Séance Spéciale

Mercredi 16 novembre, Cyclo-Ciné Waste Land à la bibliothèque Marie Curie de l’INSA (Lyon)

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Mercedi 16 novembre à 20h00, le Cyclo-ciné organisé par Cin’energie (http://cinenergie.blogspot.fr/) et Objectif 21, vous présente Waste Land : « l’artiste brésilien Vik Muniz photographie les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scènes composées à partir d’objets et matériaux rescapés des poubelles dans la plus vaste décharge du monde. »

La séance à lieu à la bibliothèque Marie Curie de l’INSA de Lyon 

Un Cyclo-ciné c’est quoi ?

L’énergie nécessaire à la projection est produite à partir d’un vélo. Les spectateurs volontaires pédales à tour de rôle pendant la séance. Nous avons assister à une séance, c’est amusant, convivial et de plus la projection est de bonne qualité.

A découvrir !

Informations pratiques

Bibliothèque Marie Curie de l’INSA de Lyon
33 av Jean Capelle, 69621 Villeurbanne

Entrée gratuite

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Waste Land
De Lucy Walker, João Jardim 
Avec Vik Muniz, Fabio Ghivelder, Isis Rodrigues Garros 
Genre Documentaire
Nationalités Britannique, Brésilien, 2010, 1h38 mn

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Description

Pendant trois ans,  Waste Land suit l’artiste brésilien Vik Muniz de Brooklyn, où il vit, à Jardim Gramacho en banlieue de Rio de Janeiro. Dans la plus vaste décharge du monde, il retrouve son Brésil natal pour un projet artistique inédit : photographier les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scènes composées à partir d’objets et matériaux rescapés des poubelles.
Tout au long de cette aventure, le projet va prendre une toute autre dimension. Au fur et à mesure de sa collaboration avec ces personnages hors du commun, Vik va saisir tout le désespoir et la dignité des catadores, alors même qu’ils parviennent à réinventer leur vie en prenant part à son œuvre d’artiste.

Produit par Fernando Meirelles et rythmé par les mélodies de Moby, le film de Lucy Walker propose une réflexion sur la responsabilité de l’artiste envers son environnement et sur l’idée utopique qu’une œuvre peut parfois changer une vie.

Waste Land nous offre la preuve éclatante du pouvoir de l’art, au delà de la frénésie des cotes des artistes contemporains, redonnant ainsi un nouveau sens à la valeur de l’œuvre.

Vik Muniz dans son documentaires’interroge sur les éventuelles blessures que pourrait causer le changement de mode de vie que son projet artistique offre ponctuellement aux catadores, comme une parenthèse enchantée face à leur quotidien plutôt terrible.

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Focus sur Vik Muniz

Vik Muniz est né en 1961 dans une famille ouvrière à Sao Paulo. Jeune homme, il s’est fait tirer une balle dans les jambes alors qu’il essayait de s’interposer dans une bagarre. Assuré, il a reçu une compensation financière pour ses blessures et a utilisé cet argent pour partir à New York où il vit et travaille depuis lors.

Il a commencé sa carrière comme sculpteur mais s’est intéressé peu à peu à la photographie, à travers les photos de son oeuvre d’abord, puis à part entière. Dès lors, il mêle nombre de différents matériaux dans son processus photographique.

Son travail rencontre à la fois la critique et le public et est exposé à travers le monde, notamment au Musée d’Art Moderne de Rio où il enregistre le deuxième taux de fréquentation après Picasso. C’est là que Vik eu l’idée de commencer sa série de photographies autour des déchets.

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La décharge de Jardim Gramacho

Jardim Gramacho, la décharge gigantesque dans laquelle sont tournées de nombreuses scènes du film est la plus grande du Brésil et une des plus grandes au monde. Elle est à l’ombre de la fameuse statue du Christ Rédempteur, qui, trônant en haut du « pain de sucre », lui tourne le dos. Ce site reçoit plus d’ordures par jour qu’aucun autre au monde (7000 tonnes arrivent, produisant 70% des déchets de Rio et de toute l’étendue alentour).
Créée en 1970 comme une usine de tri sanitaire, cette étendue de terrain devint vite le repaire d’une large communauté anarchique de charognards pendant la crise économique des années 1970-1980. Ces « catadores » comme on les appelle, collectent et vendent du métal écharpé ainsi que des matériaux recyclables. Ils s’établirent bientôt de façon fixe, dans une favela (prenant le nom de « Jardim Gramacho ») surplombant la décharge comptant aujourd’hui 13000 habitants tous entièrement dépendants de l’économie née du marché des déchets.
En 1995, le département de santé de Rio tenta de réhabiliter le terrain et officialisa le métier de « catador », accordant des permis à certains tout en renforçant les règles de sécurité, interdisant par exemple la présence d’enfants dans la décharge.
Aujourd’hui, ce sont près de 3000 catadores qui travaillent sur le terrain (bien que seulement 1752 soient officiellement inscrits), déplaçant 200 tonnes de matériaux recyclables par jour. La décharge doit fermer en 2012 et des ONG se battent pour soutenir les catadores en leur enseignant un autre métier.

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Moby aux platines

C’est l’artiste électro Moby à qui l’on doit les tubes Play, Porcelain ou encore Natural Blues, qui a composé les musiques de Waste Land. Ce n’est pas la première fois que le musicien participe à un film puisqu’il s’est fait connaître du public international en remixant le thème mythique de James Bond de John Barry pour Demain ne meurt jamais avant de composer les bandes originales des films Go et Southland Tales. Il a rencontré Lucy Walker à New York, où, pendant ses études, la réalisatrice travaillait aussi comme musicienne et DJ.

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Waste Land récompensé dans les festivals et nommé aux Oscars

Waste Land a été sélectionné dans nombre de prestigieux festivals et a récolté quelques prix. Il a notamment reçu le prix du Public de Sundance (2010) et le prix Amnistie Internationale au Festival de Berlin.

Le film Waste Land a été nommé lors de la 83ème Cérémonie des Oscars dans la section « Meilleur film Documentaire ».

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