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The Assassin en avant première au Ciné-club chinois des Alizés

Kinoks  en partenariat avec le cinéma Les Alizés et son ciné-club chinois, propose en avant-première le dernier film du maître Hou Hsiao-Hsien ! La séance aura lieu jeudi 3 mars à 20h30 au cinéma Les Alizés à Bron.

Le film sera présenté par Benjamin Labé, maître de conférences à l’Université Lyon 2.

Toutes les informations pratiques sur le site du cinéma : www.cinemalesalizes.com 

Kinoks est une association étudiante dont l’objectif est de diffuser une part la plus large et la plus étendue possible de la culture cinématographique.

 

Assassin

The Assassin
De Hou Hsiao-hsien
Avec Shu Qi, Chang Chen, Yun Zhou 

Taïwan, 2016, 1h45

Sortie en salles le 9 mars 2016.

Compétition officielle Cannes 2015

Synopsis
Chine, IX siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil.  Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Véritable justicière, sa mission est d’éliminer les tyrans. A son retour, sa mère lui remet un morceau de jade, symbole du maintien de la paix entre la cour impériale et la province de Weibo, mais aussi de son mariage avorté avec son cousin Tian Ji’an. Fragilisé par les rebellions, l’Empereur  a tenté de reprendre le contrôle en s’organisant en régions militaires, mais les gouverneurs essayent désormais de les soustraire à son autorité. Devenu gouverneur de la province de Weibo, Tian Ji’an décide de le défier ouvertement. Alors que Nie Yinniang a pour mission de tuer son cousin, elle lui révèle son identité en lui abandonnant le morceau jade. Elle va devoir choisir : sacrifier l’homme qu’elle aime ou rompre pour toujours avec  « l’ordre des Assassins ».

A l’origine du The Assassin, un conte

L’action de The Assassin se déroule en Chine durant le 9ème siècle sous le règne de la dynastie des empereurs Tang (618-907).  Le film est inspiré d’un chuanqi, une courte nouvelle intitulé Nie Yinniang. Ce format était très répandu à l’époque à travers l’art romanesque.

Un conte, dit de «L’oiseau bleu et du miroir»  se retrouve dans The Assassin. Il raconte comment un oiseau solitaire et triste retrouve sa vitalité dès lors qu’on place un miroir devant sa cage. Ce récit est très connu en Chine et on le retrouve de façon récurrente dans toute la littérature de la chine de cette époque au point que le mot «miroir» et le mot «oiseau bleu» sont synonymes.

The-Assassin-HHH-Photo-3-©-SpotFilms-747x498

AD VIDAM

Un prologue en noir et blanc
Le réalisateur à choisi le noir et blanc pour le prologue du film qui évoque le passé du personnage principal. Ensuite, on en vient à l’histoire proprement dite,
à son déroulement chronologique, et là on passe à une splendide couleur comme on passerait à un temps présent du récit.

The-Assassin-HHH-Photo-4-©-SpotFilms-748x498

AD VIDAM

Un film tourné en Mongolie

Les extérieurs du film ont été tournés en Mongolie intérieure, au nord-est de la Chine continentale, et dans la province de Hubei. Le réalisateur explique les raisons de son choix « Quand j’ai découvert ces paysages de forêts de bouleaux et de lacs, j’étais sidéré, j’avais l’impression d’être transporté dans une peinture chinoise classique. Eau et montagne, d’un seul coup de pinceau. Sauf que ça n’est pas une fantaisie, c’est une splendeur réelle, pour le moment encore intacte. Ce que je voulais pointer avec ces plans quasi-picturaux de la campagne, c’est comment le temps des hommes se dépose dans ces lieux presque écrasants de beauté. Les paysans qu’on y voit sont des vrais paysans qui n’ont rien changé à leurs habitudes quand on les filmait. Ils m’ont même inspiré des scènes, une certaine manière de vivre ancestrale, très prosaïque, très humaine. Quand on est paysan et qu’on a faim, tournage ou pas tournage, on découpe un morceau de viande séchée qui pend à une poutre. »

