia, L’Abri de Fernand Melgar

En partenariat avec le Festival International de Théâtre Sens Interdit, samedi 24 Octobre à 11h15, le cinéma Comoedia propose L’abri de Fernand Melgar.

La séance sera présentée par un/e artiste de la compagnie De Facto qui propose le spectacle Dehors, les 24 et 25 octobre au Toboggan.

Retrouvez toutes les informations pratiques sur www.cinema-comoedia.com 

L'Abri

L’Abri de Fernand Melgar
Documentaire
Suisse, 2014, 1h40
Date de sortie 4 mars 2015

Festival International du Film de Locarno 2014 – Mention spéciale Jury des Jeunes
Festival International du Film d’Amiens 2014 – Prix de la Mise en Scène

Synopsis

Un hiver au coeur d’un hébergement d’urgence pour sans-abris à Lausanne. A la porte de ce souterrain méconnu se déroule chaque soir le même rituel d’entrée qui donne lieu à des bousculades parfois violentes. Le personnel a la lourde tâche de « trier les pauvres » : femmes et enfants d’abord, hommes ensuite –de tous horizons, et de plus en plus d’Europe… Alors que la capacité totale de l’abri est de 100 places, seuls 50 « élus » seront admis à l’intérieur et auront droit à un repas chaud et à un lit. Les autres savent que la nuit va être longue.

« Chaque nuit, au mépris de la plus élémentaire dignité humaine, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sont contraints de dormir à la rue dans ma ville. Cela se passe tous les jours, ce soir, demain, après-demain, à perpète. En me plongeant dans cette réalité ignorée, il m’est apparu urgent que cette extrême précarité puisse faire l’objet d’un film. Ma rencontre avec des Espagnols à la soupe populaire, disposant d’un permis de travail m’a aussi fait découvrir une nouvelle facette des flux migratoires. Elle a attiré mon attention sur une population précaire, composée en majorité de migrants économiques venus d’Europe, fuyant la crise et qui cherchent un travail, un logement et de quoi survivre. (…) Dans un climat récurent de xénophobie, je voudrais que mon film contribue à lever le voile sur cette vie d’exclus. » Fernand Melgar

A propos de L’Abri

L’Abri, qui appartient à la protection civile, a une capacité totale de 100 lits répartis dans 3 dortoirs. À son ouverture en 2001, un quota de 25 places disponibles par soir est imposé. En 2009, l’accueil est porté à 50 lits. Depuis, malgré l’augmentation des personnes refusées chaque soir, la Municipalité a décidé pour le moment de geler à 65 places. Une exception a été faite lors de la vague de grands froids au printemps 2012 en portant la capacité à 75 lits.
Éloignée du centre, d’un confort sommaire par la promiscuité qui y règne, cette ultime alternative à passer une nuit dehors est la structure d’urgence la plus précaire à Lausanne

Chaque soir, les veilleurs doivent procéder au tri. Ils sortent devant l’Abri à 22h précises et comptent le nombre de personnes qu’ils ont en face d’eux. Entre 50 et 80 personnes s’agglutinent chaque soir devant la porte. Diane explique: « Ils ne sont pas violents, mais c’est très tendu. C’est bruyant et ça pousse de partout. C’est un raz de marée d’êtres humains qui essaient de passer coûte que coûte. On s’habitue, mais de choisir comme ça, c’est un peu l’arène ».
Les directives sont claires : la priorité est donnée aux sans abris de la région lausannoise, aux femmes et enfants, aux personnes âgées ou handicapées, et aux personnes qui travaillent. Les places qui restent sont attribuées en essayant de respecter un équilibre entre les ethnies présentes. Julie n’est pas à l’aise: « On doit aller très vite, on choisit sans vraiment réfléchir car les esprits s’échauffent et les insultes fusent. Arrivé à 50, on leur claque la porte au nez. Chaque soir, c’est un moment terrible. Surtout d’entendre frapper sur la porte métallique ceux qui sont restés dehors. » Julien rajoute: « Quoi que tu fasses, c’est injuste. On est censé accueillir les gens, mais on doit les repousser et leur crier dessus chaque soir ».
Ce moment de tri est doublé d’une incompréhension par les usagers : malgré une capacité de 100 lits, seules 50 personnes seront admises. José avoue le dilemme: « Quand il fait – 10° dehors et qu’une personne te supplie de laisser rentrer son frère ou son mari alors que l’Abri est à moitié vide, va lui expliquer que c’est une question de politique de la Ville. »

Source LA FNARS

L'Abri de Fernand Melgar

Fernand Melgar a passé six mois à filmer les sans-abri qui lui en ont donné l’autorisation, à l’intérieur et à l’extérieur de L’Abri. Parfois (mais pas systématiquement), la présence de la caméra a pu permettre à certains de trouver une place à l’intérieur de l’abri.

Lire l’article de Journal Cinéphile Lyonnais sur Fernand Melgar : ici

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