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« Je la connaissais bien », un beau film à découvrir dans le cadre du Best of du Festival Lumière

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Dans le cadre du Best of du Festival Lumière 2016, l’Institut Lumière programme de nouveau « Je la connaissais bien » du réalisateur italien Antonio Pietrangeli et coscénarisé par Ettore Scola et Ruggero Maccari.

Si vous ne l’avez pas vu pendant le festival, n’hésitez pas à découvrir ce film qui oscille entre la comédie italienne et le film social. Le film dresse le portrait doux-amer, parfois cruel, d’une jeune paysanne installée à Rome. De plus,  Stefania Sandrelli est d’une incroyable beauté !

Comme clin d’oeil à Quentin Tarantino,  notons la brève présence dans le film de Franco Nero, un an avant « DJANGO ».

Les séances : Je 3/11 à 21h – Ve 4/11 à 19h

Toutes les informations pratiques sur  www.institut-lumiere.org

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Je la connaissais bien
de Antonio Pietrangeli
Avec Stefania Sandrelli , Mario Adorf, Jean-Claude, Nino Manfredi , Ugo Tognazzi
Italie, France, République fédérale d’Allemagne, 1965, 1h37, noir et blanc

Synopsis

Adriana (Stefania Sandrelli) est une jolie provinciale qui rêve de devenir actrice. Elle quitte son village natal pour faire carrière à Rome. Légère et candide, la jeune fille multiplie les aventures et les emplois en quête d’un rôle. Désarmée face aux humiliations et aux manipulations, elle choisit une issue tragique. Tous ceux qui ont traversé sa vie et croyaient la connaître sont frappés de stupeur.

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A propos du film

Jusqu’alors privé de l’attention des critiques et des festivals, c’est en 1965 que Pietrangeli parvient à s’imposer au public français avec Je la connaissais bien. Le cinéaste dresse le portrait sincère et attachant d’une jeune femme en quête d’identité et d’affranchissement. Il renoue ainsi avec la thématique forte qui parcourt son œuvre et réaffirme son amour des personnages féminins.

Victime inconsciente des hommes, de la société de consommation et de ses mirages publicitaires, Adriana, la naïve fille de village, laisse place à une créature amère et désabusée.   Pietrangeli signe une chronique en demi-teinte sur la défaite de la jeunesse et les illusions bafouées. Porté d’un bout à l’autre par la talentueuse Stefania Sandrelli, le film atteste une nouvelle fois la grande maîtrise de Pietrangeli à diriger ses comédiens.

Je la connaissais bien frappe par son audace narrative. Scénariste accompli, Pietrangeli confectionne, avec ses amis Ettore Scola et Ruggero Maccari, un récit polyphonique et fragmenté. Le film flâne de souvenirs en souvenirs, nous racontant Adriana par le regard de ceux qui l’ont déçue. Dans son dossier de presse, Je la connaissais bien est annoncé « comme un album qu’on feuillette, où dix photos illustrent une promenade et pas une, fût-ce d’identité, ne signale le jour où fut perdu l’espoir en la vie ».

Mélancolique récit d’initiation, le film touche par la grande tendresse portée à son personnage. « Pietrangeli additionne une foule d’anecdotes sur une jolie fille qui essaie de faire du cinéma, musarde, couche à droite à gauche, semble heureuse partout et ne révèle jamais le mal qui la ronge. […] Il pourrait durer douze heures, trois jours, on ne s’en lasse pas, car le cinéma devient la terrasse du café, nous sommes les voyeurs de la vie italienne, et la boucle se trouve bouclée. L’art anéantit l’art. » (Michel Mardore, Cahiers du Cinéma n° 182, septembre 1966).

Source Institut Lumière

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Fiche technique
Je la connaissais bien (Io la conoscevo bene)
Italie, France, République fédérale d’Allemagne, 1965, 1h37, noir et blanc, format 1.85
Réalisation : Antonio Pietrangeli
Scénario : Antonio Pietrangeli, Ruggero Maccari, Ettore Scola
Photo : Armando Nannuzzi
Musique : Benedetto Ghiglia, Piero Piccioni, Gilbert Bécaud, Sergio Endrigo, Mina…
Montage : Franco Fraticelli
Décors & costumes : Maurizio Chiari
Production : Turi Vasile, Luggi Waldleitner, Ultra Film, Les Films du Siècle, Roxy Film
Interprètes : Stefania Sandrelli (Adriana Astarelli), Mario Adorf (Emilio Ricci), Jean-Claude Brialy (Dario Marchionni), Joachim Fuchsberger (l’écrivain), Nino Manfredi (Cianfanna), Enrico Maria Salerno (Roberto), Ugo Tognazzi (Gigi Baggini), Karin Dor (Barbara), Franco Fabrizi (Paganelli)

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