Séance Spéciale

[Cinéma Russe] Avant première du film « Criminel », lundi 7 mars au cinéma Bellecombe

Une séance exceptionnelle au mois de mars  du ciné-club de l’association Projet Russe avec l’avant première de Criminel en présence du réalisateur Victor Dement.

Informations pratiques 

Lundi 7 mars à 19h30
Cinéma Bellecombe, 61, rue Inkermann, 69OO6 Lyon
Tarif : 5 euros, adhésion obligatoire à l’association Projet Russe : 2 euros
Parking gratuit
Le film est précédé d’une présentation et projeté en version originale sous-titrés en français.

 

Criminel

Criminel de Viktor Dement
Titre original : НАХОДКА
Avec Alekseï Gouskov, Nadejda Markina
Russie, 2015, 1h38 

Synopsis
Dans les magnifiques étendues du Grand Nord vit un garde-pêche très à cheval sur le règlement et peu apprécié de ses concitoyens. Un jour, il se retrouve loin de tous et fait une trouvaille inattendue qui va bouleverser sa vision du monde.

Un film aux images d’une beauté à couper le souffle. Ni gangster ni hémoglobine ici, juste une vie âpre et un environnement hostile qui durcissent les relations entre les êtres et obligent à s’interroger sur les valeurs essentielles. Un film saisissant !

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Un film remarqué dans les festivals

  • 2011 – Berlinale (Marché du film) : Prix du scénario
  • 2015 – Kinotavr (Russie, Sotchi) : Prix de la meilleure photographie
  • 2015 – Asia Pacific Screen Awards (Australie, Brisbane) : nomination dans la catégorie « Meilleur acteur »
  • 2015 – Festival du cinéma russe de Honfleur (France) : prix du public, prix du meilleur début et prix du meilleur acteur
  • 2015 – Black Nights (Estonie, Tallinn) : Prix du public

Visualisez la bande annonce du film

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Notes d’intention du réalisateur
« En 2008, un ami acteur, Mikhail Bagdasarov, m’a conseillé de lire une nouvelle. A cette époque, je cherchais des idées pour faire un film de cinéma. Il m’a parlé de Tendriakov. Je le connaissais seulement de nom. J’ai lu, et le soir-même, j’ai appelé un ami producteur et je lui ai dit qu’il fallait absolument en faire un film. Et quelques jours plus tard, nous avons rencontré la veuve de l’écrivain. Le monde est petit, vraiment très petit, nous avons été présentés et la veuve a dit: « Écrivez un scénario et je lirai ; beaucoup de gens veulent acquérir les droits de cette nouvelle ».

Je me suis toujours demandé pourquoi l’histoire n’avait pas encore été filmée. Quand je m’y suis mis, j’ai compris pourquoi. L’histoire avait été écrite en 1964-1965, et se référait sans cesse à un passé un peu plus lontain. Tendriakov est très cinématographique, mais il a quand même fallu ajouter quelques scènes. Et puis j’ai opté pour une adaptation moderne qui fonctionnerait aussi bien dans le film que dans l’histoire originelle. L’espace d’une nuit, tout était décidé. En même temps que je lisais, je voyais les scènes. J’avais l’impression que la nouvelle était un script de film. Les actions étaient là, tout était très concret et faisait naître dans mon esprit des images lumineuses. Travailler sur cette œuvre a vraiment été agréable. Six mois plus tard, j’avais écrit une première ébauche. La veuve de Tendriakov l’a lue très attentivement, m’a posé des questions et nous avons convenu de signer pour l’adaptation. En fait, presque sept ans sont passés entre la nuit d’insomnie où j’ai commencé à travailler sur l’histoire et aujourd’hui. Cela prouve à quel point c’était passionnant et intéressant…

Il y avait un autre problème, qui m’a fait comprendre pourquoi la nouvelle n’avait pas été adaptée avant. Il s’est avéré que, techniquement, il était très difficile de tourner un tel film, parce que la météo n’était jamais bonne : soit il y avait encore de l’eau partout, soit la neige était déjà tombée. La nature, quand il n’y a pas de glace, rend les choses vraiment difficiles. Nous avons dû attendre une météo propice : nous avons décidé de filmer d’abord la neige seule, puis d’attendre six mois pour avoir à la fois l’eau et la première neige. Finalement, nous avons dû aller en Finlande. Et là, nous avons filmé l’eau, les premières glaces et la neige… Ceci dit, l’histoire est complètement apolitique, apparemment très simple et humaine. C’est sans doute pour cela aussi que la nouvelle n’a pas été adaptée au cinéma à l’époque soviétique.

Nous avons filmé en Carélie. C’est le nord de la Russie. Nous avons choisi ce lieu parce qu’il est visuellement très intéressant. Il borde le plus grand lac d’Europe, le très ancien Onega. L’un des leitmotivs de l’Histoire est la place de l’homme dans la nature, et la nature joue dans le film aussi un rôle important. C’est pour cela que nous avons choisi cet endroit. Le seul problème, c’est que nous avons mal évalué le rapport entre temps de tournage et contraintes météorologiques. Par conséquent, nous avons été obligés de tourner un petit passage du film dans une réserve forestière en Finlande sur la presqu’île de Kola. On trouve là-bas des paysages d’une beauté inoubliable. Il a été difficile de se concentrer pour filmer tellement on avait envie de regarder tout ce qu’il y avait autour de nous.  » Extrait d’une interview du réalisateur se trouvant sur le site du film www.criminel-lefilm.com

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