Festival

Du 19 au 23 janvier, à Grenoble, Festival des Maudits Films – 8ème édition

festival film maudit

Le cinéma Bis de B à Z , c’est l’objet du festival des Maudits Films  qui se tiendra à Grenoble du  19 au 23 janvier .

5 jours pour découvrir le cinéma Bis de B à Z !

Une rétrospective avec des films anciens projetés en pellicule, une compétition de films récents inédits à Grenoble (et parfois en France), des séances de courts-métrages de tout genre, des invités présents pour discuter de tous les cinémas avec le public, des auteurs pour dédicacer leurs ouvrages, des surprises, des animations, sans oublier une « séance de minuit. Tout cela, en 5 jours !

Toutes les séances ont lieu au cinéma Juliet Berto, et sont en partenariat avec la Cinémathèque et le Ciné-Club de Grenoble

Toutes les informations pratiques, les séances hors les murs, le programme complet sur www.festivaldesmauditsfilms.com


LA RETROSPECTIVE


Soirée d’ouverture – mardi 19 janvier – 20hc'était demain
C’ÉTAIT DEMAIN (Time after Time, Usa, 1979), de Nicholas Meyer

Pour sa première réalisation, le scénariste Nicholas Meyer adapte une l’écrivain, Karl Alexander et plonge ainsi l’auteur
H.G. Wells dans le futur, à la poursuite de Jack l’éventreur. Preuve que cinéma et littérature peuvent faire très bon
ménage, C’était demain entraîne le spectateur dans une aventure spatio-temporelle que n’aurait pas renié H.G. Wells lui-même.

Séance présentée par Fabrice Calzettoni (Institut Lumière).


Séance « Courts Maudits, premiers pas» – mercredi 20 janvier – 16h

Chaque année, des centaines de courts métrages sont réalisés par des lycéens en option cinéma-audiovisuel afin d’être présentés au baccalauréat. Vus seulement par les examinateurs et les professeurs, parfois par la famille et les amis, les Maudits Films ont voulu faire une place à ces petits films, souvent véritables merveilles d’ingéniosité. Ils seront projetés au public en présence des lycéens de la région suivants l’option (La Côte St-André, Valence, Annecy, Chambéry, Meylan, Lyon, Villefontaine).


La séance « Ciné-Club » – mercredi 20 janvier – 20h
LA MAIN DU DIABLE (France, 1943), de Maurice Tourneur.

La main du diableProduit sous l’Occupation par la Continental, réalisé par un cinéaste de retour des ÉtatsUnis, La Main du Diable est à la fois un film fantastique, un divertissement, et un rappel que pactiser avec le diable n’est pas sans conséquence. Maurice Tourneur met ton son art au service du film, apportant de la comédie, empruntant à l’expressionisme, et tout comme son fils, Jacques, joue avec le noir, l’ombre et la peur…sans jamais rien montrer, laissant ainsi libre cours à l’imagination du spectateur, imagination toujours plus fertiles que n’importe quelles images.

Le film sera précédé du court métrage FANTASMAGORIE, réalisé en 1963 par Patrice Molinard, auteur des photos de repérage du Sang des bêtes de Georges Franju.  Film de vampire d’une beauté expressionniste à couper le souffle et d’une audace formelle constante, ce métrage est un sommet du fantastique français.

Séance présentée par l’auteur Nicolas Stanzick, et suivie d’une discussion avec les animateurs du Ciné-Club de Grenoble


Les Petites Formes du jeudi » – jeudi 21 janvier – 18h

Rendez-vous hebdomadaire de la Cinémathèque de Grenoble, Les Petites Formes du jeudi 21 janvier 2016 seront sous le signe des Maudits Films avec la présentation des courts métrages des réalisateurs grenoblois Pierre Reynard et Louis Soubeyran, en leur présence.


Soirée «Vampirique» – jeudi 21 janvier – 20h & 22h
A 20h00,  LE MASSACRE DES VAMPIRES (La Strage dei Vampiri, Italie, 1966), de Roberto Mauri

le massacre des vampiresŒuvre rare sur les écrans, Le Massacre des vampires est une curiosité qui s’inscrit dans la résurgence du cinéma de genre et « midi-minuiste » qui agita l’Europe des années 60 et ses cinémas de quartier. Dans la continuité des Vampires de Riccardo Freda (1957) et du Masque du démon de Mario Bava (1959), elle fait allégeance au mythe du vampire hérité du Dracula de Bram Stocker et à la tradition gothique du cinéma fantastique. Noir et blanc très contrasté, paysages noyés dans des brumes à l’épais mystère, château tortueux aux portes dérobées, présence des indispensables fétiches : c’est une œuvre au classicisme élégant qui navigue en terrain connu et reconnu à laquelle Roberto Mauri insuffle un érotisme non feint.

A 22h00, VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? (Fright Night, Usa, 1985), de Tom Holland.

