Séance Spéciale

Du 31 mars au 10 avril, Retour en Algérie dans les salles de Lyon et sa région en présence du réalisateur

Du 31 mars au 10 avril, le réalisateur Emmanuel Audrain échangera avec le public autour de son documentaire Retour en Algérie dans plusieurs salles de Lyon et sa région.

Les projections :

  • 31 mars : Le Scénario à St-Priest à 20h30
  • 1 1er avril : Ciné Caluire à Caluire à 20h30
  • 2 avril : CinéDuchère à Lyon 9ème à 17h30
  • 3 avril : Le Rex à Neuville-sur-Saône à 15h30
  • 4 avril : Le Rex à Le-Péage-de-Roussillon à 20h30
  • 5 avril : Les Amphis à Vaulx-en-Velin à 20h30
  • 7 avril : Ciné Chaplin à Rive-de-Gier à 19h30
  • 8 avril : Cinéma Paradiso à St-Martin en haut à 20h
  • 9 avril : Comoedia à Lyon 7ème à 11h15
  • 10 avril : Ciné Rillieux à Rillieux à 17h30

 

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Retour en Algérie 
Réalisé par Emmanuel Audrain
Documentaire
 France, 52min, 2014

Synopsis

Ils ont eu 20 ans, entre 1954 et 1962. Comme deux millions de jeunes Français, leur Service militaire ce fut la Guerre d’Algérie. La torture, les « corvées de bois »… sont les blessures dont leur génération n’a pas pu parler.

50 ans plus tard – à l’heure de toucher leur retraite du combattant Rémi, Gérard, Pierre, Georges, Gilles… et les autres, choisissent de mettre cet argent en commun, pour financer des projets solidaires, en Algérie. Surprise. Eux, qui s’étaient tus si longtemps, voilà qu’ils parlent. Et leurs vieux coeurs qui rajeunissent ! Allant à la rencontre de jeunes lycéens, ils disent : « Parfois, il faut désobéir… Oser, dire Non ! »

Ils ajoutent : « Cette histoire, a bouleversé nos vies. Mais – aujourd’hui – en retournant en Algérie, nous voulons en écrire une autre page… Solidaire et fraternelle, celle-là ! »

Pourquoi j’ai fait ce film par Emmanuel Audrain

En 2008, Simone de Bollardière ( la veuve du général Jacques de Bollardière ), m’incite à venir à l’Assemblée Générale des « 4ACG » ( Les Anciens Appelés en Algérie, et leurs Amis, Contre la Guerre ).

Ces hommes âgés ont choisi de ne pas garder pour eux-mêmes, leurs retraites de combattant, mais de les reverser à des Associations algériennes. Ce qui me marque dans cette rencontre, c’est ce moment où les nouveaux adhérents de l’Association se lèvent et se présentent, évoquant chacun leur parcours algérien.
Un « grand costaud » dit ne pas avoir besoin du micro, mais il n’arrive pas à achever son récit, la voix brisée.

Pour beaucoup, « c’est la première fois » qu’ils parlent. Certains ont les larmes aux yeux, d’autres doivent se rasseoir prestement, submergés par l’émotion.
Ce moment de vérité – exceptionnel – me rend ces hommes très attachants.

Le projet de film naîtra un peu plus tard. Sa réalisation s’étalera sur trois années.

En 2013, notre petite équipe a accompagné les trois Voyages de l’Association. 35 jours en Algérie, pour moi. Avec un matériel très discret, nous avons filmé du mieux que nous avons pu… Pour nous rendre compte, au stade du montage, que le vrai voyage de ces hommes, était bien sûr, leur voyage intérieur. Celui, qui va de leurs 20 ans à aujourd’hui. Ce long chemin, où avec cœur et intelligence, ils ont su retrouver l’estime d’eux-mêmes.

Retour en Algérie

Emmanuel Audrain

Audrain« Emmanuel Audrain est un documentariste, dont les films gravitent autour de deux univers : Le premier c’est la mer. Non pas celle de Trenet ou de Valéry, mais celle, plus grave, que lui inspira le film de Kaminker et Dumaître, tourné en 1958 à l’île de Sein, « La mer et les jours ».

Depuis son premier film « Boléro pour le thon blanc », Ile d’Yeu 1985, en passant par « Les enfants de l’Erika », jusqu’à « Alerte sur la ressource », en 2002, les films d’Emmanuel Audrain vont au plus près des prises de conscience de notre époque, sans jamais en oublier l’humanité au sens propre, c’est-à-dire le peuple des pêcheurs et autres gens de mer.

Le deuxième univers de ses films, c’est la capacité d’écoute dont ils témoignent, on pourrait presque parler d’amitié comme valeur de plan ou de cadrage… Ce sont des films comme « Mémoire des îles », « PARTIR accompagné », « Je suis resté vivant ! », « Le testament de Tibhirine ». Et tout dernièrement, « Retour en Algérie ». Emmanuel se souvient que le travail du documentariste québécois Pierre Perrault, l’a marqué. L’auteur de « Pour la suite du monde » filme les habitants de l’Ile aux coudres et partage avec eux, dans la durée, l’aventure du tournage. Ce qu’Emmanuel offre le plus généreusement à ceux qu’ils filment, c’est cette aventure du tournage, qu’il paye avec son temps. « Avancer par des chemins, non connus d’avance », dit-il.

Il a pour habitude de tourner, d’envoyer ou de montrer ses images sur DVD, puis de tourner encore…

Ses films se font lentement. C’est un engagement, pas toujours facile à vivre économiquement. Mais, ceux qu’il filme ne s’y trompent pas ; ils apprécient ce respect. Emmanuel note que ce qui le bouleverse – dans sa vie et dans ses films – « C’est de découvrir chez l’autre, le sens du bien commun. L’intelligence du cœur… » « 

Philippe Niel, formateur cinéma, Février 2014

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