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Le 4 avril à l’Institut Lumière : Claude Chabrol par Jean Douchet

Jean Douchet sera à l’Institut Lumière, le mardi 04 avril, le temps d’une soirée et la projection de deux films clés pour aborder  l’oeuvre de Claude Chabrol. Les séances seront suivies d’une analyse du film.
Deux films. Deux égéries, Stéphane Audran et Isabelle Huppert. Deux faits divers qui racontent, en creux, deux moments de l’histoire française contemporaine, l’occupation et la guerre d’Algérie, où comme souvent chez Chabrol, l’intime sert à dénoncer les profonds malaises de la société.
Plus d’informations sur www.institut-lumiere.org

Au mariage de Marie-Jeanne et Léon, Hélène (Stéphane Audran), la directrice de l’école, rencontre Popaul (Jean Yanne), le boucher du village. Elle sort d’une dépression, et lui, jovial, revient de quinze ans en Indochine et en Algérie. Ils commencent à se fréquenter. Bientôt, une femme est retrouvée assassinée…

Ni film policier, ni film à suspense, un film calme, où il ne se passe pas grand-chose, entre l’école, la boulangerie et la boucherie. Et là est le génie de Chabrol qui, avec un soin quasi documentaire apporté aux détails, dresse, en regardant vivre ses créatures, le portrait d’un assassin et d’une histoire d’amour ratée. Explorant l’âme humaine, il révèle des personnages doubles, brillamment interprétés par Stéphane Audran et Jean Yanne, chacun avec son lot de mystère et de contradictions. La bête face à l’humain, le vice face à la vertu et le crime face à la morale.

Sous l’Occupation, Marie trouve dans la pratique d’avortements clandestins un gagne-pain aisé et rentable. Encouragée par le succès de son “entreprise”, elle loue des chambres à des prostituées mais ne tarde pas à se faire dénoncer…

Avant L’Œil de Vichy, Chabrol avait déjà sondé cette société en crise par le biais de ce personnage incapable de tout jugement critique et moral. Une étude à froid, impartiale qui nous met face à nos responsabilités de citoyen. Claude Chabrol : “Isabelle Huppert est formidable. Je lui devais une revanche, n’ayant pu réussir à monter le Camille Claudel avec elle. Au cinéma au fond, il n’y a que les acteurs qui ont de l’importance.”

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