Production Lyonnaise

Exposition Lartigue à la galerie photo de l’Institut Lumière

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Chic, le sport, l’exposition de la Galerie de l’Institut Lumière se poursuit jusqu’au 27 mars 2016

Un choix de photographies sensibles et élégantes autour du thème du sport, cette exposition est à la fois un hommage à l’esthétique si novatrice de Jacques-Henri Lartigue (1894-1986), et un précieux témoignage sur la pratique sportive au début de XXe siècle.

Galerie photo de l’Institut Lumière, Entrée libre, du mardi au samedi de 12h à 19h, 3 rue de l’Arbre Sec, 69001 Lyon  (Métro Hôtel de Ville)

Toutes les informations pratiques sur www.institut-lumiere.org

 

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Jacques Henri Lartigue

A 69 ans, Jacques Henri Lartigue expose pour la première fois quelques-uns des nombreux clichés qu’il a réalisés au cours de sa vie. Nous sommes en 1963, au MoMA, à New York. La même année, le magazine Life lui consacre un portfolio. Ce numéro annonçant la mort du président John Fitzgerald Kennedy fait le tour du monde. A son plus total étonnement, Lartigue devient du jour au lendemain l’un des grands noms de la photographie du XXe siècle.

La photographie, Jacques l’a apprise au contact de son père dès 1900. Répondant à l’enthousiasme de son fils, Henri Lartigue lui offre son premier appareil photographique à l’âge de 8 ans en 1902. Dès lors, il n’a de cesse de photographier sa vie d’enfant rythmée par les voyages en automobile, les vacances en famille et surtout par les inventions de son frère aîné, Maurice, surnommé Zissou.

Les deux frères sont passionnés par l’automobile, l’aviation et tous les sports alors en plein essor. Jacques les enregistre grâce à son appareil photographique. Il continuera adulte à fréquenter les manifestations sportives et à pratiquer lui-même quelques sports réservés à l’élite : ski, patinage, tennis, golf…

Cependant, pour cet enfant si soucieux de retenir le temps qui passe, la photographie est insuffisante. Comment, en effet, tout dire et tout retenir dans une image prise en quelques secondes ? Parallèlement, il entreprend donc la rédaction d’un journal qu’il poursuivra toute sa vie. Et, sans doute pour s’engager dans une activité reconnue, il commence à dessiner et à peindre. En 1915, il fréquente brièvement l’académie Julian. La peinture devient et restera son activité professionnelle. A partir de 1922, il expose dans plusieurs Salons à Paris et dans le sud de la France. Entre temps, en 1919, Jacques a épousé Madeleine Messager, fille du compositeur André Messager et a eu un fils Dani, né en 1921. Ils divorceront en 1931.
Jusqu’au début des années 30, il mène une vie luxueuse et mondaine. Mais la fortune des Lartigue s’étiole et Jacques est contraint de trouver d’autres sources de revenus. Se refusant à travailler par crainte de perdre sa liberté, il vit chichement de sa peinture durant les années trente et quarante. Dès les années 50 et contrairement à la légende le prétendant inconnu de tous, Lartigue commence à exister comme photographe tout en continuant à peindre.

En 1962, avec Florette, sa troisième épouse, Jacques embarque à bord d’un cargo à destination de Los Angeles. Petit détour par la Côte Est, ils rencontrent Charles Rado, de l’agence Rapho qui contacte John Szarkowski, alors jeune conservateur du département photographique du MoMA. L’enthousiasme est général. En 1975, la première rétrospective de son œuvre a lieu au Musée des Arts Décoratifs, à Paris. Un an auparavant, Lartigue avait réalisé la photographie officielle du président de la République, Valéry Giscard d’Estaing. En 1979, l’acte de donation est signé : Lartigue est le premier photographe français à faire don, de son vivant, de son œuvre à l’Etat français. Il charge l’Association des Amis de Jacques Henri Lartigue de conserver et de diffuser le fonds. En 1980, l’exposition Bonjour Monsieur Lartigue au Grand Palais répond à la volonté de Lartigue de voir ouvrir son « musée ». Jusqu’à ses derniers jours, il poursuit son œuvre à travers la photographie, la peinture et l’écriture. Il s’éteint à Nice le 12 septembre 1986, à l’âge de 92 ans.

Il laisse plus de 100 000 clichés, 7000 pages de journal, 1500 peintures.

Source www.lartigue.org

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