Séance Spéciale

Dimanche 13 novembre, The Swimmer au Vinatier

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Suite à l’annulation de la projection dans le cadre des Toiles d’été au mois de juillet,  Les Inattendus reprogramment The Swimmer dans la salle de cinéma  du Vinatier en collaboration avec le collectif Météorites!

La séance aura lieu dimanche 13 novembre à 16h00 

Infos pratiques:

Centre du Vinatier : entrée principale, allez tout droit, à l’église tournez à gauche, bâtiment en face du parc à biches, dans le centre social, une salle de cinéma des années 60 avec plus de 300 places !
Entrée libre, projection en 35 mm
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The Swimmer (Le plongeon)
de Frank Perry,
Avec : Burt Lancaster, Janet Landgard, Janice Rule, Tony Bickley,
Marge Champion,Nancy Cushman, Bill Fiore,David Garfield, Kim Hunter,
Etats-Unis, 1968, 1h35

Synopsis

Dans une banlieue aisée du Connecticut, Ned Merrill, bel homme dans la fleur de l’âge, se lance un défi : rentrer chez lui à la nage, en passant de piscine en piscine à travers les villas cossues. Non pas un road movie donc, mais plutôt un pool movie, qui commence comme un scénario hollywoodien où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Puis, petit à petit, le vernis s’écaille, l’ambiguïté s’installe, et au fil des rencontres de Ned, l’idylle tourne au vinaigre : et si cette bourgeoisie n’était finalement pas si fréquentable ?


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A propos du film

Porté par un Burt Lancaster des grands jours, The Swimmer est tombé longtemps dans l’oubli, avant sa ressortie en 2010. Moins connu que des Scorcese, Coppola ou Pollack, Frank Perry n’en appartient pas moins à cette génération du Nouvel Hollywood, passant la bonne société américaine de l’époque au vitriol.

Avec The Swimmer, il adapte une nouvelle de l’écrivain américain John Cheever. A Travers le trajet  de piscine en piscine de  Ned Merrill ( Burt Lancaster), Perry dépeint a la manière du Lauréat, la haute bourgeoisie, microcosme où se mêlent intellectuels, artistes et hommes d’affaires qui incarnent l’American Way of Life.  Le cinéaste nous offre une vision effrayante de cette caste dirigeante, qui célèbre sa réussite à grand renforts de « cocktail parties » et rivalise dans la débauche de dépenses de luxe. Le cinéaste décrit l’absence de valeurs ou de moralité sur lequel se fonce ce monde.
Il y a des dizaines de rencontres, d’histoires qui se succèdent à l’écran mais la seule chose qui reste c’est un sensation de vide. Ce film provoque un profond malaise, un sentiment de dégoût, et l’on comprend que Ned Merrill n’en puisse plus de vivre dans ce monde.

Le tournage du film ne s’est pas déroulé en douceur. En effet, pour cause de divergences artistiques avec les producteurs, Frank Perry  a dû céder sa place à  Sydney Pollack, notamment pour tourner la scène entre Burt Lancaster et Janice Rule.

The Swimmer sort juste au moment où commence à émerger ce qui va devenir le Nouvel Hollywood. Dans les deux à cinq mois qui suivent sa sortie, Le Lauréat, Rosemary’s Baby, et Easy Rider vont triompher sur les écrans tandis que le film de Frank Perry est boudé par le public.  A l’époque The Swimmer est une œuvre difficilement identifiable par la nouvelle génération de spectateurs en recherche de nouvelle formes, de nouveaux thèmes. De plus, la  présence de Burt Lancaster au générique le rattache au cinéma classique.

Malgré son échec commercial, il est l’un des films fondateurs du Nouvel Hollywood. The Swimmer est aussi un film bouleversant et inoubliable, une satire sociale, une critique du rêve américain.

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 Frank Perry

Le réalisateur Frank Perry a commencé sa carrière avec David et Lisa, un film à petit budget qui lui a valu une nomination aux Oscar du meilleur réalisateur et du meilleur scénario (écrit par sa femme Eleanor Perry, d’aprèsTheodore Isaac Rubin). Il raconte une histoire d’amour entre deux jeunes névrosés dans un asile psychiatrique.
Perry accepte The swimmer, son troisième film, mais est obligé de quitter le plateau, ne pouvant imposer ses vues aux producteurs. C’est un cinéaste de la violence. Il aborde le sujet avec Dernier été, dans lequel un trio conçoit un plan tragique pour se débarrasser d’une étrangère qui veut intégrer le groupe. Autre tragédie, La vie de Tina Palser dans le Journal intime d’une femme mariée (1970), en proie à des compagnons brutaux. Son western désabusé Doc Holliday (1971) dépeint la vie des « héros » de l’ouest sans fioriture et de façon pragmatique. Traumatisante est l’enfance de Christina Crawford, vivant dans l’ombre de sa mère Joan Crawford (Faye Dunaway) dans Maman très chère (1981). Son dernier film sera une comédie pour Disney avec Shelley Long : La Joyeuse Revenante (1987), racontant une défunte ramenée à la vie par sa sœur.
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