Séance Spéciale

[Avant Première] Vendredi 18 mars, Frederick Wiseman présente In Jackson heights

Le grand documentariste Frederick Wiseman viendra présenté sont 40ème documentaire au CNP Bellecour, vendredi 18 mars à 18h30.

Après s’être attaché ces dernières années aux grandes institutions (La Danse – Le ballet de l’Opéra de Paris (2009), Crazy Horse (2011), At Berkeley (2013), National Gallery (2014)), le réalisateur revient avec un documentaire sur Jackson Heights, l’un des quartiers les plus cosmopolites de New York.

Toutes les informations pratiques sur cinema-cnp-bellecour.com

 

in_jackson_heights

 In Jackson Heights de Frederick Wiseman
Documentaire
USA, 2016, 3h10

Date de sortie 23 mars 2016

Synopsis

Jackson Heights est l’un des quartiers les plus cosmopolites de New York. Ses habitants viennent du monde entier et on y parle 167 langues. Ce quartier incarne à lui seul la nouvelle vague d’immigration aux États-Unis et concentre les problématiques communes aux grandes villes occidentales comme l’immigration, l’intégration, multiculturalisme.

Wiseman s’invite dans le quotidien des communautés du quartier new-yorkais, filmant leurs pratiques religieuses, politiques, sociales et culturelles, mais aussi leurs commerces et leurs lieux de réunion. Il met également en lumière l’antagonisme qui se joue au sein de ces communautés, prises entre la volonté de préserver les traditions de leur pays d’origine et la nécessité de s’adapter au mode de vie et aux valeurs des États-Unis.

« Une mosaique de personnages et de situations » Le monde

A propos du film

Frederick Wiseman nous permet de mieux cerner l’essence de la réalité sociale et de la richesse culturelle de cette communauté cosmopolite.

Pour réaliser ce film de 3h10, plus de 120 heures d’images ont été tournées en neuf semaines et dix mois de montage ont été nécessaires. Alors que Frederick Wiseman avait lancé une opération de financement participatif pour couvrir une partie des frais de production, celle-ci n’a pas abouti, ne récoltant qu’un tiers de la somme espérée ; sa renommée lui permet toutefois d’obtenir une sortie en salles aux États-Unis.

Sans In Jackson Heights, Frederick Wiseman nous permet de mieux cerner l’essence de la réalité sociale et de la richesse culturelle de cette communauté cosmopolite.

Jackson Heigths est un quartier populaire du Queen. Son attractivité grandit devant une catégorie plus aisée qui souhaite s’inviter à y vivre. Comme il est dit dans le film, avec la ligne 7 du métro, vous êtes à 20 minutes de Manhattan. Plus nombreux sont les cadres supérieurs qui veulent venir y trouver un nid à un loyer abordable. En conséquence, la ville de New York n’hésite pas à mettre en vente un building occupé par 50 commerçants issus de l’immigration, pourtant là depuis plus de 20 ans.

La caméra de Frederick Wiseman se fait discrètement le témoin des changements inévitables que subit le quartier, en suivant par exemple les démarches des activistes qui veulent alerter la population sur le vote prochain d’un nouveau plan d’urbanisme. Elle enregistre également un vieillissement de plus en plus perceptible de la population. Le réalisateur s’intéresses au rôle des gens le contexte de la vie en communauté sur la voie publique et non dans leur intimité. Les observations touchantes ne manquent pas dans In Jackson Heights, comme cette dame âgée qui est assise sans vie sur une chaise dans le hall d’accueil du centre et qu’on retrouve quelques minutes plus tard, transformée miraculeusement par la musique de son pays d’origine qu’elle chante à tue-tête. Aucun détail ne paraît en effet assez anodin pour ne pas mériter l’inclusion dans ce collage étonnamment harmonieux et fluide.

Il en résulte un vibrant hommage à cette communauté laissée-pour-compte, voire sur le point d’être expulsée hors de la ville.

Lire une critique du film : ici

Musiciens

Frederick Wiseman

Frederick Wiseman, 86 ans, est l’un des grands noms du documentaire. Après 50 ans de carrière, il continue de réaliser, monter et produire tous ses films, qui sont souvent présentés dans les cursus universitaires américains et font l’objet de rétrospectives régulières.

Pour chaque film, il procède de la même façon : en plantant sa caméra dans un microcosme professionnel ou social et en observant sans hâte son fonctionnement. Le talent considérable du réalisateur consiste alors à conférer une identité propre à ces chroniques ponctuelles, bien que le dispositif demeure identique à peu de choses près.

Parade

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s