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[Ciné-Débat] Samedi 4 juin 2016, au Ciné Mourguet, O ka en présence de Souleymane Cissé

O KA, le denier film du grand réalisateur malien Souleymane Cissé sera projeté au ciné Mourguet, samedi 4 juin 2016 à 20h00. Séance suivie d’une rencontre avec Souleymane Cissé.

Soirée proposée dans le cadre du festival « Mali en Scène » organisé par le Collectif des Maliens en Rhône-Alpes.

Souleymane Cissé est le premier cinéaste africain primé au festival de Cannes en remportant le Prix spécial du jury en 1987 pour «Yeelen».

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Ciné Mourguet – 15, rue Deshay 69 110 Sainte Foy-lès-Lyon Accès (10 minutes depuis Perrache) : C19 – arrêt Ste Foy Mairie / 49 et 90 – arrêt Ste Foy Châtelain / 17 – arrêt Ste Foy Centre
Toutes les informations pratiques sur www.cinemourguet.com

 

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Souleymane Cissé au Festival de Cannes 2015. © Siegfried Forster / RFI

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« O Ka » signifie en bambara « notre maison ». Dans son nouveau film, présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2015, Souleymane Cissé  parle de sa maison de naissance à Bamako où il est né en 1940, mais il y lie aussi le destin de sa famille au destin de son pays, le Mali.

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O Ka (Notre maison) de Souleymane Cissé
Avec Magnini Koroba Cissé, Aminata Cissé, Badjénèba Cissé, M’ba CISSÉ
Documentaire
Mali, 2015, 1h36

Synopsis

Quatre femmes sont sommées par la justice de quitter leur maison qui appartient à leur famille depuis plusieurs générations. Comment ne pas réagir à un tel déni de justice ?

C’est la maison de la famille d’un artiste à Bamako, cette maison qui le rattache à ses parents, son histoire, ses souvenirs et dont ses sœurs sont expulsées, en dépit du droit, un jour de 2008.

C’est aussi, le Mali, son pays qu’il a vu basculer dans la guerre, au mépris des traditions de tolérance qui l’ont animé depuis l’indépendance.
Le combat pour la vérité pousse l’artiste à prendre la parole et à s’engager.

Lire l’entretien réalisé par Siegfried Forster  pour RFI :   ici
 
Lire aussi le portrait : Souleymane Cissé, le doyen du cinéma africain à Cannes

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A propos du film

« A travers ce documentaire, dont le point de départ est un acte aussi violent qu’injuste : des femmes âgées sont sans raison sorties de leur maison et campent dans la rue, Souleymane Cisse explore son passé pour faire peut-être changer pacifiquement le présent.

Grande figure tranquille du cinéma malien, le cinéaste mêle avec bonheur et grâce la beauté d’une enfance sans mélancolie, avec la gravité d’un grand pays aimé, où vivre est devenu très aléatoire.

Par son âge assuré, Cisse fait un travail documentaire et personnel remarquable. Il avance pas à pas, entre le passé qui fut prometteur et le présent qui est indigne.
Sans amertume, ni agressivité, il plane au-dessus de ses souvenirs égrenés avec une voix of, sa voix, elle-même surprise par tant de bonheur vécu.

Face à ce déploiement d’amour pour ceux qui l’ont éduqué, Cisse se met en devoir d’à son tour marcher vers celles avec lesquelles il a été élevé : ses sœurs. À travers elles et leur désarroi soudain, c’est le désarroi de toute une population que le cinéaste filme. Mais là encore sans chercher à se montrer outragé, ou simplement manichéen, mais plutôt en restant obstinément à échelle humaine.

On se souviendra alors longtemps de cette séquence à travers les ruelles de la ville, où les expulsés s’entassent, et les sœurs de Cisse émergent tout à coup, en attente. »

Virginie Apiou pour cinema.arte.tv

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