Vampire contre VampireSuccès surprise de l’année 1986, Vampire, vous avez dit vampire ? est le parfait prototype du cinéma « pop-corn » qui se plaît à revisiter les mythes du cinéma fantastique non sans nostalgie. Pour mieux séduire son public adolescent, le film modernise le mythe et installe sa figure dans le quotidien banal d’une ville de banlieue américaine semblable à toutes les autres. Le château et sa crypte, tout comme l’ail et les crucifix semblent soudainement d’un autre âge. Derrière cette modernisation, c’est aussi un bel hommage au cinéma d’antan, avec son chasseur de vampire Peter (Cushing), Vincent (Price) et sa galerie de monstres qui semblent se réunir sur la toile pour un dernier tour de piste. La télévision est effectivement passée par là et le monde, lui, a bien changé.

Séances présentées par Adrien Party, auteur et chroniqueur (vampirisme.com)


Vendredi 22 janvier  (20h00, 22h00, minuit)


A 20h00, DARK STAR (USA, 1978), de John Carpenter (sous réserve) 

Avez-vous déjà vu un film de science-fiction spatiale avec un équipage de hippies qui s’ennuie fermement ? A bord du « Dark Star », la vie paraît effectivement monotone…mais c’est sans compter les facéties des auteurs, John Carpenter et Dan O’Bannon qui agrémentent la routine de leurs personnages d’une tomate géante et d’une bombe capricieuse et caractérielle. Sous ses faux-airs de 2001 pris en dérision, cette comédie qui n’a pas peur du ridicule se révèle être, au détour de nombreuses scènes, d’une délicieuse absurdité. Son caractère fauché et l’ingéniosité de sa conception accentuent son charme. Et puis, le premier film du réalisateur d’Halloween et du scénariste d’Alien, cela ne se ne refuse pas !

A 22h00, SCOTLAND YARD CONTRE X (The Secret Partner, Angleterre, 1961), de Basil Dearden.

Petite perle rare du cinéma noir pur « british », ce Scotland Yard contre X, réalisé par l’un des réalisateurs les plus prolifiques du cinéma policier anglais, Basil Dearden, est un vrai bijou à découvrir. Escroquerie, vol, inconnu masqué dans l’ombre, adultère… toutes les intrigues mêlées en une seule dans le brouillard londonien où toutes les gammes de gris sont utilisées pour désorienter le spectateur jusqu’au « twist » final.

A minuit, LE RETOUR DES TOMATES TUEUSES (Return of the Killer Tomatoes, USA, 1988), de John De Bello

Film de légumes au titre improbable, et film de tomate parfait, renié par un George Clooney alors débutant, Le retour… est devenu un classique de la culture pop. S’amusant des clichés, jouant avec ces derniers – au point d’en créer d’autres – ce deuxième volet (d’une saga qui en compte quatre, plus une série animée), parvient à pousser l’absurdité à son point maximal ! Film présenté en « Séance de Minuit »


Courts Maudits » – samedi 23 janvier – 16h

Intitulée ainsi en hommage au « Festival du Film Maudit » des années 50, la séance des Courts maudits du samedi 23 janvier, présentera une sélection de films qui ont du mal être diffusés. L’arrivée de nouvelles technologies a permis une démocratisation et nombreux sont ceux qui s’essaient aujourd’hui au court métrage. Mais la diffusion est souvent limitée au cercle familial/amical et à une mise en ligne sur internet. Or, le cinéma c’est avant tout le grand écran. Le Festival propose donc une fenêtre pour que ces films courts soient projetés à leur juste place. Bien entendu, le public sera invité à voter pour désigner son film « maudit ».


Séance « Grindhouse » – Spécial « années 80 » – samedi 23 janvier – 20h

Les années 80 étant en plein « Revival », le Festival des Maudits Films suit, pour une fois, « la vague » et vous propose une double programmation : Les Traqués de l’an 2000 (Turkey Shoot, Australie, 1982) de Brian Trenchard-Smith et  Megaforce (Usa, 1982), de Hal Needham.

LES TRAQUES DE L’AN 2000 expliqués à une enfant de 10 ans : « En fait, ces Traqués de l’an 2000, c’est un peu un Hunger Games pour adultes et cinéphiles… nostalgiques des années 80 ». .

MEGAFORCE, qui se voulait une super-production ramenant à l’écran le « super » héros, sans peur et sans reproche (et sans accroc à son brushing) offre au spectateur un pur fantasme de la politique américaine reaganienne qui serait filmé par de grands enfants jouant aux G.I. Joe. Kitsch avant même d’être sorti sur les écrans, Megaforce est devenu un incontournable, un joyau de la culture nanardesque. Dialogues, costumes, décors, effets spéciaux improbables, le tout empreint d’une naïveté déconcertante autant dans le fond que dans la forme… regarder Megaforce devient presque une expérience unique. Séance présentée par Benjamin Cocquenet


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