Festival

[Palestine en vue] Mardi 11 avril, au cinéma Les Alizés, Attente de Rashid Masharawi

Projection du film Attente de Rashid Masharawi  avec A. Omari, M. Massad, clock, mardi 11 avril à 20h15 au cinéma Les Alizés (Bron)

Dans le cadre de la 3ème édition du Festival « Palestine en vue », séance suivie d’un débat en présence de Rania Madi, juriste auprès des réfugiés à l’ONU à Genève.

Un verre de l’amitié sera ensuite offert dans le hall du cinéma.
Tarif unique : 5 euros

Toutes les informations pratiques sur www.cinemalesalizes.com

Attente de Rashid Masharawi
avec A. Omari, M. Massad
2006 – 1h30 – VOST

Synopsis
Avant de quitter la Palestine pour s’installer définitivement à l’étranger, Ahmad, réalisateur, accepte une dernière mission confiée par un ami, directeur du futur Théâtre National Palestinien. Il doit organiser des auditions dans les camps de réfugiés palestiniens pour trouver ceux qui constitueront la troupe nationale.
Accompagné de la journaliste Bissan et de son caméraman « Lumière », Ahmad part à la recherche de talents dans les camps de réfugiés de Jordanie, de Syrie et du Liban. Au fur et à mesure des auditions, Ahmad demande à ses aspirants acteurs de reconstituer ce qui incarne le mieux leur essence de Palestiniens : l’attente…

 

Quelques mots du réalisateur

Le réalisateur palestinien Rashid Masharawi raconte ce qu’est l’Attente des siens, inscrite dans le conflit israëlo-palestinien : « Nous, les Palestiniens, avons le sentiment de ne pas contrôler notre destinée. L’espoir d’une éventuelle solution surgit régulièrement puis s’évanouit et nous recommençons à attendre. L’attente fait partie intégrante de nos vies. Elle est à la racine de tout notre être. »

Rashid Masharawi revient sur l’étonnant tournage d‘Attente: « J’étais en Europe au moment où j’ai commencé à écrire le scénario, car durant cette période, l’occupation israélienne m’empêchait de me rendre dans ma maison à Ramallah. En effet, en tant que palestinien possédant un passeport issu des accords d’Oslo, je ne pouvais me rendre en Palestine, en Syrie, et au Liban, pays où je devais tourner. Je me trouvais donc dans une situation absurde, drôle et triste à la fois, puisque le sujet de mon film c’était aussi « l’attente ». Je ne voyais à cette situation qu’une seule issue : aller dans les camps de réfugiés en Palestine, en Syrie et au Liban où les gens attendaient depuis plus de cinquante ans. Une fois que je suis arrivé chez ces réfugiés, je leur ai demandé qu’ils jouent cette attente, ce qui en a amplifié le côté absurde et comique. »

Rashid Masharawi voit Attente comme un road-movie : « Partir de la situation Palestinienne et de cette attente imposée au peuple Palestinien pour en faire un road- movie, cela voulait dire inciter les personnes encerclées et enfermées à bouger malgré tout. En principe, l’attente est passive, mais les rêves, l’espoir, et la persévérance de ces réfugiés peuvent parfois la transformer en grande et belle action. »

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