A (Re)découvrir

[CinéCollection] Du 1er février au 3 mars, Morocco de Joseph Von Sternberg dans les salles du GRAC

CinéCollection propose chaque mois de voyager à travers l’histoire du cinéma pour voir ou revoir sur grand écran les oeuvres d’auteurs. Certaines séances sont accompagnées par les propos éclairés d’un spécialiste ou d’un cinéphile averti. Les titres sont proposés en copies restaurées au format numérique dans près de 30 salles adhérentes au réseau GRAC.

Après un  hommage à Alain Delon et au cinéma italien en janvier, CinéCollection  au mois de février, nous emmène en Afique avec son nouveau cycle Romances africaines qui comportent deux films :  Out of Africa de Sidney Pollack et Morocco de Joseph Von Sternberg

Programme à télécharger

Nous vous proposons un zoom sur Morocco de Joseph Von Sternberg

Moroco

Morocco
Titre français  Coeurs brûlés
de Joseph Von Sternberg
Avec Marlène Dietrich, Gary Cooper
USA /1930/1h32/N&B

Date de reprise 3 février 2016 – Version restaurée

Synopsis
Sur le point de s’engager avec un peintre, Amy Jolly, une chanteuse de cabaret, tombe amoureuse d’un légionnaire, Tom Brown, alors qu’elle se produit dans un établissement marocain. Celui-ci refuse d’abord ses avances.

« Revoir Morocco, c’est assister aux débuts de Marlene dans les studios hollywoodiens. Le film révéla en même temps que sa subtilité de comédienne, cette force morale, inséparable de sa beauté, qui allait faire d’elle à jamais une personnalité unique dans le monde du spectacle et dans le monde réel. »  Jacques Siclier, Le Monde, 23 juillet 1983

Morocco 1

Voir le clip Marlene Dietrich Give Me the Man

A propos du film

Morocco (Cœurs brûlés) marque le premier film hollywoodien de la comédienne allemande Marlene Dietrich et sa seconde collaboration avec Josef von Sternberg après L’Ange bleu. Le célèbre metteur en scène la fera tourner par la suite toujours dans les années 1930 dans Agent X 27, Shanghaï Express, Blonde Vénus, L’Impératrice rouge et La Femme et le Pantin.

Comme Marlene Dietrich ne parlait pas beaucoup anglais au moment du tournage du film, elle a appris son texte phonétiquement.

Deux éléments du film ont contribué à le rendre célèbre : il s’agit d’une part du baiser sur la bouche que donne Marlene Dietrich à une spectatrice dans une scène et d’autre part le fait que la comédienne soit vêtue d’un costume pour homme. A propos du film, Josef von Sternberg  déclare « Non seulement je souhaitais donner un soupçon d’allusion lesbienne, mais également démontrer que l’attrait sexuel de Marlene n’était pas entièrement dû au galbe classique de ses jambes. »

MarleneDietrich, avec ses costumes masculins alliés à son aura et sa féminité charismatiques, fit fureur aux Etats-Unis. Sa carrière est lancée : avec ce film, elle accède au statut de star. L’actrice et le cinéaste furent également nominés aux Oscars.

« Une Marlene Dietrich sulfureuse et incandescente dans une histoire d ‘amour fou élevée au rang de poème baroque » Hervé Clément, Cinématographes

Moroco3

La critique de Pierre Murat

 « Il y a aussi une Légion étrangère pour les femmes. Sans médailles pour nos bravoures, ni récompenses pour nos blessures. » C’est ce que dit Marlene Dietrich au beau légionnaire dont elle est tombée amoureuse au premier regard et qui, elle le sait, est la dernière marche de sa longue chute vers le néant. Dans un Maroc extravagant où la voix du muezzin ressemble à celle d’un baryton-basse chez Verdi, Sternberg, pour son premier film américain, filme une tragédie quasi racinienne, où trois personnages, élégants et beaux, s’aiment à contretemps. L’homme riche sacrifie tout à cette femme qui l’embrasse avant de le quitter à jamais, mais ne peut s’empêcher de suivre, dans le désert où il s’enfonce, un homme qui, par orgueil, refuse de lui dire les seuls mots qu’elle attend. Tout est admirable dans ce film hautain et brûlant qui a inspiré bien des cinéastes (…) Sternberg s’amuse à intervertir les sexes : c’est Marlene, en frac, qui embrasse une fille sur la bouche et drague Gary Cooper, lequel, fleur à l’oreille, est filmé comme objet de désir insaisissable. Le dialogue, rare, entrecoupé de silences qui ressemblent à des passes d’armes, ajoute encore à l’épure. Une splendeur. » Pierre Murat Télérama 

morocco ou coeurs brulŽs morocco 1930 rŽal: Joseph Von Sternberg Marlne Dietrich Collection Christophel

Fiche technique

  • SCÉNARIO Jules Furthman d’après le roman Amy Jolly de Benno Vigny
  • IMAGE Lee Garmes
  • MUSIQUE Karl Hajos
  • MONTAGE Sam Winston
  • SON Karl Hajos

coeurs-brules-2

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