Évènement

Samedi 12 décembre, La Nuit Hallucinée – l’impossible cinéma, au Comoedia

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La Nuit Hallucinée, ou le marathon du cinéma inclassable, célébrera sa quatrième édition le samedi 12 décembre au Comoedia, proposée par Hallucinations Collectives et Nanarland.

Le principe : 4 longs-métrages dont le dernier Sono Sion en avant-première, des bande-annonces, des courts-métrages, des cuts signés nanarlands, pour se plonger toute une nuit durant dans la face obscure du 7ème art.

A partir de 18h30 : dédicace du livre « Nanarland, le Livre des Mauvais Films Sympathiques » par l’équipe de Nanarland dans l’espace rencontres du Comoedia. 

Toutes les informations pratiques sur : www.cinema-comoedia.com 

Le programme de 19h30 à 6h00 du matin !


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19H30 – The Virgin Psychics (Eiga: minna! Esupâ da yo!) – Sono Sion – 2015 – Japon – 114 min – VOSTF – DCP

Un lycéen encore vierge se découvre des dons télékinésiques. Mais il n’est pas seul et va être rejoint par d’autres « super-puceaux et pucelles » prêts à faire exploser leurs pouvoirs et… leur libido !

Remarqué en 2001 pour son film Suicide Club, Sion Sono s’impose progressivement comme une valeur festivalière sûre. Qu’ils dissèquent les rapports humains au sein du couple, de la famille, voire d’une nation, ou qu’ils abordent des problèmes de société, les films du cinéaste peuvent compter sur un univers singulier, où se côtoient souvent le sexe et le sang, pour se démarquer du tout venant de la production auteurisante nippone. Chouchou de la critique, il se prend dans le piège de la respectabilité avec le triste et anonyme Land of Hope en 2012. Mais plutôt que de choisir la facilité et de poursuivre dans cette voie, il décide de se réinventer et de revenir à un cinéma de pur divertissement. 


jaiavorté-592x90022H30 – J’ai avorté… Monsieur le Procureur (Paragraph 218 – Wir Haben Abgetrieben, Herr Staatsanwalt)- Bob Houwer, Eberhard Schröder – 1971 – RFA – 84 min – VF – 35mm  

Le paragraphe 218 (auquel se réfère le titre original allemand) est un texte de loi introduit en 1871, qui criminalisait l’avortement effectué sans raisons médicales. A travers les cas de 9 femmes et au prétexte de rendre un témoignage réaliste, le film exploite les aspects les plus sensationnalistes entourant cette pratique. 

La libéralisation des moeurs inhérentes aux 60’s amène de nombreux chercheurs à publier des études sur la sexualité un peu partout dans le monde. Ces ouvrages servent rapidement d’alibis scénaristiques pour déshabiller quelques jeunes apprenties starlettes sous le couvert du reportage sociologique. Déjà grande productrice de documentaires pédagogiques, l’Allemagne se lance en 1970 dans la production massive de « films éducatifs » à caractère sexuel. J’ai avorté… Monsieur le procureur fait partie de ce courant, et utilise la forme du docu-fiction scabreux pour aborder frontalement un sujet controversé : l’avortement.


hommepuma1h00 : L’homme Puma
Alberto De Martino – 1980 – Italie – 92 min – VF – 35mm

Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non, c’est Superma… Ah, ben non plus. Au temps pour nous, en fait c’est l’Homme Puma.

Sorti en 1980, ce film d’Alberto De Martino est souvent décrit comme la réponse italienne au Superman de Richard Donner. C’est lui faire beaucoup d’honneur, même si ce raccourci hâtif n’est pas totalement faux. On est bien dans un film de super-héros : Tony découvre qu’il est l’élu d’une civilisation extra-terrestre et qu’une ceinture magique lui donne les pouvoirs d’un Puma. C’est-à-dire qu’il devient très fort, qu’il feule, et… qu’il peut voler. L’Homme Puma fait partie du club très select des films qui n’ont honte de rien : il faut voir le héros s’élancer dans les airs, visiblement accroché à un filin inconfortable qui l’oblige à voler en position d’accent circonflexe, maladroitement incrusté sur des vues aériennes tremblotantes de Londres, le tout sur une musique au synthétiseur merveilleusement pouét-pouét.


Démons4h00 : Démons
De Lamberto Bava. Italie. 1985 – 88 min – VF. Interdiction -16 ans.

Dans une salle de cinéma projetant un film d’horreur, les spectateurs sont attaqués par des démons particulièrement vindicatifs.

Le réalisateur Lamberto Bava, s’il n’a pas le talent de son père Mario, a au moins le mérite d’avoir signé avec Démons un des films d’horreur les plus outrageusement bis, les plus furieusement 80’s et les plus merveilleusement dégénérés jamais figés sur pellicule.

Certes, au-delà de l’idée de mise en abîme (le public du cinéma se fait massacrer comme les personnages du film qu’il regarde), le script exhibe impudiquement ses incohérences scénaristiques, flirte en permanence avec la suspension d’incrédulité du spectateur, et se réduit in fine à une longue accumulation de morts craspecs.

Un film qu’il est impossible de qualifier de bon, mais qui est assurément très fun.


Plus d’informations sur les films sur le site d’ Hallucinations Collectives

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