institut lumière

Dimanche 6 mars, à l’auditorium, La Princesse aux huîtres de Lubitsch en ciné-concert

Dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène, en coproduction avec l’Institut Lumière, l’Auditorium de Lyon  propose de découvrir en ciné-concert  l’un des bijoux du cinéma muet : La Princesse aux huîtres d’Ernst Lubitsch.

La séance aura lieu dimanche 6 mars à 18h00.
Le film sera accompagné par l’Ensemble Ars Nova dirigé par Martin Matalon compositeur de la musique.

Le site de l’auditorium : www.auditorium-lyon.com
Le site de  l’Institut Lumière : www.institut-lumiere.org

 

princesse-aux-huitres3

La Princesse aux huîtres d’Ernst Lubitsch
Die Austernprinzessin

avec Victor Janson, Ossi Oswalda, Julius Falkenstein
Allemagne, 1919, N&B, 56 min

Synopsis
Mister Quaker a fait fortune en vendant des huîtres. Il est si riche qu’il a un majordome à sa disposition pour lui tenir son cigare quand il fume. Lorsque sa fille Ossi apprend qu’une amie, fille du roi du cirage, va épouser un comte, elle devient folle de jalousie et exige d’être mariée sur-le-champ à un aristocrate. Le choix se porte sur le prince Nucki, un noceur couvert de dettes…

princesse-aux-huitres

A propos du film
Réalisé trois ans avant le départ définitif d’Ernst Lubitsch pour les États-Unis, La Princesse aux huîtres est une oeuvre incontournable de sa période allemande. À vingt-sept ans, le cinéaste allemand a déjà de nombreuses réalisations à son actif, mais ce film lui offre son premier succès international.

Ce bijou loufoque et subversif porte l’empreinte de ce qu’on appellera la Lubitsch touch, un sens comique effréné et sophistiqué. Ainsi, dès 1919, Lubitsch montre son sens de la comédie, de la dérision, du burlesque..

« Comment définir la Lubitsch touch ? Une certaine façon de désosser subtilement la comédie vaudevillesque pour montrer que les personnages ne sont mus que par des appétits sexuels ou financiers ; glisser tout cela en douce dans le récit pour que le censeur donne son feu vert… Est-elle déjà tout entière, cette Lubitsch touch, dans la carrière allemande (et muette) du maître ?
A la vision de cette Princesse aux huîtres, on aurait tendance à répondre par la négative. Le jeune Lubitsch est avant tout, à travers cette comédie trépidante, un cinéaste burlesque. Il n’est plus sur l’écran – il y a été à ses débuts – mais y installe une sorte de farandole loufoque. Celle-ci est moins satirique que radicalement meschugge, selon le mot allemand emprunté au yiddish et appliqué aux héros du film : zinzin, tout simplement. La farce évoque même Hellzapoppin’, à l’image de cet orchestre où un type donne le rythme en en giflant un autre. A la même époque, notre cinéaste tourne des superproductions historiques – dont Madame Du Barry, en 1919 – qui attireront l’oeil des décideurs hollywoodiens. C’est aux Etats-Unis que Lubitsch policera sa fantaisie dans des récits ultra sophistiqués. A Berlin, le zozo avait quartier libre… »  Aurélien Ferenczi, Télérama

La princesse aux huitres

Martin Matalon
Après avoir composé des musiques pour des films de Luis Buñuel (Un chien andalou, Terre sans pain et L’Âge d’or) et Fritz Lang (Metropolis, donné à l’Auditorium en avril 2014), Martin Matalon continue d’explorer les classiques du cinéma muet avec cette critique pétillante de la bourgeoisie américaine du début du siècle passé. Ars Nova, ensemble basé à Poitiers, sera l’interprète de cette «bande son» créée en janvier 2015 à Valence sous l’intitulé de Foxtrot Delirium.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s