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8 avril 2017 – Nuit Paul Verhoeven à l’Institut Lumière !

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L’institut Lumière consacre une nuit à Paul Verhoeven, auteur très beau « Elle » avec Isabelle Huppert, samedi 8 avril.
Paul Verhoeven est un Européen qui a su jouer avec les codes hollywoodiens pour faire naître un cinéma subversif, déroutant, passionnant, tantôt adoré, tantôt conspué. Un cinéma total qui a parcouru tous les genres, croisé Philip K. Dick, Sharon Stone et Arnold Schwarznegger.
Au programme de la nuit du sexe, du soufre, la planète Mars, des robots, Las Vegas et des fourmis extra-terrestre avec quatre films du réalisateur hollandais, dont trois devenus cultes pour les amateurs de Science Fiction :

  •  20h     – Robocop (1988, 1h43, VO, coul) 
  • 22h15  – Total Recall (1990, 1h53, VO, coul) 
  • 00h45  – Showgirls (1995, 2h11, VO, coul) 
  • 3h15   – Starship Troopers (1998, 2h10, VO, coul) 
Toutes les informations pratiques sur www.institut-lumiere.org
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 LES FILMS
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Robocop

20h Robocop (1988, 1h42, coul)

Fin du XXe siècle. Bienvenue à Détroit, devenue totalement incontrôlable. Les criminels mettent la ville à feu et à sang. Les dirigeants sont corrompus et la police incapable d’enrayer la montée de la violence. Il reste une dernière chance : Robocop, flic mi-homme mi-robot créé à partir du corps d’Alex Murphy, policier mort en service…

Premier film tournée à Hollywood après une solide carrière débutée aux Pays-Bas, Paul Verhoeven fait de Robocop le succès inattendu de l’été 1987 aux États-Unis. Alors que le projet était destiné à devenir un film d’action de plus, le réalisateur fait de son personnage une icône populaire en s’appropriant totalement les codes de la science-fiction et du divertissement américain. Plus qu’un film d’anticipation, Robocop est une satire violente et passionnante de l’Amérique sous Reagan.


TotalRecall

22h15 Total Recall (1990, 1h53, coul)

2048. Doug Quaid rêve chaque nuit qu’il est sur la planète Mars à la recherche de la belle Melina. Sa femme, Lori, s’efforce de dissiper ce fantasme. Doug va bientôt s’apercevoir que son rêve était artificiel et que sa femme est une espionne chargée de veiller à son reconditionnement mental…

Inspiré par la nouvelle Souvenir à vendre du maître de l’anticipation paranoïaque Philip K. Dick, Verhoeven signe une adaptation d’une inventivité visuelle folle, menée par Arnold Schwarzenegger à son meilleur.  L’affaire était pourtant mal engagée : avec une quarantaine de scripts et une quinzaine d’années de développement, Total Recall a bien failli ne jamais voir le jour. À l’arrivée, le réalisateur a pourtant trouvé l’équilibre parfait entre actioner ultra-violent et critique schizophrène du capitalisme.


Showgirls

00h45 Showgirls (1995, 2h11, coul)

Sans famille, sans amis et sans argent, Nomi Malone débarque à Las Vegas pour réaliser son rêve : devenir danseuse. Perdue dans la ville, Nomi doit son salut à Molly Abrams, costumière au Cheetah, un cabaret réputé. Molly lui trouve un job de stripteaseuse…

Mal aimé à sa sortie (par le public comme par la critique), alors que Verhoeven était encore auréolé du succès de Basic Instinct, Showgirls a fini par s’imposer comme un modèle de satire du rêve américain (avec les soutiens inattendus de Jacques Rivette et John Waters). Un de plus pour son auteur, qui opte ici pour une relecture cynique desmusicals des années 40, raccord sur le fond comme sur la forme avec la démesure et la vulgarité de son décor (la capitale du péché).


StarshipTroopers

3h15 Starship Troopers (1998, 2h10, coul)

Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l’ordre et la vertu, exhortant sans relâche la jeunesse à la lutte, au devoir, à l’abnégation et au sacrifice de soi. Mais aux confins de la galaxie, une armée d’arachnides se dresse contre l’espèce humaine…

À sa sortie, Starship Troopers fut épinglé par une partie de la critique américaine, au mieux pour son ambiguité, au pire pour ses relents fascistes. C’est justement là tout le propos de Verhoeven : charge féroce contre l’impérialisme américain, le film renvoie,via les faits d’armes d’une jeunesse de papier glacé, l’image d’un pays irrémédiablement belliqueux. Entre hommages appuyés au cinéma SF d’antan et morceaux de bravoure explosifs, Starship Troopers n’en demeure pas moins un divertissement galactique de premier choix.


Source Institut Lumière

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