The-Assassin-HHH-Photo-2-©-SpotFilms-747x498

AD VIDAM

Hou Hsiao-Hsien

Après des études de cinéma à l’Académie nationale d’art de Taïwan, Hou Hsiao-Hsien débute comme assistant-réalisateur, notamment auprès de Li Hsing. En 1980, il réalise son premier long métrage, CUTE GIRL, qui remporte un franc succès en salles. En 1984, LES GARÇONS DE FENGKUEI marque un nouveau départ dans sa carrière. Primée au Festival des 3 Continents, cette chronique aux accents autobiographiques est le fruit de sa collaboration avec Chu Tien-Wen, qui deviendra sa scénariste fétiche.
Il complète ce film par trois autres œuvres très personnelles, largement inspirées de son vécu : UN ÉTÉ CHEZ GRAND-PÈRE (1984), UN TEMPS POUR VIVRE, UN TEMPS POUR MOURIR (1985) pour lequel il décroche le Prix de la Critique Internationale au Festival de Berlin, et enfin POUSSIÈRES DANS LE VENT (1986). En 1989, le réalisateur reçoit le Lion d’or à Venise pour LA CITE DES DOULEURS. Cette fresque politique ouvre une trilogie sur l’Histoire de Taïwan, qui se poursuivra avec LE MAITRE DES MARIONNETTES (Prix du Jury au Festival de Cannes en 1993) et GOOD MEN, GOOD WOMEN (1995).

Co-auteur de TAIPEI STORY de son compatriote Edward Yang (dans lequel il joue le rôle principal), producteur d’EPOUSES ET CONCUBINES de Zhang Yimou, Hou Hsiao-Hsien fait le portrait des courtisanes du XIXe siècle dans l’envoûtant LES FLEURS DE SHANGHAI (1998), mais peut aussi dépeindre le Taïwan d’aujourd’hui, comme dans GOODBYE SOUTH, GOODBYE (1997) ou MILLENNIUM MAMBO (2001), une œuvre hypnotique qui révèle au public occidental la comédienne Shu Qi. Après un détour par le Japon avec CAFÉ LUMIÈRE (2003), film-hommage au maître Ozu Yasujiro, Hou Hsiao-Hsien, cinéaste du fragment, du souvenir et de la sensation, conte trois histoires d’amour, situées à trois époques différentes, dans THREE TIMES (2005), un film ambitieux qui marque sa sixième venue en compétition au Festival de Cannes. Deux ans plus tard, il réalise le court métrage THE ELECTRIC PRINCESS HOUSE à l’occasion du 60ème anniversaire du Festival de Cannes, en collaborant avec une trentaine de grands réalisateurs pour le film
collectif CHACUN SON CINÉMA.

En 2008, le cinéaste présente LE VOYAGE DU BALLON ROUGE à Cannes dans la Sélection Un Certain Regard – librement inspiré du film d’Albert Lamorisse et interprété par Juliette Binoche. La distinction de son cinéma attire l’attention de plusieurs documentaristes dont Olivier Assayas qui lui consacre son H H H, PORTRAIT DE HOU HSIAO-HSIEN (2005). Il est également contacté par Todd McCarthy pour parler de l’un des plus grands cinéphiles de l’Histoire dans PIERRE RISSIENT : HOMME DE CINÉMA (2010), puis par Jia Zhang-Ke pour partager ses souvenirs de la ville de Shanghai et ses bouleversements dans I WISH I KNEW, HISTOIRES DE SHANGHAI (2011).

Filmographie réalisateur

  • 2015 The Assassin
  • 2011 10+10 (segment «La belle époque» )
  • 2007 Chacun son cinéma ou ce petit coup au cœur quand la lumière s’éteint et que le film commence (segment «The Electric Princess House »)
  • 2007 Le voyage du ballon rouge
  • 2005 Three Times
  • 2003 Café Lumière
  • 2001 Millennium Mambo
  • 1998 Les fleurs de Shanghai
  • 1996 Goodbye South, Goodbye
  • 1995 Good Men, Good Women
  • 1993 Le maître de marionnettes
  • 1989 La cité des douleurs
  • 1987 Poussières dans le vent
  • 1987 La fille du Nil
  • 1985 Un temps pour vivre, un temps pour mourir
  • 1984 Un été chez grand-père
  • 1983 Les garçons de Fengkuei
  • 1983 L’homme-sandwich
  • 1982 Green, Green Grass of Home
  • 1981 Cheerful Wind
  • 1980 Cute Girl

Source Ad Vitam Distribution

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