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[Critique] Rogue One : A Star Wars Story

L’AVIS DE CLOÉ

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Des premiers pas hésitants

rogueone_onesheeta_1000_309ed8f6Lorsque j’ai entendu parler de Rogue One la première fois, je l’avoue, j’ai été sceptique. Qui ne l’aurait pas été ? Gareth Edwards est annoncé à la réalisation et je me dis que je préférais largement J.J Abrams dans Star Wars 7. Parce qu’il faut l’avouer, entre le très beau Monsters en 2010 et le moyen Godzilla en 2014, je suis désolée de dire que Gareth Edwards ne m’a jamais réellement fait rêver. Est-ce qu’un regard complètement neuf sur Star Wars serait bénéfique ou catastrophique ? Que devais-je donc attendre de ce premier spin-off donc j’attendais (soyons honnête) énormément ?

J’étais donc très sceptique mais finalement pourquoi pas. Si Gareth Edwards n’a jamais brillé de milles feux c’est peut- être justement par manque de propositions de son niveau. Qui sait ?

Ainsi, après avoir visionné une trentaine de fois la bande annonce très alléchante (et beaucoup trop courte), me voilà rassurée. Un minimum, du moins, puisque tout le monde sait que les bandes annonces sont des créatures étranges qui peuvent être meilleures que le film lui-même (oui oui je vous le jure!). Seulement voilà, le 16 décembre dernier je prends place dans une salle obscure, le générique débute et… toutes mes craintes s’envolent.


Une histoire de sacrifices

« Mais une rébellion est basée sur l’espoir. »

Dès les premières images on peut remarquer que Abrams est passé par là : décors principalement naturels, un travail de la photographie basée sur le clair-obscur et on ne peut s’empêcher de penser que Rogue One est un prolongement de l’épisode VII esthétiquement parlant. Même au niveau de la bande son, où j’étais déçue que Alexandre Desplat ne participe finalement pas au projet, on retrouve un morceau de J.J Abrams avec le compositeur Michael Giacchino qui a travaillé sur les films Star Trek avec beaucoup de talent.

Alors évidemment, il y a des lenteurs qui abrutissent quelque peu le film mais dès qu’une scène de combat voit le jour il n’y a aucun doute : c’est une réussite. La caméra à l’épaule est là pour nous faire vivre l’action au plus près. Même durant certains dialogues on peut sentir cette caméra qui n’est pas fixe, qui tremble, signe que quelque chose bouillonne, que la révolution est en marche et que rien n’est statique dans cette histoire. Tout n’est pas joué. Tout peut changer à tout moment.

Les scènes de Dark Vador sont déposées avec parcimonie mais laisse planer cette aura de noirceur autour de lui que nous ne connaissons que trop bien. Il est là sans être là, telle une épée de Damocles prête à s’abattre sur chacun des personnages ; la scène finale nous confirmera d’ailleurs cette réflexion.

Au fond, Gareth Edwards nous livre un film qui a le goût des anciens Star Wars mais en plus sombre, plus brutale. Il y a toujours cette ambiance crépusculaire dans les décors, qui donne cette impression d’être à l’aube de quelque chose de nouveau.


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La magie est intacte

Rogue One fait partie de ces blockbusters qui n’en sont pas. C’est un film qui refuse cette surenchère qui est inhérente à toutes grosses productions de ce siècle ; une fin connue de tous et des enjeux pauvres. Toute cette multitude de personnages ne sont là que pour une chose : extraire les fameux plans de cette Etoile de la Mort. Tout le film converge vers cette scène finale visuellement impressionnante où Gareth Edwards nous prouve alors qu’il sait faire et qu’il a une certaine maîtrise. Et au final, il arrive à nous livrer un film vrai. Pas de Jedi, pas de super-pouvoirs ni de sabre lasers mais seulement des humains qui se battent pour la liberté. Des personnes lambdas qui croient tous dans une Force qu’ils ne peuvent atteindre qu’en rêve. Edwards se prive de cette dimension magique, quasi mystique des autres Star Wars, et nous offre un film froid, brut et très humain, tout compte fait.

Cette mission suicide, courue d’avance puisque tout le monde connaît l’épisode IV, devient un symbole de résistance. Le film nous laisse sur cet amour qui est voué à mourir avant même d’avoir vu le jour, et nous avons cette sensation d’achevé. Comme si ce film était la parfaite transition entre la laborieuse prélogie et la culte trilogie. Et en sortant de la salle on ne peut que se dire qu’une petite histoire peut parfois faire naître de grands destins.

Cloé Ciccolo

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